La santé en chantier : comment relancer la France dans la course aux médicaments du XXIe siècle ?

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(Crédits : Reuters)
SÉRIE D'ÉTÉ - ÉPISODE 4/5. Comment établir une passerelle entre les hôpitaux publics et privés afin de simplifier les transferts de patients au plus près des besoins ? Comment mobiliser les médecins libéraux au-delà de leurs oppositions syndicales afin qu’ils se coordonnent pour créer un véritable système de santé de territoire bien identifié ? Si les téléconsultations ont explosé sous l’effet du confinement, le Dossier Médical Partagé (DMP) traîne toujours à s’imposer. Simplifier, coordonner, mobiliser, partager les données : tels sont donc les maître-mots pour que le parcours de soin au local cesse de ressembler à un impossible parcours du combattant.

Nécessité fait loi, dit-on. La preuve : pendant le confinement, les professionnels de santé ont réussi à monter des coordinations dont les patients rêvent depuis longtemps. Les cliniques et les hôpitaux se sont relayés sans s'opposer systématiquement. Avec des centres Covid associant des médecins libéraux, des infirmiers, des laboratoires d'analyses médicales et des pharmaciens dans un seul lieu, les soignants ont su travailler ensemble pour orienter et suivre les patients contaminés.

Aujourd'hui, la médecine se réorganise autour du suivi des malades du Covid. Jusqu'à fin juillet, les médecins ont pu facturer 46 euros des consultations complexes post-Covid pour les suivre après leur guérison sans rester contraints par le prix habituel de la consultation. Et certains établissements, comme l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), ont ouvert des consultations spécialisées « Rehab Covid » pour les retours de symptômes chez les patients qui peinent à se rétablir complètement (essoufflement, vertige, oppression du thorax et grande fatigue). Remarquable : rarement notre système de santé ne s'était aussi bien organisé au niveau local !

Lire aussi : Lits «à la demande», Ehpad, télémédecine: les engagements du Ségur de la santé

Mais comment faire pour que les hôpitaux continuent de travailler dorénavant avec les cliniques, pour que les médecins libéraux réfléchissent ensemble aux besoins de patients dans leur bassin de vie et pour que ces derniers disposent enfin d'un dossier médical numérique qui les suive partout ? Plusieurs pistes.

1 - Abattre les cloisons entre public et privé

Après les premiers écueils de la verticalité systématique de notre système de santé qui concentre tout sur l'hôpital, l'assouplissement des règles et l'abolition des cloisons a fait des miracles. Dans la mesure où l'État n'avait pas les moyens de tout gérer, il a accepté de faire un peu de place au privé au cœur de la sacro sainte Santé publique.

En Île-de-France, l'Agence régionale de santé (ARS) a évité les erreurs du Grand Est et su coordonner efficacement les acteurs publics comme privés, écartant la volonté de contrôle des informations et les lourdeurs bureaucratiques que l'on reproche aux ARS. Après quelques semaines, les laboratoires privés d'analyses médicales ont enfin été entendus par les autorités de Santé qui les ont autorisés à détecter les patients contaminés hors hôpital. Pour Lamine Gharbi, président de la Fédération des cliniques et hôpitaux privés (FHP), une réforme des ARS est indispensable pour maintenir cette nouvelle collaboration entre...

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Commentaires
a écrit le 15/08/2020 à 22:22 :
on sait plein de trucs depuis le plan juppe
maintenaht les solutions a la con, ca marche pas quand les syndicats ne sont pas d'accord, vu que la secu sert a autre chose que soigner les gens
on a tous bosse avec des gens comme ca, et on sait quelle heure il est
les bonnes solutions ca ne marche pas avec des syndicats nuisibles piour lesquels les solutions ne sont pas un avantage
avant de faire un grand reportage, allez faire un tour a la secu ou ailleurs pur voir comment les syndicats se comportent ( genre commission paritaires facon juppe qu'ils ont eu joie a remettre ' facon syndicaliste tolerant' ( <- he, ca dit tout)
a écrit le 14/08/2020 à 19:23 :
Une petite nouvelle qui s'essaie au stand up, avec son premier sketch ?
a écrit le 14/08/2020 à 10:27 :
Ces milliards d'argent public engloutis par les laboratoires pharmaceutiques seraient donc totalement inutiles ?

Tiens donc quelle surprise mais bon si déjà au lieu de consacrer plus de la moitié de leur budget à la "communication" ils les consacraient à la recherche ils auraient de meilleurs résultats non ?

C'est pas aussi simple ? Ben je me doute bien voyons...

Le déclin.

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