• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Les élections italiennes engagent la démocratie monétaire

Bruno Colmant, banque Degroof Petercam

Publié le 23 mai 2018 à 05:45 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 00:57

Bruno Colmant, chef économiste de la banque Degroof Petercam

Bruno Colmant, chef économiste de la banque Degroof Petercam

DR

Le Quotidien Numérique

25 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Aurélie Casse, journaliste : « J’adore les apéros interminables de l’été »

  • 2

    Un coût de 800 millions d’euros, contre 625 à l’automne dernier : Poker menteur à la tour Montparnasse

  • 3

    Guerre en Iran, choc pétrolier et revers taïwanais : l'engrenage qui réécrit l'ordre mondial

  • 4

    De « plusieurs jours de travail » à « 30 secondes » : l’IA bouleverse l’activité des gérants de fonds

  • 5

    Démarchage téléphonique : le 11 août, les entreprises qui appellent sans accord joueront gros

  • 6

    Des millions de cyberattaques chaque mois : la filière aéronautique française va muscler la résilience de ses PME

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Les élections italiennes ont une vertu salutaire : celle de forcer l'Europe à accepter ses propres variations et fluences politiques dans le respect de réalités sociales différentes. C'est le rapport des forces sociales qui fonde la réalité d'échange d'une monnaie. Pas l'inverse. Par Bruno Colmant, chef économiste de la banque Degroof Petercam.

Même si les élections italiennes ont été remportées par des partis populistes, elles formulent une expression démocratique. Au-delà des problèmes de migration, ce populisme est incidemment le reflet d'un rejet des Traités européens et  de la discipline budgétaire qu'ils ont imposée. C'est d'ailleurs une des difficultés de la gauche traditionnelle : comment exister dans un cadre politique reflétant l'ordo-libéralisme allemand ?

L'application intégrale du programme de gouvernement italien, considéré comme délirant par de nombreux économistes, constituerait un danger pour l'euro. En effet, il conduirait immanquablement à amplifier la dette publique, qui est déjà une des plus importantes d'Europe et n'est tolérable qu'au travers de son refinancement par la BCE et de taux d'intérêt faibles. Si cette dette publique augmente, son risque et son taux d'intérêt vont s'accroître.

En d'autres termes, le gouvernement italien va aggraver une situation déjà périlleuse. Cela entraînerait probablement l'obligation des banques italiennes de financer cette dette croissante en imposant des conditions exorbitantes de maturité et de taux d'intérêt. Ce serait donc une nationalisation sournoise du système bancaire italien, qui n'est déjà pas en bonne santé, incompatible avec la mobilité des capitaux. On peut aussi imaginer que l'Italie limite les exportations de capitaux.

Toute divergence d'un pays important met à mal l'architecture monétaire

A terme, il y aurait un réel risque de défaut sur la dette italienne. Ce défaut pourrait prendre la forme d'une consolidation ou d'un rééchelonnement, d'une transformation en dettes perpétuelles, etc. Ce scénario est plausible puisque le Mouvement 5 Étoiles avait prôné un moratoire sur le paiement des intérêts sur la dette et a récemment avancé l'idée d'un effacement d'une partie de la dette publique. Il ne faut jamais l'oublier : dans une union monétaire, le risque de défaut remplace le risque de change.

Mais, de manière plus générale, l'euro serait fragilisé parce qu'il est fondé sur un agencement qui exige un alignement politique sur des normes de gestion des finances publiques convergentes. Toute divergence d'un pays important met à mal l'architecture monétaire, d'autant qu'il n'y a pas de gouvernance politique commune et que la seule institution qui a sauvé l'euro est la BCE qui a elle-même refinancé la dette publique des États membres. La situation italienne va aussi annihiler toute tentative de gouvernance plus homogène de la zone euro puisque l'Allemagne ne va jamais accepter de noyer ses finances publiques avec une Italie qui adopte un modèle politique opposé. L'espoir de la constitution d'une fédération fiscale et budgétaire digne d'une monnaie commune s'éloigne.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Emploi et croissance, les variables d'ajustement de l'unité monétaire

L'exemple populiste italien illustre aussi le fait que l'emploi et la croissance ont été les variables d'ajustement du maintien de l'unité monétaire. Le capital a prévalu sur le travail. L'Italie a à peine retrouvé son niveau de prospérité d'avant-crise.

Sous l'angle politique, on observe ce qui était parfaitement prévisible : pour certains pays empêchés d'utiliser l'arme de la dévaluation ou de l'inflation, l'euro devient une tutelle monétaire incompatible avec des expressions démocratiques. Pour un pays comme l'Italie, cette monnaie devient une contrainte qui pourrait conduire à sa réfutation par des populations asphyxiées par la crise économique. La monnaie fédérale sera donc désormais tiraillée par des politiques budgétaires confédérales. Minée par des expressions politiques centrifuges, la pérennité de l'euro est donc conditionnelle. Le Vice-Président de la BCE vient d'ailleurs de rappeler explicitement qu'il y a des risques existentiels pesant sur l'euro.

Impréparation de la zone euro à être un espace monétaire optimal

Quoi qu'il en soit, deux risques apparaissent sous-estimés. Le premier est d'ordre monétaire. La monnaie unique a été adoptée sans que la zone euro ne soit préparée à être un espace monétaire optimal, caractérisé par une harmonisation budgétaire et fiscale et une mobilité des travailleurs. Le second risque est de nature politique. Pour certains pays, l'euro n'est plus un projet socialement fédérateur et il est même source de profonds ressentiments sociaux. L'atténuation de ce risque social était opérée, dans le passé, par la dévaluation. Or ces outils ne sont plus accessibles. En rigidifiant la monnaie, on doit, en effet, accepter que d'autres paramètres deviennent mobiles. Il est donc théoriquement possible que l'euro se transforme en un facteur de déstabilisation. En Italie, si l'euro a cours légal, ce dernier n'est plus sociétal.

L'avertissement de Jean-Claude Trichet en 2011

Pour le reste, on se souviendra des singuliers propos de Jean-Claude Trichet, ancien Président de la BCE, tenus en octobre 2011 :

"Demain, à mon avis, il faut changer le Traité pour être capable d'empêcher un membre de la zone euro de vagabonder et de créer des problèmes pour tous les autres. Pour cela, il faut même être capable d'imposer des décisions à un pays."(Europe 1, 16 octobre 2011).

Les élections italiennes ont donc une vertu salutaire : celle de forcer l'Europe à accepter ses propres variations et fluences politiques dans le respect de réalités sociales différentes. C'est le rapport des forces sociales qui fonde la réalité d'échange d'une monnaie. Pas l'inverse. Pour Paul Krugman, prix Nobel d'économie, l'euro est une des plus grandes catastrophes de l'histoire économique. Milton Friedman avait, quant à lui, prédit en 1997 que l'absence d'unité politique serait exacerbée par la création de la monnaie unique. Ces prophéties sont trop sévères car l'euro survivra, sauf chocs politiques majeurs, mais ses erreurs de conception pourraient s'exacerber. Le chemin de son aboutissement sera une ascèse.

Bruno Colmant, banque Degroof Petercam

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Accords franco-ukrainien et franco-allemand : vers un nouveau modèle de coopération industrielle de défense ? »

Les coopérations industrielles de défense constituent depuis plusieurs décennies un élément structurant de la défense européenne. Les récents accords franco-ukrainiens et franco-allemands pourraient toutefois ouvrir une nouvelle étape de leur évolution.

Idées & Débats
Serge Guérin et Philippe Naccache

OPINION. « La démocratie peut-elle survivre aux dérèglements climatiques ? »

Ces dernières semaines, nous avons assisté, entre les bulletins d’alerte météo, à une multiplication des prises de parole sur les canicules qui s’abattent sur notre pays depuis juin. Le même phénome se reproduit avec les incendies monstrueux qui se multiplient.

Idées & Débats
Nathalie Coggia et Juliette Speranza

OPINION. « Cessons de demander aux neuro atypiques de "rentrer dans le moule" »

Ils et elles sont des millions en France à apprendre, penser et travailler autrement. Pourtant, l’action publique continue de faire comme s’ils n’existaient pas.

Idées & Débats
Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Présidentielle 2027 - climat : urgence ou oubli ? »

Il n’y a plus de saisons : entre inondations, incendies et canicules, les Français subissent les extrêmes. La planète réclame des fonds massifs. Les États dépensent ailleurs. Il est temps de faire de la finance climatique la priorité mondiale

Idées & Débats
Une illustration montre les mots "intelligence artificielle ia"

OPINION. « Révolution de l’IA : de l’intelligence artificielle à la superintelligence autonome »

Nous nous sommes tous extasiés avec une idée simple depuis le développement de l’IA générative : l’intelligence artificielle ne faisait que recombiner des connaissances humaines déjà existantes.

Idées & Débats
Yves Tramblay et Blaise Desbordes

OPINION. « Une gestion intelligente de l’eau et des agriculteurs bien rémunérés sont les premiers leviers contre le réchauffement climatique »

Alors qu’un nouvel épisode caniculaire frappe la France, le texte principal sur le monde agricole porté par le gouvernement ne protège pas ce que nous identifions comme les piliers d’une agriculture robuste, à savoir une gestion de l’eau intelligente et un revenu garanti pour nos agriculteurs.

Idées & Débats
Phuc-Vinh Nguyen et Alice Moscovici

OPINION. « Désormais, c’est à Bruxelles que s’écrit la réussite de la politique d’électrification française »

La réforme du marché carbone européen (ETS) est censée décarboner l'industrie. Mais en repoussant les échéances et prolongeant les quotas gratuits, Bruxelles affaiblit le signal-prix. Comment financer la transition et éviter une nouvelle dépendance ? Des solutions innovantes sont urgentes.

Idées & Débats
Luc d'Anterroches

OPINION. « Les banques européennes publient leurs comptes... Mais que veulent-elles financer demain ? »

Les grandes banques européennes publient actuellement leurs résultats trimestriels. Les marchés examinent leurs marges d’intérêt, leurs provisions, le coût du risque et leurs perspectives de rentabilité - notamment le ROE/RONE - avec une attention redoublée, alors que la guerre en Iran, les tensions sur l’énergie et les incertitudes entourant les taux bouleversent à nouveau les scénarios économiques.

Idées & Débats