• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Les jeux d'argent, un problème de santé publique à prendre au sérieux

Photo de Ivan Best

Thomas Amadieu

Publié le 27 avril 2015 à 10:37 - Mis à jour le 28 avril 2015 à 09:20

L'essentiel de l'actualité

mardi 7 juillet

  • Le gouvernement français abaisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7 %
  • France : le déficit commercial se creuse en mai
  • Le gouvernement nomme un « coordonnateur » des projets industriels dits « Notre-Dame »
  • Commerce : la Syrie veut la France comme « premier partenaire »
  • L’investissement étranger repart à la hausse, selon l’ONU
Voir plus

Le Quotidien Numérique

08 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 2

    Le Burkina Faso mobilise plus de 457 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures routières

  • 3

    Robotique : la contre-offensive française pour sortir de la course aux milliards de données

  • 4

    Chômage, salaires, emploi : les sombres prévisions 2026 de l'OCDE pour la France

  • 5

    Pompes à chaleur, radiateurs, véhicules électriques… Près de deux Français sur trois voient l'électrification d'un bon œil

  • 6

    Dans les coulisses du hub d'Air France à Roissy, la mécanique invisible du voyage aérien

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le nombre de Français victimes d'une addiction aux jeux d'argent ne cesse de croître. L’État actionnaire de la Française des jeux ou du PMU ne voit pas les conséquences sociales et sanitaires à long terme de cette dépendance. Des mesures urgentes doivent être prises. Par Thomas Amadieu, sociologue, Université Paris-Sorbonne

La dernière enquête nationale de l'Observatoire des Jeux parue récemment lève un peu plus le voile sur un fléau social et de santé publique encore traité avec légèreté en France : les jeux d'argent. Depuis la première enquête de 2010 l'évolution des habitudes de jeu des Français est particulièrement inquiétante : un million d'entre eux ont une pratique de jeux qui confine à l'addiction, soit 400 000 de plus en 5 ans seulement. Une population de plus en plus large est touchée, désormais les mineurs et les femmes sont de la partie. A l'heure où est étudiée la possibilité d'accroitre encore l'offre de jeu en ouvrant des casinos à Paris il est temps de s'interroger sur la pertinence de cette façon de lever l'impôt.

Le coût important de l'addiction

Car si les jeux sont une ressource fiscale, ils représentent également un coût important lié à l'addiction au jeu et à l'appauvrissement de nombreux joueurs.
C'est avant tout la prolifération de l'offre de jeu ces dernières années qui explique cette augmentation. D'abord l'ouverture des jeux en ligne à la concurrence introduite en 2010 a séduit un public plus jeune, attiré par la mode du poker et des paris sportifs. Or ces jeux sont très addictifs, car ils donnent l'illusion de l'habileté et conduisent plus aisément à l'isolement devant son écran. Ensuite de nouveaux casinos ont ouvert, principalement dans les grandes villes. Enfin et surtout la FDJ et le PMU ont fait preuve d'un activisme commercial impressionnant, multipliant les nouveaux jeux pour attirer une population plus féminine et plus jeune, notamment en proposant des jeux faciles d'accès car ne nécessitant pas de compétence particulière en termes de jeu.

Une présentation déformée de possibilités de victoire

Des cagnottes toujours plus faramineuses sont proposées presque chaque jour de la semaine contribuant ainsi à en faire un véritable rituel social, sous l'égide de l'État qui détient le monopole sur les loteries.
Les opérateurs de jeu sont désormais passés maîtres dans l'art de jouer de nos erreurs d'interprétation du hasard, ce que les psychologues appellent nos biais cognitifs. Les jeux sont conçus de telle sorte qu'ils donnent au joueur l'impression d'avoir de bonnes chances de gagner. Faut-il rappeler que la probabilité d'emporter le jackpot à l'Euro Millions est d'une chance sur 116 millions, soit beaucoup moins que d'être frappé par une météorite ? En mettant en avant ses grands gagnants auxquels chacun peut s'identifier la FDJ rend tangible la possibilité de gain et déforme ainsi notre perception des possibilités de victoire.

Des dépenses de publicité qui explosent

Les dépenses consacrées à la publicité pour les jeux ont explosé ces dernières années, de sorte que la sollicitation à « tenter sa chance » est omniprésente. Dans la même veine on appâte le joueur avec de petits lots ou des pertes déguisées en gain. Des jeux toujours plus addictifs sont ainsi créés, qui conduiront nombre de joueurs à rejouer de façon compulsive. C'est d'ailleurs sur les joueurs les plus accros que les opérateur font une grande partie de leur chiffre d'affaire.
Le piège des jeux d'argent réside dans la promesse d'enrichissement qui est faite alors que les jeux sont conçus pour enrichir l'opérateur et non le joueur. Car c'est avant tout la désespérance économique et sociale qui fait le succès des jeux de hasard. Le jeu est pour bon nombre de Français la dernière solution (illusoire rappelons-le) lorsque les voies habituelles de réussite sont fermées ou simplement pour boucler des fins de mois difficiles. On sait que les joueurs les plus assidus sont aussi les plus fragiles économiquement - ouvriers et employés, revenus modestes et travailleurs précaires.

L'espoir de regagner le contrôle sur son destin

Le jeu leur offre l'espoir vain d'un enrichissement inespéré et de regagner le contrôle sur leurs destins. En s'accrochant à ce rêve les joueurs les plus modestes s'exposent à une aggravation de leurs conditions de vie, qui les conduira parfois à jouer toujours plus pour combler les pertes et les dettes engendrées par le jeu. Près de deux millions de Français perdent ainsi plus de 1500 euros par an en tentant désespérément de s'en sortir financièrement par le jeu.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un impôt régressif

La dépendance croissante des pouvoirs publics à cette forme d'impôt régressif - car touchant avant tout les plus démunis - résulte d'une vision de court-terme négligeant les conséquences sociales et sanitaires à moyen et long-terme.

Protéger les plus vulnérables

Il serait temps de cesser l'exploitation cynique des frustrations sociales et des difficultés financières de nombreux Français en protégeant les plus vulnérables face au risque de dépendance au jeu. D'abord en empêchant réellement aux mineurs de jouer (ils payent un lourd tribu en termes d'addiction), mais aussi en permettant aux joueurs qui le souhaitent de s'interdire de jeu.

La mesure existe déjà pour les casinos, mais faute de contrôle des cartes d'identité dans les autres points de vente celui qui est dépendant au jeu peut toujours se replier sur le PMU ou la FDJ. Ensuite en proposant des jeux moins addictifs, c'est-à-dire dont le rythme est moins rapide et où les joueurs sont réellement informés de leurs chances de victoire. Enfin la limitation de la publicité contribuerait à atténuer l'attractivité de jeux perçus par les joueurs comme plus profitables qu'ils ne le sont en réalité.

En adoptant de telles mesures les pouvoirs publics clarifieraient une position pour le moment ambiguë qui les voit faire la promotion des jeux tout en affichant leur souci d'informer de leur dangerosité.

Thomas Amadieu

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Sommet de l’OTAN : vers une accélération de la logique capacitaire ? »

En plaçant le développement des capacités au cœur de son agenda, l’OTAN confirme une évolution déjà engagée. Le sommet d’Ankara permettra-t-il d’en accélérer la mise en œuvre ?

Idées & Débats
Sébastien Lefébure

OPINION. « Les canicules ont un coût caché : celui d’une économie qui peine encore à anticiper »

Les épisodes de chaleur extrême qui ont frappé une grande partie de l’Europe ces dernières semaines ont été largement commentés sous l’angle sanitaire ou environnemental. Pourtant, une autre conséquence mérite aujourd’hui toute l’attention des dirigeants : leur impact économique. Car une canicule ne ralentit pas uniquement les individus. Elle ralentit aussi les entreprises.

Idées & Débats
Des grues sur un chantier de construction de maisons individuelles dans un lotissement à Valence.

OPINION. Logement : « Après dix ans de défiance, faisons enfin confiance aux maires »

La crise du logement impose de changer de méthode. Il ne suffit plus d’appeler les élus locaux à leurs responsabilités ; il faut leur faire confiance. Il ne suffit plus de proclamer la décentralisation ; il faut enfin transférer de vrais leviers. Par Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de Villes de France, et cent maires

Idées & Débats
Louis Raynaud de Lage

OPINION. « L’IA, bon serviteur, mais mauvais maître, doit faire l’objet de choix conscients »

L'IA est devenue un enjeu de puissance et de dépendance stratégique. Après l'affaire Anthropic, nations, entreprises et individus risquent de perdre leur souveraineté face à des algorithmes. Comment préserver notre libre arbitre et rester maîtres de nos choix ?

Idées & Débats
Warhol / Khomeiny

OPINION. « Le Warhol que Khomeiny n'a pas brûlé » (Michel Santi)

La République islamique voulait chasser l'influence occidentale. Elle conserve pourtant, dans les réserves d'un musée de Téhéran, l'une des collections d'art moderne les plus précieuses hors d'Europe et des États-Unis — dont personne, pas même le régime qui la détient, ne connaît la valeur exacte.

Idées & Débats
Anne Duisabeau

OPINION. « Le changement climatique s'accélère : les politiques publiques, elles, changent de cap »

La France vient de connaître un épisode de canicule d'une intensité inédite. Chaque été rappelle un peu plus brutalement que, pour survivre, nos forêts doivent s'adapter au changement climatique.

Idées & Débats
Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats