• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La loi Pacte ne referme pas le débat sur l'objet social de l'entreprise

Michel Capron

Publié le 18 octobre 2018 à 07:08 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:08

pacte

pacte

DR

L'essentiel de l'actualité

mardi 7 juillet

  • France: le déficit commercial se creuse en mai
  • Le gouvernement nomme un « coordonnateur » des projets industriels dits « Notre-Dame »
  • Lecornu préside un comité d’alerte sur les finances publiques
  • Météo-France maintient 61 départements en vigilance orange « canicule »
  • Le Canada choisit l’allemand TKMS pour sa nouvelle flotte de sous-marins
Voir plus

Le Quotidien Numérique

07 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Failles du contrôle aérien français : « Nous n'avons pas attendu les rapports pour agir » réplique le patron de la DGAC

  • 2

    Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »

  • 3

    Après les voitures, l’État décline le « leasing social » aux pompes à chaleur

  • 4

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 5

    Face à la pénurie de médecins, la Mayenne tente encore d'inverser la tendance

  • 6

    🔴 Déficit commercial dégradé, profits records pour Samsung, canicule… L’essentiel de l’actualité ce mardi

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le texte, voté à l'Assemblée nationale début octobre, n'éclaire pas sur ce que devraient être les finalités d'une société en tant que personne morale. C'était pourtant le point le plus attendu. Par Michel Capron, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC).

La loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) a été adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale, le mardi 9 octobre dernier. Au milieu d'une invraisemblable accumulation de mesures hétéroclites (qu'on aurait appelé « cavaliers législatifs » en un autre temps), son volet relatif à la place des entreprises dans la société était la disposition la plus attendue.

Rappelons qu'à la suite du rapport Notat-Sénard, il s'agissait de consacrer, en leur donnant du contenu juridique, trois des principaux sujets novateurs du projet : la notion « d'intérêt social » associée à une reconnaissance de la responsabilité sociale de l'entreprise, la notion de « raison d'être de l'entreprise », et l'idée de création de « société à mission ». Dans le contexte général d'un projet économique très libéral, il sera évidemment facile de se gausser en disant que la montagne a accouché d'une souris... ce qui est néanmoins vrai.

Absence d'obligation de résultat

Le projet gouvernemental reconnaissait déjà qu'il n'existe pas de définition stabilisée de l'intérêt social d'une société et s'en remettait à la jurisprudence pour en préciser la signification. Les députés n'ont pu faire mieux, compte tenu d'un foisonnement de conceptions et d'interprétations dans la doctrine juridique, la jurisprudence et la littérature académique (Capron, 2017). On n'est donc pas plus avancé et la loi ne nous éclaire pas sur ce que sont (ou devraient être) les finalités d'une société en tant que personne morale. D'autant que l'ajout à l'article 1833 du code civil, « la société est gérée dans son intérêt social, en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité », ne précise pas concrètement quelles sont les obligations qui résultent de cette prise en considération.

Nous savons cependant, à travers les débats, qu'il ne s'agit pas d'une obligation de résultat, mais d'une simple obligation de moyens à la charge de la société. En conséquence, il ne peut y avoir de sanctions légales pour ne pas y avoir répondu et il sera difficile de mettre en cause la responsabilité des dirigeants pour une insuffisance de prise en considération. Dans son avis sur le projet de loi, adopté le 14 juin 2018, le Conseil d'État avait déjà bien insisté sur ce point. Seule une faute de gestion pourrait être invoquée par les associés, car cet article ne concerne que la gestion de la société. Ce qui n'est pas le cas de l'article 1832 (inchangé) qui définit le contrat de société entre les associés.

Une « raison d'être » mal précisée

Mais alors n'y a-t-il pas matière à discordance entre un contrat de société, qui ne concerne que les seuls associés dans le but de partager les bénéfices de l'activité, et une gestion dont la loi oblige ceux-ci à avoir une vision plus large qui intègre des exigences sociétales ? Des ONG (Sherpa, ou encore CCFD Terre solidaire) l'ont fait remarquer en mettant le doigt sur la contradiction entre le fait d'être tourné vers le profit et en même temps de s'intégrer dans un écosystème social et environnemental.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

En ce qui concerne la notion de « raison d'être », l'étude d'impact du projet de loi se contentait de préciser que « la raison d'être est le motif, la raison pour laquelle la société est constituée ». C'est elle qui détermine « le sens de la gestion et en définit l'identité et la vocation ».

Soumise à la pression de ses collègues qui soulignaient, comme le Conseil d'État, qu'il s'agissait d'une notion inédite dans la législation, la rapporteure du projet, Coralie Dubost, en a reconnu en séance l'imprécision. Elle a alors fait adopter un amendement qui précise que la raison d'être est « constituée de principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité ». Une précision qui reste, malgré tout, bien vague. Elle laissera sans doute perplexes bon nombre de dirigeants d'entreprise qui, au demeurant, ne seront pas tenus de l'intégrer dans leurs statuts.

Un statut « d'entreprise à mission »

Enfin, le rapport Notat-Sénard suggérait d'introduire la notion d'« entreprises à mission » à l'article 1835 du code civil.

Cette proposition n'a pas été retenue dans le projet initial du gouvernement. Dans l'étude d'impact, le gouvernement écartait même clairement l'écriture d'un nouveau statut « d'entreprise à mission » en laissant aux acteurs économiques le soin de définir eux-mêmes des statuts types ou des labels répondant à cette préoccupation. En cause : les différents statuts de sociétés existants, très nombreux en France, et les risques de redondance ou d'illisibilité puisqu'il existe déjà un cadre juridique de l'économie sociale et solidaire (ESS).

Une grande partie des membres de la commission spéciale de l'Assemblée nationale sont cependant revenus à la charge avec des propositions diverses. Cette contre-attaque a abouti à faire accepter par le gouvernement un amendement visant à créer, non pas une nouvelle forme juridique, mais un statut de société à mission. Ce statut peut s'appliquer à toute forme juridique répondant aux deux critères suivants : l'existence d'une raison d'être dans les statuts, et la mise en place d'un organe social distinct des organes sociaux obligatoires destiné à veiller sur la bonne application de la « mission ».

Le vote est clos à l'Assemblée, mais le débat reste ouvert

Ce statut semble avant tout de l'ordre du symbolique. Il est toutefois porteur de risques. Il pourrait d'abord brouiller encore un peu plus le paysage de l'ESS et de l'entrepreunariat social, déjà fort confus. Plus inquiétant, il pourrait aussi, en creux, décourager certaines entreprises à adopter des politiques de Responsabilité sociétale (RSE). Ces dernières pourraient ne plus s'estimer concernées, laissant le sujet aux autres qui auraient adopté le statut.

En fin de compte, on serait tenté de dire : « beaucoup de bruit pour peu de choses ». La majorité a surtout paru soucieuse de réduire au maximum l'impact juridique de son propre dispositif, afin de ne pas effaroucher des milieux d'affaires qui, dans l'ensemble, sont restés défavorables à des changements substantiels du droit des sociétés. À l'évidence, la loi Pacte ne refermera pas le débat sur l'identité, l'utilité et la finalité des entreprises.

The Conversation _______

Par Michel Capron, Chercheur associé au Laboratoire d'économie dyonisien et à l'Institut de Recherche en Gestion, Université Paris-Est, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Michel Capron

Sur le même sujet

Sébastien Lefébure

OPINION. « Les canicules ont un coût caché : celui d’une économie qui peine encore à anticiper »

Les épisodes de chaleur extrême qui ont frappé une grande partie de l’Europe ces dernières semaines ont été largement commentés sous l’angle sanitaire ou environnemental. Pourtant, une autre conséquence mérite aujourd’hui toute l’attention des dirigeants : leur impact économique. Car une canicule ne ralentit pas uniquement les individus. Elle ralentit aussi les entreprises.

Idées & Débats
Des grues sur un chantier de construction de maisons individuelles dans un lotissement à Valence.

OPINION. Logement : « Après dix ans de défiance, faisons enfin confiance aux maires »

La crise du logement impose de changer de méthode. Il ne suffit plus d’appeler les élus locaux à leurs responsabilités ; il faut leur faire confiance. Il ne suffit plus de proclamer la décentralisation ; il faut enfin transférer de vrais leviers. Par Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de Villes de France, et cent maires

Idées & Débats
Louis Raynaud de Lage

OPINION. « L’IA, bon serviteur, mais mauvais maître, doit faire l’objet de choix conscients »

L'IA est devenue un enjeu de puissance et de dépendance stratégique. Après l'affaire Anthropic, nations, entreprises et individus risquent de perdre leur souveraineté face à des algorithmes. Comment préserver notre libre arbitre et rester maîtres de nos choix ?

Idées & Débats
Warhol / Khomeiny

OPINION. « Le Warhol que Khomeiny n'a pas brûlé » (Michel Santi)

La République islamique voulait chasser l'influence occidentale. Elle conserve pourtant, dans les réserves d'un musée de Téhéran, l'une des collections d'art moderne les plus précieuses hors d'Europe et des États-Unis — dont personne, pas même le régime qui la détient, ne connaît la valeur exacte.

Idées & Débats
Anne Duisabeau

OPINION. « Le changement climatique s'accélère : les politiques publiques, elles, changent de cap »

La France vient de connaître un épisode de canicule d'une intensité inédite. Chaque été rappelle un peu plus brutalement que, pour survivre, nos forêts doivent s'adapter au changement climatique.

Idées & Débats
Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats
Jean-Roch Varon

OPINION. « La France a gagné la bataille de l'attractivité, celle de la confiance commence maintenant »

La France est paradoxale, elle qui doute souvent de son potentiel tout en restant, pour la septième année consécutive, le premier destinataire des investissements directs étrangers en Europe. Ce paradoxe mérite d’être surmonté : apprenons à reconnaître nos atouts tout en offrant aux investisseurs le climat des affaires qu'ils attendent.

Idées & Débats