Macron : la baraka conjoncturelle aussi !

Alexandre Mirlicourtois, Xerfi

Alexandre Mirlicourtois, Xerfi
En élisant Emmanuel Macron, les Français ont clairement tourné le dos au repli sur soi et ont fait ce choix fort, même si c'est un choix par défaut pour certains, de l'ouverture de la France sur l'Europe et sur le monde. Il faut partir du principe que c'est un parti pris, mais pas un acharnement thérapeutique. Car la France a su, par moment, pleinement saisir les opportunités de la mondialisation, comme le montre l'évolution de nos parts de marché en volume par rapport à la demande mondiale qui nous est adressée.
Le décrochage intervient après les années 2000. En fait c'est bien plus tard par rapport à Italie ou au Royaume-Uni, par exemple. On l'a aussi un peu vite oublié, mais la France n'a pas toujours joué perdant, et ce n'est finalement qu'à partir de 2007 que la balance courante est constamment devenue déficitaire. Les dernières évolutions tendent à prouver que rien n'est irrémédiable.
Ce choix de l'ouverture va, c'est certain, structurer la politique économique du prochain quinquennat autour de cet axe fort : permettre aux entreprises d'être compétitives dans un monde ouvert.
Cela passe inévitablement d'abord par des mesures visant à renforcer la compétitivité-prix. Cinq principaux leviers seront actionnés par le nouveau gouvernement.
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Condition nécessaire pour sortir gagnant du choix fort de l'insertion dans la mondialisation, le rétablissement de la compétitivité-prix n'est pas une condition suffisante. Cela suppose en plus deux autres axes forts dans la conduite de la politique économique :
Il faut en avoir conscience, cette politique, ce sont des coûts supplémentaires, c'est un risque d'érosion de la base fiscale avec la modération salariale, et de perte de recettes sur les facteurs mobiles moins taxés. C'est aussi le risque de fragiliser la cohésion sociale. Bref, c'est une équation compliquée, difficilement compatible avec un objectif de déficit à 3%.
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