COVID-19 : l'utilité des laboratoires pour la société, le grand rappel de la crise sanitaire

 |  | 618 mots
Lecture 5 min.
(Crédits : DR)
OPINION. Si la pandémie de SARS-CoV-2 que nous vivons a révélé les vulnérabilités de notre système de santé, perçu comme « l'un des meilleurs au monde », elle a aussi mis en lumière ses forces et ses ressources, en recentrant l'attention sur l'essentiel : nourrir, soigner, éduquer. Très rapidement, une « union sacrée » s'est imposée entre les pouvoirs publics, les personnels de santé, la recherche médicale et clinique et l'industrie du médicament pour juguler la vague épidémique et trouver des solutions thérapeutiques contre le Covid. Cette mobilisation depuis ne cesse de se poursuivre et devrait venir imposer ses nouveaux codes de conduite pour une vision de l'industrie pharmaceutique davantage coopérative et tournée vers ses parties prenantes. Par Henriette Draebye Rosenquist, Présidente de Pfizer France (*)

La fulgurance de la crise sanitaire a mis en exergue ce que les industriels de santé ont d'essentiel pour le fonctionnement de nos hôpitaux, de notre médecine de ville, de notre R&D médicale : médicaments courants, équipements médicaux ordinaires, MedTechs de pointe, mais aussi innovations thérapeutiques de pointe mobilisées dans la recherche clinique accélérée contre le SARS-CoV-2.

La France a pris conscience que posséder des forces industrielles pharmaceutiques solides constituait un actif stratégique indispensable à la vie d'une Nation, en particulier face à une pandémie émergente totalement inconnue. La coopération entre les autorités publiques et l'industrie du médicament a permis des prouesses inouïes : en quelques semaines, le séquençage génétique du virus était réalisé et des tests sérologiques conçus ; en quelques mois, la recherche clinique a pu mobiliser des cohortes inédites de patients pour des essais internationaux.

La recherche pour une santé préventive : le nerf de la guerre

La France a réalisé que les investissements dans les industries du médicament coûtaient moins cher que la maladie. La crise du Covid-19 nous rappelle en cela que l'essence même d'une entreprise de santé réside dans la médecine et dans la science. À l'instar de nombreux parlementaires et élus locaux qui ont renfilé leurs blouses de soignants pour aller au front dans les hôpitaux, de nombreux collaborateurs des entreprises de santé ont renoué avec leur formation initiale et leur vocation, en rejoignant les rangs des services hospitaliers Covid+.

Dès mars 2020, la Coalition « Innovation Santé - Crise sanitaire » a rassemblé les structures de soins, les industriels du médicament, les MedTechs et les associations de patients dans une coopération décloisonnée et pragmatique, pour développer des solutions innovantes dans le domaine de la santé, afin de soutenir le système de soins soumis à de fortes tensions et permettre la continuité des soins, notamment pour les patients atteints de maladies chroniques (diabète, maladies cardio-vasculaires).

L'urgence, un accélérateur contre la bureaucratie

Les administrations centrales et les autorités de régulation de la santé ont simplifié de manière remarquable les lourdeurs bureaucratiques et les rigueurs budgétaires pesant sur les capacités d'innovations thérapeutiques du monde hospitalier comme des industriels de santé : des essais cliniques de grande envergure ont par exemple été mis en place en quelques semaines sur des innovations thérapeutiques, preuve qu'un pragmatisme au service du progrès de la médecine est non seulement possible, mais aussi bénéfique.

Big Pharma et utilité publique : une raison d'être à inscrire

Cette réconciliation entre Big Pharma et la société française ne sera pérenne que si l'industrie du médicament fait aussi durablement la preuve de son utilité publique et s'engage à aller encore plus loin, en démontrant les impacts positifs de ses innovations thérapeutiques sur la société française.

Dans la lignée de la loi PACTE, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, réaffirmait en avril dernier l'importance cruciale de l'affirmation et de la concrétisation par les entreprises de leur « raison d'être Ce chantier est devant nous, industriels du médicament : démontrer et objectiver notre valeur pour la société au-delà de notre empreinte économique sur le sol français. Alors, la réconciliation morale avec la société française pendant la crise du Covid ne restera pas une parenthèse, mais pourra peut-être enfin incarner le modèle de coopération et de confiance auquel nous aspirons.

--

(*) Par Henriette Draebye Rosenquist, Présidente de Pfizer France.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/09/2020 à 9:12 :
"union sacrée"

Médiatique seulement étant donné qu'à la télé nous les entendons tous nous dire de nous terrer chez nous comme des bêtes et de surtout pas contester, de ne surtout rien dire et même de trouver cela parfaitement normal.

Parce que dans la vraie vie il faut les entendre les professionnels de santé hein, il faut les écouter les généralistes, les infirmières et-c... qui sont sur le terrain en première ligne pour imposer votre obscurantisme, ils n'ont absolument pas le même discours.

Regardez, le seul a avoir parlé du scandale financier exposant que finance et mafia sont les mêmes c'est... Zemmour. Est-ce que vous comprenez leur méthode ? Elle est pas fine hein c'est sûr, bien vulgaire même mais facile à voir quand même.

Télévision piège à gonds.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :