• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Et si l'Europe émettait un emprunt Coronabond perpétuel ?

Jean Matouk, Professeur des Universités, Économiste et ancien Président de banque

Publié le 18 mai 2020 à 09:27 - Mis à jour le 18 mai 2020 à 14:19

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Reuters

L'essentiel de l'actualité

jeudi 11 juin

  • « Nette reprise » de l'installation de médecins généralistes en 2025
  • L'Iran confirme la fermeture totale du détroit d'Ormuz
  • Le marché des changes ignore la reprise des tensions
  • Le Japon va revenir à ses importations de pétrole d'avant-guerre
  • Le propriétaire de British Steel réclame une compensation
Voir plus

Le Quotidien Numérique

11 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    En commandant 85 nouvelles locomotives, l'Algérie confirme son tournant stratégique vers le rail

  • 2

    La BCE serre la vis à Revolut et remet en cause son modèle d’innovation rapide

  • 3

    Guerre et déficit : l’Arabie saoudite sacrifie la mégapole de Neom pour ses priorités stratégiques

  • 4

    Après l'échec du SCAF, le suédois Saab est devenu le « numéro à appeler » pour l’avion de combat européen

  • 5

    Drones : les dessous de la stratégie de la France pour être à l'état de l'art

  • 6

    « Le macronisme est l’échec le plus fulgurant depuis l’après-guerre » : le bilan coup de gueule de François Hommeril, patron du syndicat des cadres (CFE-CGC)

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Consolidons l'Europe par la finance. Plusieurs voies sont possibles, alternativement ou en combinaison. Impôt, emprunt européen, tout est sur la table. La France a montré dans le passé l'exemple de tels emprunts innovants.

L'Europe existe ! Les décisions sur lesquelles les ministres des finances sont parvenus à s'entendre le 7 mai sont loin d'être négligeables : 340 milliards d'euros, dont 240 milliards par le Mécanisme européen de stabilité, à condition qu'il s'agisse de financements relatifs à la santé, et 100 milliards par la Commission à travers le SURE, ou fonds d'aide pour les emplois et les travailleurs. Je ne compte pas, dans ces mesures novatrices, les 200 milliards par la Banque européenne d'investissement, qui, malgré leur ampleur importante, restent quand même dans le champ classique. La novation représente 3% du PIB européen. Le soutien à l'économie, puis sa relance après la pandémie, que tous les Etats envisagent, offre l'occasion d'installer financièrement l'Europe et ses Etats dans le long terme.

Ces emprunts par les Etats vont venir s'ajouter à leurs dettes respectives et, même si la Commission a levé (temporairement ?) la limite autorisée de 60% du PIB pour les dettes publiques, il est bien clair que celles-ci vont bondir hors de cette limite dans les prochains mois. Dans son ensemble, la dette publique de la zone euro en 2019 était à 86,5% de son PIB. C'était relativement peu vis-à-vis de la dette des Etats-Unis, à  120%, qui va probablement augmenter à 140% en 2020, et du Japon à 234%. Mais les dettes de certains pays de la zone euro dépassaient allègrement, dès 2019, les 100% de leur PIB. Admettons que la France augmente sa dette de 150 milliards, soit 6,5% de son PIB, la portant donc à 106/107%, on peut estimer qu'avec des hausses similaires par rapport au PIB, les dettes publiques dans les autres pays de la zone seraient fin 2020, Espagne 107% Belgique 112%, Chypre 115%, Portugal 129%, Italie 145% et Grèce 190%. Au total 95/97% du PIB de l'Union européenne de 13.000 milliards d'euros soit  1.300 à 1.500 milliards à refinancer.

Que les créances viennent du MES, du SURE, ou d'autres sources, il est donc évident que les dirigeants de l'Union et des Etats doivent songer aux modes de réduction de cette dette. Elle est tout à fait soutenable après une « guerre » comme celle menée contre le covid19, comme des dettes plus importantes l'ont été après les deux  guerres mondiales. Mais elles doivent diminuer à terme. Comment ?

Plusieurs voies sont possibles, alternativement ou en combinaison.

Il est évidemment possible de recourir à l'impôt. Compte tenu de la montée des inégalités, un impôt spécial, provisoire, sur les hauts patrimoines  et/ ou sur les hauts revenus est le plus évoqué et politiquement inévitable. Mais un tel impôt n'est concevable, au sein de l'Union européenne, où, au moins de la zone euro, que s'il est décidé conjointement et identique dans les 19 ou 27 pays. Un pas  vers « plus d'Europe » serait aussi souhaitable, sous la forme d'un supplément de taxe sur les transactions financières au-delà de celui actuellement préparé par l'OCDE, pour l'ensemble des pays développés. Mais un tel impôt, pour la France, par exemple, pourrait difficilement fournir plus de 10 ou 20 milliards d'euros. La voie fiscale, politiquement souhaitable, est donc insuffisante.

Au-delà, chaque Etat peut d'abord recourir à une dette publique nationale à très long terme voire perpétuelle. La France a eu plusieurs fois recours à de tels emprunts. Emprunt de la Libération de 164 milliards de francs, Emprunt de la Caisse nationale de l'énergie (CNE) 1946 pour indemniser les actionnaires des sociétés de gaz et électricité, Emprunt Pinay de 1952 indexé sur l'or. L'emprunt CNE 1946 a permis de financer largement la reconstruction des équipements électriques, gaziers et ferrés après la guerre. Il était amortissable en cinquante ans et portait intérêt à 3%, les porteurs des obligations recevant en sus de l'intérêt une sorte de prime de 1% du chiffre d'affaire d'EDF. Comme, par souci d'équilibre social,  le Comité d'entreprise de EDF. L'emprunt étant amortissable par tranches, les derniers porteurs se sont évidemment régalés.  Pour l'Etat  le coût  total fut de 96 milliards de francs (environ 150 millions d'euros) , avec un coût annuel de 4 milliard de francs (600 millions d'euros)  dont le « pouvoir d'achat » fut évidemment rogné à l'os par l'inflation postérieure. Pour la petite histoire, la CNE devant disparaître avec la fin de l'emprunt, il avait été proposé de la transformer en Caisse nationale de l'environnement, destinées à financer notamment les investissements dans les énergies renouvelables et l'isolation de l'habitat. Mais, ce que certains appellent l'« Etat profond », la haute administration, peu perspicace, fit échouer le projet.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

L'Etat peut faire de même aujourd'hui, sans avoir, cependant, à horizon proche, l'opportunité d'une inflation correctrice, avec un emprunt à 50 ans, lui aussi amortissable par tranches annuelles, ou perpétuel, aujourd'hui à 2%, avec clause éventuelle de « revoyure », destiné à rembourser tout ou partie des emprunts passés, éventuellement ceux du MES ou du SURE.

Autre idée : pour alléger la dette de chaque Etat, aujourd'hui, réduisant donc son endettement de départ avant les nouvelles dettes, on re-propose ici que les banques des Etats de la zone euro  annulent toutes une part égale de  leurs créances sur les Etats, à proportion égale du bilan pour chaque banque, et d'un montant total  égal en faveur de chaque Etat, avec autorisation exceptionnelle de la BCE donnée aux banques d'amortir ces pertes sur 10 ou 20 ans.

De même la Commission européenne pourrait, ne serait-ce que pour financer ces 100 milliards émettre un emprunt  « Europe », lui aussi à très long terme, voire perpétuel, avec augmentation, à due proportion, du Budget européen. Il intéresserait certainement les épargnants européens  notamment allemands. La Banque centrale européenne pourrait aussi lancer, en lieux et place d'une part de son passif actuel, un emprunt à très long terme.

Cette grave pandémie, offre à l'Europe, où est née, puis s'est relancée - il faut sans cesse le rappeler aux descendants de ces pionniers ! -  la démocratie, d'où sont partis aussi  l'écologie, et le mouvement féministe, renaissent désormais, une nouvelle  économie plus soucieuse de l'humain, une  économie plus soucieuse de la vie que de la performance. Elle offre aussi l'occasion de consolider à très long terme cette nouvelle économie, par un  grand « ménage » financier public.

Jean Matouk, Professeur des Universités, Économiste et ancien Président de banque

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « La gouvernance, un accélérateur de croissance pour les ETI »

  • 2

    OPINION. « Mourad Zeghidi ou le prix de la parole libre en Tunisie »

  • 3

    OPINION. « Des quais aux claviers : quand les grèves paralysent, les groupes anti-SNCF deviennent le nouveau front de résistance citoyenne »

  • 4

    OPINION. « Levier économique, transformations sociétale et enjeu démocratique :  héritage, la "Grande transmission" »