• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Ce que peut apporter vraiment l'internet des objets

Martin Neil Baily et James Manyika

Publié le 20 août 2015 à 08:42 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:06

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 3

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Le Club Med poursuit sa montée en gamme et veut atteindre les 100 villages « d'ici à 2035 »

  • 6

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'internet des objets est-il gage de gains de productivité? A l'heure actuelle, on peut légitimement en douter. Mais à l'avenir, il contribuera largement à la productivité et à la croissance. Voici pourquoi. Par Martin Neil Baily, directeur de l'initiative sur les politiques commerciales et publiques, à la Brookings Institution et James Manyika, directeur au McKinsey Global Institute (MGI)

Il y a près de 30 ans, les économistes Robert Solow et Stephen Roach avaient suscité un vif émoi en soulignant qu'en dépit des milliards de dollars investis dans les technologies de l'information, nul n'avait vu les gains de productivité correspondants. Les entreprises achetaient des dizaines de millions d'ordinateurs chaque année et Microsoft venait d'entrer en Bourse, permettant à Bill Gates d'engranger son premier milliard de dollars. Et pourtant, les statistiques nationales américaines montraient que non seulement la productivité n'augmentait pas, mais quelle ralentissait, un phénomène connu depuis sous le nom de « paradoxe de la productivité ». « L'ère informatique est partout visible » a malicieusement lancé Solow, «  sauf dans les statistiques de la productivité ».

Au sommet de la courbe des attentes exagérées

Nous pourrions aujourd'hui nous trouver à un moment historique similaire avec une nouvelle innovation : le fameux Internet des Objets - le lien créé entre des machines et des objets et les réseaux numériques. Des capteurs, des étiquettes et autres ressources embarquées connectées signifient que le monde physique peut aujourd'hui être numérisé, suivi, mesuré et optimisé. Comme auparavant dans le cas des ordinateurs, les possibilités semblent infinies, les prévisions ont été extravagantes - et les données ne reflètent pour l'instant aucune progression de la productivité. Il y a un an, l'entreprise américaine de conseil et de recherche Gartner plaçait l'internet des objets au sommet de la courbe Hype des attentes exagérées en matière de technologies émergentes.

Le paradoxe de la productivité a fini par être réfuté

Alors que les doutes concernant la révolution de productivité liée à l'internet des objets se font de plus en plus nombreux, il est utile de rappeler ce qui s'est produit lorsque Solow et Roach ont identifié l'originel paradoxe de la productivité lié à l'informatique. Il faut tout d'abord souligner que les chefs d'entreprise ont dans l'ensemble ignoré le paradoxe de la productivité parce qu'ils constataient des améliorations de la qualité et de la rapidité des opérations et des prises de décisions. Les investissements dans les technologies de l'information et de la communication se sont poursuivis malgré l'absence de preuve de leur rendement au plan macroéconomique.

Il s'est avéré que c'était la bonne décision. A la fin des années 1990, les économistes Erik Brynjolfsson et Lorin Hitt ont réfuté le paradoxe de la productivité, exposant des erreurs dans la manière dont était mesurée la productivité dans le secteur des services et surtout, notant qu'il y avait en général un laps de temps important entre les investissements dans les technologies et les gains de productivité.

Un bond de productivité à la fin des années 1990

Les recherches que nous avions menées à la même époque ont dévoilé un bond de productivité à la fin des années 1990, en grande partie du aux gains d'efficacité réalisés grâce aux investissements antérieurs dans les technologies de l'information. Ces gains étaient manifestes dans plusieurs secteurs, dont la vente de détail, le commerce de gros, les services financiers et l'industrie informatique même. La plus grande croissance de la productivité n'était pas due aux technologies de l'information en elles-mêmes, mais à la combinaison des changements de processus et d'innovations gestionnaires et organisationnelles.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'internet des objets, un rendement économique important... à l'avenir

Nos dernières recherches, résumées dans le rapport The Internet of Things: Mapping the Value Beyond the Hype  (L'Internet des Objets : cartographier la valeur au-delà de l'emballement médiatique) indiquent qu'un cycle similaire pourrait se reproduire. Nous prévoyons qu'une fois que l'internet des objets aura transformé les usines, les logements et les villes, il aura un rendement économique plus important que ne le laisse penser l'engouement actuel. Selon nos estimations, les retombées économiques à l'horizon 2025 s'élèveront entre 3,9 et 11,1 mille milliards de dollars par an, soit près de 11 pour cent du PIB mondial. Dans l'intervalle, il est probable que nous assistions à un nouveau paradoxe de la productivité - les gains réalisés par le changement de fonctionnement des entreprises tarderont à se manifester au niveau macroéconomique.

Établir une interopérabilité...

L'un des principaux facteurs à l'origine de ce délai dans la progression de la productivité sera la nécessité d'établir une interopérabilité. Les capteurs sur les voitures peuvent apporter des gains immédiats en surveillant le fonctionnement du moteur, ce qui permet de réduire les frais d'entretien et allonge la durée de vie du véhicule. Mais des gains plus importants peuvent être réalisés en connectant les capteurs aux systèmes de suivi de la circulation, réduisant ainsi le temps de déplacement de milliers de conducteurs, économisant l'énergie et réduisant la pollution. Mais il faudra pour cela que les constructeurs automobiles, les opérateurs des réseaux de transport, et les ingénieurs collaborent sur les technologies et les protocoles de gestion de la circulation.

... à l'origine de 40% de la valeur économique dégagée

Nous avons en fait estimé que 40% de la valeur économique potentielle de l'internet des objets dépendra de l'interopérabilité. Pourtant, une partie des éléments de base de cette interopérabilité font encore défaut. Deux-tiers des objets qui pourraient être connectés n'utilisent pas des réseaux IP standard.

D'autres obstacles à la pleine réalisation du potentiel de cette nouvelle technologie comprennent la nécessité de protéger la vie privée et la sécurité des réseaux et de longs cycles d'investissement, dans les infrastructures notamment, dont les anciens systèmes prendront des années pour être mis à jour. Les enjeux de cybersécurité sont particulièrement compliqués puisque l'internet des objets accroît les probabilités d'attaques informatiques et amplifie leurs conséquences.

Mais comme dans les années 1980, l'exploitation du plein potentiel de cette technologie sera entravé par des questions d'ordre organisationnel. Certains des gains de productivité de l'internet des objets découleront de l'utilisation de données permettant de guider les modifications des processus et de développer de nouveaux modèles commerciaux. A l'heure actuelle, seule une faible proportion des données collectées par l'internet des objets est utilisée, et n'est appliquée que de manière basique - par exemple pour détecter des anomalies de fonctionnement de machines.

Il faudra sans doute un certain temps avant que ces données soient régulièrement utilisées pour optimiser les processus, effectuer des prévisions ou étayer la prise de décisions - le genre d'utilisation qui conduit à des gains d'efficacité et à l'innovation. Mais cela viendra. Et comme dans le cas de l'adoption des technologies de l'information, les premières entreprises à maîtriser l'internet des objets seront celles qui s'approprieront des avantages considérables, leur permettant de devancer largement la concurrence au moment où l'importance de ce changement sera manifeste pour tous.

Traduit de l'anglais par Julia Gallin

Martin Neil Baily est président du groupe de développement de la politique économique, et chercheur principal et directeur de l'initiative sur les politiques commerciales et publiques, à la Brookings Institution. James Manyika est l'un des directeurs du McKinsey Global Institute (MGI), la division recherches économiques et commerciales du cabinet de conseil McKinsey & Company, et agrégé de recherche non résident à la Brookings Institution.

© Project Syndicate 1995-2015

Martin Neil Baily et James Manyika

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats