L'intelligence sociale, clé de la performance durable
L'Odissée (*)
L'Odissée (*)
La performance d'une organisation dépend de sa capacité à trouver et mettre en œuvre le plus vite possible les solutions les meilleures possibles à ses problèmes les plus importants. Si l'innovation est indispensable, elle ne suffit pas : elle doit s'accompagner d'une faculté collective d'appropriation des meilleures idées.
Un seul saut qualitatif est nécessaire pour fonder une entreprise, un parti politique ou encore un état. Or, celui qui n'avance pas recule : pour durer, il faut donc continuer à inventer par-delà la phase de création. Ainsi, le créateur qui ne se satisfait pas d'avoir créé et qui souhaite inscrire sa réussite dans le temps doit se réinventer encore et encore afin de toujours faire mieux.
Bien sûr, trouver de nouvelles solutions à de nouveaux problèmes dépend de la capacité d'innovation. Mais innover ne consiste pas seulement à détecter et mettre au point de nouvelles idées. Car si l'on veut qu'une grande quantité d'acteurs soient en accord avec leur mise en œuvre, voire qu'ils les mettent eux-mêmes en pratique, il faut qu'ils les adoptent au point de rejeter leurs anciennes habitudes. Or, plus une innovation est innovante, plus elle bouleverse l'ordre établi. Et plus elle est perturbante, plus il est difficile de l'accepter. La performance d'une organisation dépend donc de sa capacité à impliquer ses interlocuteurs dans la définition et la mise en œuvre de ses projets.
Pour réussir à se transformer, un collectif doit donc savoir sélectionner et s'emparer des perturbations qui ont le plus de chances de l'impacter pour son bien. Et inversement, il lui faut savoir rejeter celles qui pourraient le tirer vers le bas. Sachant qu'aucune boule de cristal ne fonctionne, comment faire le tri et choisir... ? Et, plus difficile encore : sachant que les prismes varient d'une personne à l'autre, comment choisir ensemble et ne pas se disperser ... ?

Les freins à l'innovation sont peu maîtrisés. Si le choix de faire obstacle peut être conscient, les raisons profondes de s'opposer sont rarement bien disséquées et toutes comprises. Les résistances au changement résident dans des phénomènes sociologiques enchevêtrés, difficiles à appréhender et dont la mise en œuvre parfaite relève de l'impossible surhumain :
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Chacun de ces éléments est une source de freins qui active l'enchainement des autres. Le collectif est alors ralenti, voire empêché par l'une quelconque de ses diverses parties prenantes, puis par toutes, embarquées qu'elles sont dans une même interaction globale que personne ne contrôle. L'absorption collective des idées nouvelles devient alors de plus en plus compliquée. L'ensemble parait n'être plus qu'une foule ivre, incapable d'éclairer ses décisions pour vraiment maîtriser son destin. Ceux qui ne se résolvent pas à prendre acte de cette logique sociale pensent que quelques-uns dirigent le bateau en secret, alors qu'ils ne font qu'essayer de sauver leurs propres meubles. Pour eux, des conspirateurs manipulent la société, alors qu'elle évolue d'elle-même, au gré des événements vaguement intuités et anticipés par certains.

Mais, dans les sphères économique, politique ou sociale, tout manager expérimenté a pu mesurer la prégnance de ces phénomènes. Pour la plupart, ces obstacles épars peuvent sembler insurmontables. Pourtant, il est possible d'éclairer à la fois les blocages à l'œuvre et les orientations souhaitables. C'est la maîtrise des Modèles de l'intelligence sociale © qui accélère le repérage des causes de blocages et des leviers de la transformation positive :
➔ Échelle de la complexité et boussole de renforcement des performances futures.
➔ Clés du développement de comportements adultes, responsables, solidaires.
➔ Correctifs prioritaires pour développer l'adhésion au quotidien.
➔ Détection des leviers d'une dynamique de transformation vertueuse.
➔ Concordance méthodique de la gestion des ressources humaines.
➔ Clefs d'implication de tous dans un projet commun global.
➔ Réécrire le récit, le narratif qui conjugue la vision et le réel.
➔ Paradigme de renouvellement de l'ensemble.
Tous corrélés par une déclinaison thématique de l'échelle de la complexité, ces modèles favorisent le dépistage des sources de discordances et la localisation des leviers de performance à long terme.

Ce corpus intellectuel et opérationnel constitue l'intelligence sociale, clé de la connaissance et de l'activation du lien social au service de la recherche de l'intérêt collectif et général.
L'intelligence sociale s'appuie sur la reconnaissance de l'existence des mécanismes psychologiques, sociologiques, ethnologiques et philosophiques qui influencent à bas bruit, en positif ou négatif, toutes les relations sociales. Les Modèles de l'intelligence sociale organisent l'étude et la maîtrise des phénomènes relationnels au sein d'un collectif et entre des groupes :
In fine, appliquer les Modèles de l'intelligence sociale consiste à réunir les conditions de l'engagement des énergies dans une projet commun à long terme :

Dans la société et dans l'entreprise, l'enjeu économique et politique devient donc la maîtrise de tous au profit de tous : c'est l'intelligence sociale d'une personne ou d'un groupe de personnes qui maintien et développe simultanément la cohésion sociale et la performance durable.
L'absence d'intelligence sociale est la cause profonde de la contre-performance durable, de l'affaissement, de la disparition. Il est temps de changer de profil de dirigeant : le plus apte n'est pas le plus grand expert, qui détient seul les solutions, mais celui ou celle qui sait faire accoucher les meilleures solutions par l'ensemble du corps social. L'intelligence sociale est la clé de la Renaissance, du Rassemblement, de l'Union ou de la Reconquête, comme de toute les organisations politiques, économiques et sociales.
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NOTES
(*) Afin d'éviter les écueils des faux dialogues générateurs de suspicion, de rupture et de conflits, La Tribune ouvre ses colonnes à l'Odissée. Pilotée par son directeur et expert de la dialectique, Jean-François Chantaraud, la chronique hebdomadaire « Ne nous fâchons pas ! » livrera les concepts, les clés opérationnelles de la méthode en s'appuyant sur des cas pratiques et sur l'actualité.
L'Odissée, l'Organisation du Dialogue et de l'Intelligence Sociale dans la Société Et l'Entreprise, est un organisme bicéphale composé d'un centre de conseil et recherche (l'Odis) et d'une ONG reconnue d'Intérêt général (les Amis de l'Odissée) dont l'objet consiste à "Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde".
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Depuis 1990, l'Odissée conduit l'étude interactive permanente Comprendre et développer la Personne, l'Entreprise, la Société. Dès 1992, elle a diffusé un million de Cahiers de doléances, ce qui l'a conduit à organiser des groupes de travail regroupant des acteurs des sphères associative, sociale, politique, économique qui ont animé des centaines d'auditions, tables rondes, forums, tours de France citoyens, démarches de dialogue territorial et à l'intérieur des entreprises.
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