• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Ordonnances travail : l'inefficacité de la réforme à petits pas

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Publié le 05 juillet 2019 à 14:30 - Mis à jour le 05 juillet 2019 à 14:48

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
IDEE. Contrairement à ce qu'il avait initialement annoncé, le président Emmanuel Macron n'a pas conduit la réforme du marché du travail prenant en compte les enjeux des changements technologiques et favorisant la compétitivité des entreprises françaises. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l'ESSEC

Les marchés du travail des pays de l'Europe du Sud se sont longtemps caractérisés par un socle commun : influence forte des syndicats employés, salaires minimum élevés et surtout des contrats de travail comportant une forte protection légale des emplois, dont le principal instrument en France est le CDI. La définition exigeante de ce qu'est un emploi a pour conséquence un taux de chômage de longue durée plus élevé, une exclusion sociale élevée visant tous les travailleurs fragiles dont la productivité ne cadre pas avec le niveau du salaire minimum, particulièrement les travailleurs handicapés, et un niveau élevé de travailleurs en contrats temporaires qui amènent la flexibilité compensant la stabilité du CDI. En effet, en cas de crise les ajustements se font sur les emplois temporaires ou de manière plus brutale par la faillite de l'entreprise.

Risques juridiques

Aujourd'hui, face à des mutations technologiques ou des évolutions de la demande qui seraient anticipées, les entreprises doivent pouvoir ajuster les effectifs afin de préserver leur compétitivité. Les grandes entreprises peuvent se risquer dans des plans sociaux avec les risques juridiques que cela comporte. Certains licenciements économiques peuvent être maquillés sous forme de faute personnelle. L'entreprise peut enfin faire pression sur les employés pour qu'ils partent comme France Telecom a tenté de le faire dans les années 2000. Ces situations choquantes s'expliquent par la rigidité d'un cadre légal obsolète dans notre contexte de numérisation et de mutations technologiques.

Réformes impopulaires

Plusieurs économistes de premier plan, comme Jean Tirole ou Olivier Blanchard, ont souligné l'importance d'une reforme courageuse du contrat de travail qui remplacerait le duo CDI/CDD par un contrat unique avec un paiement compensatoire en cas de licenciement déterminé à l'avance de manière transparente. C'est l'esprit de la réforme mise en place par Mateo Renzi en Italie, pour les nouveaux contrats. Ces réformes impopulaires mais nécessaires ont coûté son poste à Mateo Renzi comme à Gerhart Schroeder en Allemagne et malheureusement aucun politicien français n'est disposé à sacrifier sa carrière pour le bien commun.

Emmanuel Macron a prudemment misé sur la réforme à petit pas. Plutôt que prendre le risque de mettre en place un nouveau contrat, il a mis en place par ordonnance un encadrement des indemnités pour licenciement abusif. Le barème peut aller de 1 à 20 mois maximum de salaire. Avant la réforme, l'absence de limite supérieure rendait presque impossible pour l'entreprise d'estimer le coût d'un licenciement. Cette esquisse minimaliste de réforme s'est tout de suite vue contestée, et plusieurs tribunaux prudhommaux (Troyes, Anger, Dijon, Bordeaux, Amiens) ont refusé d'appliquer le barème légal, pour imposer des indemnités nettement supérieures.

Idéologie planiste

Les juges ont invoqué le fait que les ordonnances seraient en contradiction avec la Convention de l'Organisation Internationale du Travail nr. 158 / 1982 sur le licenciement. Cette convention est une expression parfaite de l'idéologie planiste selon laquelle l'entreprise doit avant tout garantir l'emploi à vie plutôt que produire des biens et services de la manière la plus efficace. Ainsi un licenciement deviendrait une atteinte au droit au travail. Elle n'a été signée, outre la France, que par 36 pays dont une majorité des pays en développement comme le Yémen, la Zambie, le Venezuela, le Niger ou le Nigeria.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un geste décent au regard de la réalité économique en 2019 aurait été pour Emmanuel Macron de sortir le pays de cette convention. Tout au contraire, le 11 Juin dernier, Emmanuel Macron a l'occasion des 100 ans de l'OIT, a prononcé un étrange discours anticapitaliste, appelant à la mise en place d'un salaire minimum européen présenté comme la panacée anti-dumping social par le travail moins cher à l'Est. Ensuite, il aurait pu mettre un terme à la « cause réelle et sérieuse de licenciement » incorporée dans la définition légale du CDI. Cette réforme devait inciter les employeurs à recruter sur des postes qu'ils estiment pérennes et investir dans la formation de leurs employés, plutôt qu'avoir recours à des contrats courts par crainte de guérillas juridiques potentielles en cas de retournement de conjoncture.

Changer un rouage dans un système inchangé

À lire également

  • En France, un million de personnes travaillent, mais vivent sous le seuil de pauvreté
  • L'OCDE pointe un manque d'attractivité de la France pour les travailleurs qualifiés
  • Quelle ordonnance pour le marché du travail ?
  • L’Union européenne crée une Autorité du travail pour protéger les travailleurs
  • Marché du travail : l'OCDE pointe un manque d'intégration des réfugiés

Le problème de la méthode de la réformette est qu'elle change un rouage dans un système inchangé. De ce fait, la réforme est aisément paralysée par les anciennes institutions toujours en place. Dans les premières années de son quinquennat, Emmanuel Macron affirmait être sensible aux enjeux des changements technologiques et à la compétitivité des entreprises françaises. Cela semble être devenu un souvenir.

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »