Pourquoi l'Allemagne ne paiera pas... malgré la supplique de Dominique Strauss Kahn

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Romain Perez
Romain Perez (Crédits : DR)
L'Allemagne devra payer pour les pays du sud de la zone euro, assurent certains. Or elle ne le fera pas, d'abord parce qu'elle l'a déjà suffisamment fait jusqu'à maintenant, ensuite parce qu'il est de la responsabilité de ces pays, lourdement endettés, de mener des réformes pour retrouver la croissance économique. Par Romain Perez, enseignant à Sciences Po.

À lire Dominique Strauss Kahn, l'Allemagne aurait bien changé. Celle d'avant la crise était éprise d'européanisme et de construction communautaire, portée par la culture solidaire et citoyenne d'Erasme et d'Habermas. Celle d'aujourd'hui vivrait repliée sur ses intérêts, perdue dans d'obscurs calculs d'apothicaire. Prisonnière d'un "récit trompeur et incohérent sur le fonctionnement de l'union monétaire", elle chercherait à imposer une certaine "vision ordo-libérale de la politique économique". Et pour DSK, ce revirement est manifestement au cœur du malheur européen. L'ancien directeur du FMI ne le dit pas clairement, mais entre les lignes, c'est bien la responsabilité allemande qu'il pointe du doigt dans la banqueroute grecque.

Nous défier de nos illusions sur la responsabilité allemande

Cette mise en accusation de nos riches cousins, si commune au sud de l'Europe, interpelle cependant. On est habitué à croire que l'Allemagne "paiera", étant par son histoire endettée à l'égard de l'Europe, mais cette croyance a trop servi de prétexte pour justifier de notre inconséquence collective. Il convient de nous défier de nos illusions sur la responsabilité allemande.

D'abord, parce que l'Allemagne n'est pas coupable, cette fois. Elle n'a aucune obligation morale ou légale de prendre à son compte les dettes de la Grèce. Elle a déjà largement contribué au soutien de l'économie grecque depuis son accession à l'Union européenne, y compris après les débuts de la crise financière de 2010. Et ne saurait donc accepter un discours qui la rendrait responsable de fautes qu'elle n'a pas commises. Les difficultés budgétaires de la Grèce sont la conséquence directe de l'unification monétaire et de l'incapacité d'Athènes, partagée par nombre de pays du sud de la zone euro, à mener les réformes structurelles nécessaires à la convergence macroéconomique.

Les gouvernements du sud ont compromis l'avenir de la zone euro

L'Allemagne a su au contraire anticiper les effets de l'union monétaire, et donner l'exemple au reste de l'Europe en menant des réformes courageuses pour maintenir ses équilibres économiques et financiers. On peut certes fustiger l'obsession budgétaire de Berlin - la convergence macroéconomique nécessitant une compréhension plus large de la gouvernance économique sociale - mais on ne saurait rendre l'Allemagne responsable de la crise actuelle.

Ce sont bien les gouvernements du sud de l'Europe qui ont compromis l'avenir de la zone euro, privilégiant la voie de l'attentisme et de l'endettement à celle des réformes structurelles. Malgré les avertissements de certains économistes et de hautes autorités telles que Jacques Delors, ces gouvernements ont imaginé pouvoir jouir indéfiniment de l'euro, et notamment du pouvoir d'achat qu'il conférait, sans en assumer les servitudes. Et nié le dilemme que posait depuis l'origine l'union monétaire, entre la préservation des modèles économiques et sociaux existants et cette nécessaire convergence macroéconomique.

Réveiller un sentiment d'injustice outre-Rhin

Obliger l'Allemagne aujourd'hui à assumer le renflouement grec - pour peu que cela soit possible -, c'est renverser l'ordre des responsabilités, et réveiller ainsi un sentiment d'injustice outre-Rhin, dangereux pour l'Europe. Selon différents sondages, 71% des Allemands sont favorables au Grexit si la Grèce ne respectait pas ses engagements budgétaires, et 64% estiment que leur pays ne devrait pas venir en aide à la Grèce. Alors que 51% jugent que leur économie se porterait mieux si elle n'était pas au sein de la zone euro.

De plus, l'Allemagne ne paiera pas pour la Grèce car celle-ci n'est pas un cas isolé en Europe. C'est en fait une lame de fond qui menace notre système financier. Outre le Portugal et l'Italie, dont le taux d'endettement dépasse les 130% du PIB, les pays à l'est de l'eurozone connaissent une envolée spectaculaire de leurs emprunts. La France elle-même ne semble pas parvenir à maitriser son endettement, malgré la faiblesse des taux d'intérêt. Ainsi, celui-ci a progressé de pratiquement un quart depuis 2010, et de plus de 10% ces trois dernières années, pour approcher le seuil des 100% du PIB en 2015.

Sans l'Allemagne, qui garderait confiance dans notre système financier?

Dès lors, l'effacement des dettes de la Grèce, qui équivaudrait à leur transfert au passif de l'Allemagne et des autres créanciers du pays, est une voie risquée pour l'avenir. Si l'Allemagne devait céder au chantage du sud de l'Europe, et porter à son débit les dettes de la Grèce, de l'Italie, du Portugal et bien d'autres encore, qui garderait confiance dans notre système financier? Sans la qualité de la signature allemande, sur quoi reposerait l'édifice monétaire européen?

Dans ce contexte, chacun est libre d'imaginer de vastes plans d'abandon de dettes publiques, et d'envisager, à la manière de François Hollande récemment, la constitution d'un véritable gouvernement de la zone euro assurant la péréquation des ressources nécessaire à la pérennisation de l'union monétaire. Mais il faut nous garder de nos chimères. L'Allemagne ne paiera pas. Et nous ne donnerons pas un avenir à la zone euro en institutionnalisant le principe de mendicité pour le compte des économies ne parvenant pas à tenir leurs engagements.

L'heure est venue d'accélérer la mise en place des réformes structurelles

C'est seulement par la responsabilité que l'Europe pourra sortir de l'impasse. Pour la Grèce, il semble que les jeux soient faits ou presque. Il faudrait un miracle pour que la nouvelle cure d'austérité imposée par l'Eurogroupe ne déstabilise davantage sa fragile économie. Mais pour les autres, qui ont encore du temps et quelques marges de manœuvre, l'heure est venue d'accélérer singulièrement la mise en place des réformes structurelles. De sortir du cadre étroit de la consolidation budgétaire, pour aller au fond des choses, en remettant à plat une gouvernance devenue obsolète. Rationalisation administrative et fiscale, activation des prestations sociales, baisse des charges sociales et des dépenses correspondantes, plan de relance de l'investissement industriel et du logement... les chantiers sont nombreux et difficiles. Mais nous le savons désormais, dans la difficulté, il ne faut compter que sur nous-mêmes. L'Allemagne ne paiera pas. Et c'est bien ainsi, car une nation doit assumer ses responsabilités pour demeurer indépendante.

Retrouvez les analyses de Romain Perez sur son blog

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Commentaires
a écrit le 02/08/2015 à 13:42 :
l'allemagne un exemple?
la sociologie tu connais?
la loi des nombres?
l'éthique du salaire d'esclave?
la rumeur et les conneries de l'histoire
jackpot! France! libre!
viens zy! on t'attend.....
a écrit le 02/08/2015 à 13:05 :
""réformes structurelles" est employé ici à la place de ""dumping social!""
a écrit le 02/08/2015 à 12:05 :
produit d’autres externalités, supportées par la collectivité : sources d’eau potable polluées par les résidus de pesticides, perte de biodiversité et des services associés (pollinisation, maintien de la fertilité des sols, etc.)… « Ce qu’il faut retenir, poursuit Mme Woodruff, est que ce calcul de 157 milliards d’euros ne représente que la partie émergée du véritable fardeau attribuable aux polluants chimiques de l’environnement. »Cette « dette »-là ne fait hurler personne. Elle est pourtant bien plus tangible que la dette grecque : outre l’énormité de son poids économique, elle interfère avec notre biologie et dégrade la santé des populations, elle altère les écosystèmes, elle modifie les paysages.Sans le savoir, nous donnons bien plus pour la prospérité de la fière Allemagne que pour aider la petite GrèceCes constats relèvent d’une science consensuelle, conventionnelle, et citée comme telle par le Programme des Nations unies pour l’environnement. C’est ainsi : l’industrie chimique ne se développe qu’au prix d’externalités gigantesques, assumées par les Etats, les collectivités, les systèmes de santé et les autres secteurs économiques. Bien sûr, une externalité n’est pas une dette stricto sensu. « La première peut être vue comme une dette morale, alors que la seconde est contractuelle », dit l’économiste Alain Grandjean. Certes, mais tout cela, nous l’avons payé, nous le payons, ou nous le paierons d’une manière ou d’une autre.
Sans le savoir, nous donnons bien plus pour la prospérité de la fière Allemagne que pour aider la petite Grèce.
a écrit le 02/08/2015 à 11:19 :
"privilégiant la voie de l'attentisme et de l'endettement à celle des réformes". Eh bien à n'en pas douter, malheureusement, la France est un pays du sud de l'Europe. Le principal coupable d'ailleurs est le gouvernement Jospin qui n'a pas su mettre à profit une période de croissance exceptionnelle liée à une conjoncture mondiale porteuse conjuguée à la dégringolade des taux d'intérêts à la mise en place de l'€ pour éradiquer le déficit budgétaire structurel et a préféré financer les 35 heures, des mesures contestables comme l'AME et distribuer une cagnotte qui n'existait pas (en fait de cagnotte il s'agissait juste d'un déficit un peu moindre que prévu...). Evidemment les gouvernements suivants, qui n'ont pas voulu revenir sur ces erreurs, sont aussi responsables...
a écrit le 01/08/2015 à 21:57 :
L'Allemagne a été très conciliante jusqu'à présent, sans doute à cause d'un sentiment de culpabilité .
Le temps arrive ou les generations au pouvoir, non seulement n'auront pas connu le nazisme mais leurs parents non plus.
Sans doute alors, à l'instar des anglais, deviendront-ils beaucoup plus pragmatiques et moins solidaires.
a écrit le 29/07/2015 à 18:56 :
Le plus gros risque (je l'ai déjà écrit) est que certains pays du nord et quelques autres petits pays qui se serrent vraiment la ceinture quittent la ZE et créent une zone Euro +.
Cordialement
a écrit le 29/07/2015 à 14:19 :
" L'Allemagne ne paiera PLUS..." .Cela va de soi pour moi qui ai fait une lecture à froid de l'ensemble de cet article (par ailleurs très intéressant). En effet, et sans prétention aucune, j'aurais tendance à dire qu' il n' y a rien de bien nouveau sous le soleil. Elle est aussi celle de ceux qui appréhendent les relations inter-étatiques sous le prisme du Réalisme (realpolitik) ( voir l'un des commentaires). La conduite d'une nation ( coopération, guerre, alliance, etc,) est toujours mue par des intérêts froids, inavoués. C'est toute la trame des relations internationales. A ce titre, je ne suis pas surprise que l'Allemagne de Mme Merkel vienne nous le rappeler brusquement. Ni Adenauer Konrad, ni Gerhard Schroder n'ont cru dans les vertus d'une Europe solidaire où seul le citoyen alllemand travaille. Réflexion intéressante de Romain Perez (auteur prolixe!). Désormais, on souhaiterait qu'il nous éclaire d'avantage sur les horizons futurs de la zone euro en particulier et sur l'Europe des 28 en général et ce à partir des tendances actuelles, tendances qu'il perçoit à juste titre comme lourdes puisque la crise grecque, assène-t-il, n'est que la partie visible de l'iceberg ( Portugal, Italie, Espagne...) et que dans ses articles précédents ( via son blog), il préconise un Grexit pour les nombreuses vertus qu'il nous assure, une Allemagne désabusée, blasée, etc. Je le lui accorde parce qu'il a sans doute bien raison. Ainsi, on s'attend à ce qu'il nous proposes demain une analyse prospective: Qu'est-ce que cette crise augure pour les 18 États ( partageant la monnaie commune) et pour les 28 États membres de cet ensemble géopolitique en général? Quelle problématique de fond toutes ces incertitudes posent-elles? Et le modèle européen intégration, quel est le degré de sa pertinente aujourd'hui et demain?
Merci.
Curieuse.
a écrit le 29/07/2015 à 11:52 :
Bravo à La Tribune d'avoir ouvert ses colonnes à Romain Perez! On est heureux de voir que la ligne éditoriale n'est pas forcément celle du Front de Gauche...
A retenir:
''Sans la qualité de la signature allemande, sur quoi reposerait l'édifice monétaire européen?''
Réponse de le 31/07/2015 à 12:24 :
l’édifice monétaire aurait peut être été crée avec plus d’équité car il ne sert depuis le début que son créateur : Allemagne!! Si des réformes doivent être engagées elles doivent passer en premier lieu par l'Europe !!
Réponse de le 09/08/2015 à 19:24 :
Réponse à : ''Réponse de @font3110"
Votre commentaire est sincère mais il convient de rappeler:
1) on a dû convaincre l'Allemagne à l'idée d'abandonner le mark
2) elle et d'autres ont obtenu (démocratiquement par traité ) que certains critères économiques servent de cadre afin que l'euro ne devienne pas une devise sans valeur, reflet d'une zone en déclin.
On peut toujours contester la pertinence de tel ou tel critère comme l'on peut toujours nuancer les succès économiques de certains pays ou estimer (comme c'est commode...) qu'il font du dumping social ( le Bangla Desh au nord de l'Europe?) mais force est cependant de constater qu'il s'agit de ceux qui se rapprochent le plus des critères de convergence.
Enfin, il est 'amusant'' de lire souvent que ''l'Allemagne profite''..L'an passé, elle profitait de l'euro fort, aujourd'hui , elle profite de l'euro faible...A n'y rien comprendre;;;
a écrit le 29/07/2015 à 10:03 :
Merci! Votre article est le premier article censé que je lis dans la presse francaise sur la crise grecque. Les 70% d'allemands qui refusent que leur pays continue de payer n'ont ni des rêves d'hégémonie, ni des rêvers aryens. Ils ne veulent simplement plus sponsoriser un peuple qui n'a absoluemnt aucune volonté de changement, ni aucune capacité d'auto critique (et qui vous agresse si vous êtes fatigués d'allonger pas les billets) dont le principal combat et la dernière fièrté sont maintenir un état aux pratiques archaïques et mafieuses.
Réponse de le 31/07/2015 à 12:26 :
on reparlera de la capacité d'auto critique des allemands dans 10 ans!!!
a écrit le 28/07/2015 à 23:34 :
Reforme structurelle , le mot magique , la baguette magique . Un probleme ? la solution : reforme structurelle ; trop de chomage : reforme structurelle ; on vend pas assez d'Airbus : reforme structurelle ; les éleveurs sont à la peine ? : reforme structurelle , .....

Ils font quoi les pays du Nord ? du dumping social et fiscal , alors la reforme structurelle c'est ça ? se lancer dans la compétition du dumping entre nous ? depuis la fin de la guerre et le bloc de l'Est , les différentes generations on cherché à augmenter le niveau de vie , maintenant , il faudrait faire le contraire ? ils avaient tout faux avant ?
Réponse de le 29/07/2015 à 4:58 :
Et votre solution est ... ?
Si c'est vivre à crédit au rythme de 3% de déficit par an, ce n'est même pas vivre sur le dos de vos enfants ... car dans 15 ans vous serez dans la situation des pays du Sud qui demandent de l'aide aux pays à l'économie saine.
A partir du moment où on est dans un monde globalisé libéral, et où on n'est pas la Suisse, il faut s'ajuster ... par des réformes structurelles.
On peut toujours se dire que "c'était mieux avant", mais depuis Reagan on est dans un monde globalisé libéral. Que cela vous plaise ou pas.
Réponse de le 29/07/2015 à 15:10 :
Bien sûr que les réformes structurelles des pays du sud sont plus que nécessaires et bien que vous parliez de dumping social, il fait aujourd'hui mieux vivre en Allemagne ou en Scandinavie qu'en France, Portugal, Italie ou Espagne (ne parlons pas de la Grèce) d'un point de vue économique. Les égoïstes, c'est nous qui préférons laisser nos dettes aux générations futures que de se serrer la ceinture. Les réformes Mitterandiennes nous ont coûté très cher et la lâcheté des gouvernements suivants encore plus. L'Allemagne acceptera de payer pour les autres lorsque ceux-ci auront le courage de faire ce que Gerhard Schröder à fait pour eux. On nous parle en permanence de souveraineté, mais elle passe déjà par une économie saine et moderne qui ne dépend des marchés. Ce n'est pas l'Europe qui va mal mais la majorité des pays qui la compose (sud). Ca suffit le discours Mélanchoniste qui veut que ce soit toujours la faute des autres.
a écrit le 28/07/2015 à 15:29 :
Ache l'arrogance teutonne, mise en scène par Mme Kelmer.., exaltante, absolument exaltante..
a écrit le 28/07/2015 à 14:06 :
"L'Allemagne ne paiera pas. Et c'est bien ainsi, car une nation doit assumer ses responsabilités pour demeurer indépendante."
Je reprends ces deux dernières phrases pour y souligner l'importance du mot "nation". Qui ne fait que souligner l'échec de la politique européenne de ces dernières décennies, dont le projet était d'aboutir à une Europe strictement fédérale par le chemin de l'économie et de la monnaie et dont le résultat serait l'effacement des nations. On voit là encore que De Gaulle était visionnaire. Il avait raison quand il dénonçait l'utopie de ceux qui sautaient comme des cabris en criant :''l'Europe, l'Europe! '' . Les nations sont toujours là, et pour prolonger la formule prosaïque du Général : ''On ne fait pas d'omelettes avec des œufs durs" , on constate que ces œufs sont très durs?
Réponse de le 28/07/2015 à 20:46 :
Un œuf dur sans coquille ! Sans l euro je ne sais pas jusqu ou monteront les taux d'intérêt pour financer notre dette. Le Général se donnait les moyens de sa politique. Que l'on veuille peser en Europe ou que l'on veuille en sortir il faut se donner les moyens économiques de sa politique !
Réponse de le 28/07/2015 à 20:48 :
Un œuf dur sans coquille ! Sans l euro je ne sais pas jusqu ou monteront les taux d'intérêt pour financer notre dette. Le Général se donnait les moyens de sa politique. Que l'on veuille peser en Europe ou que l'on veuille en sortir il faut se donner les moyens économiques de sa politique !
Réponse de le 28/07/2015 à 20:48 :
Un œuf dur sans coquille ! Sans l euro je ne sais pas jusqu ou monteront les taux d'intérêt pour financer notre dette. Le Général se donnait les moyens de sa politique. Que l'on veuille peser en Europe ou que l'on veuille en sortir il faut se donner les moyens économiques de sa politique !
a écrit le 28/07/2015 à 13:25 :
Le IV Reich se met en place avec la complicité tacite de nos dirigeants mous!...
Réponse de le 28/07/2015 à 14:19 :
Vaux mieux un 4iem reich ou un califat pur-jus ?
Réponse de le 29/07/2015 à 15:19 :
Elle demande juste aux pays du sud de se réformer. Votre commentaire n'est que partiellement juste. C'est le fait que nos dirigeants mous (sud dans son ensemble) qui provoque l'hégémonie de l'Allemagne, ce n'est pas elle qui en a la volonté. Quand au commentaire de Lolo, j'espère que c'est du second degré sinon...
a écrit le 28/07/2015 à 11:28 :
Deux solutions s'offrent au regard de l'histoire, l'Allemagne que nous avons financé refuse de mutualiser les pertes qu'elle génère au sein de la zone Euro, elle sort de celle-ci mais les américains maitre de l'Europe ne ..veulent pas, il faut rappeler que l'Allemagne est un pays qui vit de par la présence de bases us, sous occupation américaine.. Les autres -pays du sud- sortent mais les US ne veulent pas davantage de cette sortie car il est pour eux inacceptable de voir exploser la carte de l'union créée pour contraindre la géopolitique de la fédération de Russie et autoriser leur propre développement au détriment de l' UE via la mise en place, pour exemple, du futur TAFTA,.. Cornélien n'est-il pas..?
a écrit le 28/07/2015 à 9:47 :
"Il faudrait un miracle pour que la nouvelle cure d'austérité imposée par l'Eurogroupe ne déstabilise davantage sa fragile économie."
L'Eurogroupe fait des âneries catastrophiques mais c'est très bien...
Le dogme d'abord, l'intelligence pour quoi faire ?
a écrit le 28/07/2015 à 9:33 :
je discutais encore hier de la fin de wwII avec des amis allemands; les allemands n'avaient pas de quoi manger, et etaient bcp moins bien lotis que les grecs actuels
il se trouvent qu'ils sont prets a faire des efforts... pour les gens qui le meritent; pas question d'offrir la retraite a 50 ans que les francais envisagent de s'offrir via eurobonds ' payes par personne'
quant a la culpabilite, ca marchait avec la generation qui a vecu l'apres guerre, ca n'est plus de mise, et ce d'autant moins que bcp d'allemnds ont paye un lourd tribut a hitler sans n'avoir rien demande non plus
alors de la a payer les dettes de fonctionnement des pays m'enfoutistes ( grece, france) avec l'inflation qui leur a amene le petit moustachu, il y a un monde
Réponse de le 28/07/2015 à 14:28 :
Il faut une sacrée ignorance de la réalité grecque pour affirmer que les Allemands actuels sont beaucoup moins bien lotis que les Grecs !!!
Quant à leurs dettes de guerre, ils n'ont même pas entièrement payé les dettes de la 1ère guerre mondiale !
Réponse de le 29/07/2015 à 5:13 :
Oui entièrement d'accord sur votre analyse de l'état d'esprit des Allemands. Et j'ajouterai : "et l'amour dans tout cela" ?
Quand dans un couple il n'y a plus d'amour et qu'on a un partenaire qui ne fait pas le ménage et siffle des bières sur le canapé à longueur de journée ou fait du shopping à tour de bras cela finit par un divorce.
Combien de Français lisent une page de journal allemand par an ? Où un site de news allemands ? Idem pour les Allemands. On ne se rend pas compte du fossé d'appréciation entre les deux opinions publiques. Les politiques d'un coté entretiennent cela et de l'autre ne peuvent aller contre leurs opinions publiques lorsqu'il s'agit de faire des choix.
a écrit le 28/07/2015 à 8:52 :
Qui veut faire payer l Allemagne ! personne à ma connaissance . Pour remédier à la dette structurelle des pays du sud il faut leur permettre de faire des tirages spéciaux mais qui ne doivent pas dépasser le prorata de leur pib dans le pib de l Europe . Et même l effacer par une manœuvre comptable de la BCE qui consisterait en une augmentation de liquidité mais pas au profit des banques ce qui était un non sens , mais pas pour la finance qui nous gouverne , mais destinée aux états , et il va de soit que les plus endettés ne percevraient rien , mais leur dette auraient diminuées au prorata de leur influence initiale, quant aux autres le cash qu ils percevraient serait à leur gré pour des augmentation de salaires , car il faut bien récompensé les bons élèves ....là je crois comprendre que certains ne sont plus d accord ..même dans le nord , surtout dans le nord .
a écrit le 28/07/2015 à 8:39 :
Pas d'accord, quand il est dit dans cet article: " ... que l'Allemagne n'est pas coupable, cette fois. Elle n'a aucune obligation morale ou légale de prendre à son compte les dettes de la Grèce."
C'est vite oublier qu'elle a fait passe à la trappe, en 1953, sa dette de guerre due à la Grèce. Varoufakis avait commencer à mettre ça sur le tapis mais on ne lui a pas laissé le temps d'aller jusqu'au bout de sa démarche. Compte tenu du/des contextes 1953/2015, on peut se demander qui a payé les bakchichs nécessaires....
Réponse de le 29/07/2015 à 5:38 :
@machprot et @mayra :
Vous me faites marrer avec vos dettes de guerre.
C'est comme du temps où les familles se déchiraient parce ce que la vache de la dot de mariage ne donnait pas assez de lait.
Une dette de guerre c'est un impôt qu'imposait le vainqueur sur le vaincu ... il n'y a aucune morale ou justice à chercher là dedans. C'était tout juste bon pour générer assez de ressentiment dans la population pour lancer la guerre suivante.
Cela fleure bon le moyen-âge vos réflexions.
Réponse de le 30/07/2015 à 22:08 :
@Piotr
Vous n'y êtes pas. Ce que vous dites est valable "peut-être" entre la France et l'Allemagne en 1914-18. Et encore.
Mais, dans le cas qui nous concerne, l'Allemagne a attaqué la Grece, alors que ce dernier pays ne la menaçait pas et il n'y avait aucun contentieux territorial.
Au départ des Allemands, le pays était complètement détruit. Plus une fabrique ou chantier naval en état de marche. Les Allemands ont raflé aussi les provisions de blé, de lait, provocant une horrible famine qui a tué des centaines de milliers de Grecs. À cela, on ajoute des dizaines de villages rasés, avec des milliers d'exécutions et près de 100 000 deportés, dont très peu sont revenus.
Cerise sur le gateau : un prêt forcé à la Banque de Grèce. En clair, les Allemands ont dévalisé l'or des Grecs. JAMAIS REMBOURSÉ ! Oui, vous lisez bien, on ne parle pas des intérêts, là !

En 1953, en pleine guerre de Corée, à laquelle elle participait activement grâce à ses jets américains flambants neufs (merci le plan Marshall), la Grèce, tout comme l'Allemagne, était DIRECTEMENT dirigée depuis Washington. Donc, les Grecs ont signé l'abandon de la moitié de la dette et l'abandon PUR ET SIMPLE du remboursement du prêt. Ils auraient tout aussi pu signer pour la protection des Pingouins des îles Galapagos, car on leur tenait la main bien gentiment.

Peu de gens, malheureusement connaisse cette histoire.
a écrit le 28/07/2015 à 8:27 :
Il y a deux choses à préciser.

1 - L'origine de la crise vient du fait que les banques ont joué au casino et étaient sur le point de tout perdre (crise des subprimes). Pour éviter que l'économie mondiale de s'écroule, les États ont dû venir en soutien aux banques qui sont au cœur de système économique. C'est comme ça qu'on en est arrivé à "Côté pile, si les banques gagnent de l'argent c'est pour elles, côté face, si elles en perdent c'est le contribuable qui paye. Bernard MARIS a très bien expliqué ça. C'est la raison pour laquelle les dette de tous les pays occidentaux a commencer à poser problème.

Mieux encore...

2 - La Grèce rapporte de l’argent à ses créanciers publics
Les 226,9 milliards d’euros prêtés par les pays de la zone euro à la Grèce ne l’ont pas été à taux zéro. Lors du premier plan d’aide, ils faisaient une « marge » de 300 points de base (c'est-à-dire que si eux-mêmes empruntaient à 1.5%, ils prêtaient à 4.5% à la Grèce). Lucratif, voire abusif, si bien que par la suite, ces taux ont été revus à la baisse. La transparence n’est cependant pas de mise. Seul, le Fonds européen de stabilité financière dit prêter à un taux de 1,5% et assure que ce taux ne lui assure pas de revenu, juste de quoi couvrir l’emprunt qu’il fait pour prêter à la Grèce, ainsi que ses frais de fonctionnement.
 
Concernant les prêts bilatéraux, les taux varient en fonction des pays. Pour la France, Bercy préfère donner un chiffre global. Depuis 2010, sur quatre ans, les prêts à la Grèce lui ont rapporté 729 millions d’euros, qui sont rentrés comme des recettes dans le budget de l’État. C’est peu ou prou le montant prévu au budget français en 2015 pour le ministère de la Culture. Cependant, c’est un chiffre brut, qui ne tient pas compte des intérêts que la France a dû payer pour l’emprunt qu’elle-même a dû faire pour prêter ensuite à la Grèce.
 
Quant à la BCE, depuis 2010, elle achète des bons du trésor grecs qui rapportent aussi des intérêts. Difficile de savoir combien exactement. De source proche de la BCE, on estime que ces bons du trésor grecs ont rapporté plus de 2 milliards d’euros par an en intérêt depuis 2010. Un montant colossal. En 2010, 2011 et 2012, ce sont les banques centrales de la zone euro (Bundesbank, Banque de France etc) qui ont encaissé cet argent (car la BCE passe par elles pour acheter les bons du trésor grecs, ce sont donc elles qui reçoivent les intérêts liés à ces titres). Pendant trois ans, la crise grecque a donc été lucrative pour ses créanciers européens.
 
Le 27 novembre 2012, l’Eurogroupe a décidé que ces intérêts seraient reversés à la banque centrale grecque à partir de 2013. Cette décision faisait partie d’un ensemble plus large de mesures destinées (déjà) à rendre la dette grecque soutenable. De source concordante, 2 à 3 milliards d’euros ont été ainsi reversés à la Grèce en 2013. En revanche, pour 2014, la Grèce attend toujours que les banques centrales de la zone euro lui reversent les intérêts touchés sur sa dette. Montant : 1.8 milliards d’euros. Montant : 1.8 milliards d’euros. Dès le mois de février, le nouveau gouvernement grec avait demandé le déblocage de cette somme, mais les créanciers en ont fait un objet de la négociation. C’est un des exemples d’incompréhension dans l’interprétation des accords passés.
a écrit le 28/07/2015 à 6:28 :
Excellent article ! Oui les Allemands sont fatigués du manque de sérieux de leurs partenaires et des promesses non tenues. Et ils sont prêts au divorce. Et on les comprendrait encore mieux s'il y avait moins d articles téléguidés par le service com de l'Elysée ou de Matignon. Il n'y a que des Gus qui vivent aux crochets de l'État depuis leur sortie de l'Ena et qui jouent avec l'argent public pour ne pas le comprendre.
Qu'on se le dise : l'Allemagne ne paiera pas !
Notre destin est entre nos mains !
a écrit le 27/07/2015 à 23:56 :
Cet article nous change de Romaric Gaudin ...enfin une analyse rationnelle.
Beaucoup de Français "Gaudiniste" ou de la gauche de la gauche oublient que l'Euro a été construit sur des règles : déficit public < 60%, un déficit public annuel qui ne devrait pas excéder 3 % du PIB. Il y a une des tolérances (trop) sur ces critères. Et bien non, ne pas respecter les règles c'est de fait, s'exclure du système. Certains devraient également se rendre compte que le pays dominant en Europe c'est l'Allemagne et pas la France, alors nos désirs socialo de mieux disant social (qui sont de plus en plus une utopie en réalité), une bonne partie de l'Europe ne se reconnait pas dans ce modèle. Nous sommes de fait déjà exclu et devront suivre la locomotive ou nous appauvrir d'avantage et sortir nous aussi de l'Euro fort. Le centre géographique de l'Union européenne à 28 membres est situé sur la ville allemande de Westerngrund (Bavière, 50° 07′ 02.23″ N 9° 14′ 51.97″ E). Regardez bien une carte avec google map vous comprendrez rapidement que l'Allemagne peut vivre en Europe sans la France (en faisant une union plus grande avec la Turquie par exemple qui est en plein boom économique et a presque 70 millions d'habitants et une position géographique vers les pays du Golfe est l'Asie très favorable).
a écrit le 27/07/2015 à 22:56 :
L'Allemagne a bénéficié d'un taux de conversion à l'Euro sous-estimé et sous-investit dans ses services publics depuis des années ce qui ne va pas aller sans poser de problèmes, surtout avec une population vieillissante. Est-ce réellement le modèle de société que nous souhaitons ?
La crise des pays du sud lui ont permis de bénéficier d'une surprime de confiance et elle a gagné des dizaines de milliards grâce à des taux d'emprunt anormalement bas, voire négatifs, ce que l'auteur a décidé d'ignorer totalement. L'Euro et la politique monétaire qui l'accompagne sont adaptés à son économie, certes, mais malheureusement ce n'est pas un moteur pour le reste de l'Europe, bien au contraire.
a écrit le 27/07/2015 à 19:52 :
Quand on lit les commentaires on croirait lire des grecs...l europe oui mais pour recevoir de l argent ...mais les travailleurs allemands berkkk....Ils le ressentent et ne veulent qu une chose ...quitter l europe et à ce moment là on verra si on vit aussi bien.... et vive le modele francais...à la grec...
Réponse de le 28/07/2015 à 14:32 :
Et donc ? Qu'est-ce que ceci veut dire ?!
C'est plutôt curieux de supposer qu'un peuple ait pu durer autant sans travailler. Si les Allemands veulent quitter l'UE, c'est une décision démocratique qu'on en peut que respecter.
Réponse de le 02/08/2015 à 12:29 :
Il faut savoir balayer devant sa porte. En France, assez de laxisme, travailler davantage, abandonner les 35 h de Mme Aubry (soit disant pour procurer du travail aux chômeurs, solution miracle de la gauche, je me souviens) qui nous a coûté des dizaines de milliards.
Travailler plus longtemps (les syndicats vont me tuer !!) comme les autres pays, ne pas vivre au dessus de ses moyens.
Le problème en Europe (du Sud, France comprise) est de vivre depuis longtemps au dessus de leurs moyens sans réformes et en laissant les dettes à leurs enfants et petits enfants.
Une fois que ces dettes deviennent monstrueuses, que faire ?
a écrit le 27/07/2015 à 19:51 :
Beaucoup ont ici ont du subir une malencontreuse ablation de la mémoire ou sont d'une mauvaise fois qui ferait penser qu'ils parleraient au nom de partis politiques. Oui, l'Allemagne a payé, oui la France et les autres pays européens ont payé et ne continueront de payer que si les pays faisant soit disant partie de l'UE font les réformes nécessaires. Nous savons depuis toujours que la Grèce avait un fonctionnement irrationnel en ce qui concerne ses institutions (pourries jusqu'à la moelle), incapable de faire payer l’impôt aux riches. La Grèce n'a qu'a s'en prendre à elle même. Qu'elle sorte si elle le souhaite, mais si elle sort, alors plus aucun créancier de la planète voudra lui prêter le moindre cent(ime pour les perdus) et ce sera le chaos total dans le pays. Les politiciens veulent faire croire que la politique est toujours la plus forte : eh bien non. Quand on veut vraiment faire de la politique, on s'en donne les moyens et on ne doit rien à personne, PAS UN ROND. Donc objectif : ZÉRO ENDETTEMENT. sinon, c'est juste jouer à la girouette comme savent très bien faire les partis politiques en France. Aucun parti depuis 30 ans n'a réussi à faire diminuer la dette de la France, résultat pas de croissance, prélèvements en hausse, cherchez l'erreur. Donc ce que dit monsieur Perez est juste du bon sens, et vous feriez bien d'en prendre une bonne dose.
a écrit le 27/07/2015 à 19:49 :
Ah, çet article dénote agréablement des élucubrations syriziennes de Romaric Godin, qui d'ailleurs semble avoir disparu de la circulation, faute de ne plus savoir ce que pense le parti qui l'inspirait.
Merci La Tribune et Romain Perez pour ces informations éclairées!
Réponse de le 27/07/2015 à 22:23 :
100% d'accord avec le commentaire de BPJ .
a écrit le 27/07/2015 à 19:15 :
Voilà un article dont le seul but est de resservir le discours habituel: l'Allemagne est un modèle, il faut faire des réformes structurelles, flexibiliser le marché du travail, réduire le poids de l’État etc...
Réponse de le 28/07/2015 à 0:13 :
Si les autres pays de la zone euro avaient fait en même temps ce qu'a fait l'Allemagne, cette dernière n'aurait pas autant profité de ses efforts et sacrifices. Mais voilà, ces pays n'ont même pas "osé" les faire, donc tant mieux pour l'Allemagne.
Il est souvent dit que si tout le monde avait fait comme l'Allemagne la situation ne serait pas meilleure en Europe; croyez-vous que si tout le monde avait fait comme la France l'Europe irait mieux ?
Réponse de le 29/07/2015 à 11:03 :
L'Allemagne a une situation démographique très dégradée, ce qui ne sera pas sans conséquence sur la compétitivité dans 10 ans. Peut-être faut-il rappeler que la France a une politique familiale qui a également supposé des sacrifices...
a écrit le 27/07/2015 à 19:08 :
"La convergence macroéconomique..." ou plutot l'alignement sur les critères allemands ?
a écrit le 27/07/2015 à 18:26 :
"Retrouvez les analyses de Romain Perez sur son blog" : pourquoi faire ? Son "analyse" n'est que la resucée idéologique habituelle. Il a bien appris sa leçon, a été récompensé par un bon poste et peut donc continuer à "transmettre" ce pour quoi on l'a mis en place. Félicitations.
Réponse de le 27/07/2015 à 19:17 :
@pinidouille !Vous le critiquez, mais vous memes preteriez vous de l'argent au meilleur de vos amis sans s'assurer qu'il puisse vous rembourser ? L'hypocrisie est reine à gauche mais c'est bien connu ,c'est la vertue des parasites ...........
Réponse de le 27/07/2015 à 22:35 :
La question n'est pas de savoir si on prête à un "ami", mais quelle sera la situation ensuite. Au-delà du constat accablant de la faillite sociale et économique de ces politiques (doit-on encore rappeler la croissance anémique, et désormais la récession grecque, et les 25% de PIB de perdu dans l'affaire ?), c'est aussi une question sur l'avenir de l'Europe. Une Europe, prompte à tenir le bâton contre la Grèce et Chypre, où les choses se décident en huis clos dans des salons bruxellois entre le président français, la chancelière allemande, le président du conseil européen (Tusk, un parfait inconnu) et le premier ministre grec. C'est ça le sens de l'Europe ? Et je ne parle pas de l'eurogroupe, le conseil d'administration de la zone euro... Le projet européen ne fait plus rêver personne ici, il est mort.
a écrit le 27/07/2015 à 18:22 :
Tous les pays ne peuvent pas être Allemands et produire des Bmw, Audi, Mercédès...
Tous les pays ne peuvent pas être Américains et avoir Google, Amazon, Apple...
Tous les pays ne peuvent pas être la Chine et être l'atelier du Monde...
Tous les pays ne peuvent pas être la Russie et disposer de terres et de ressources naturelles immenses...
...Et pour faire vivre ces géants, (leurs fonds de pension, leurs fonds souverains, leurs spéculateurs) il faudrait que tous les autres pays se sacrifient, fassent des "réformes structurelles", dégager des moyens financiers pour qu'ils puissent continuer à vivre dans l'opulence, dans le luxe le plus tapageur, l'indécence de demeures extravagantes, de yacht et de jets ostentatoires.
L'Allemagne ne paiera pas, c'est son droit, mais elle n'a pas non plus le droit d'imposer son modèle à travers l'UE et être le principal pays à en tirer bénéfice sur le dos des autres. L'UE est noyautée par les néo-libéraux et par conséquence anti-démocratique, l'UE et l'Euro sont morts à Athènes, il est urgent que nous en sortions.
Réponse de le 27/07/2015 à 19:30 :
@valbel 89!J'ai connu l'Allemagne sous le mark et le pouvoir d'achat des allemands était nettement superieur à celui des français !Les allemands ont ce qu'ils se sont gagnés et tout ce blabla sur les fonds de pensions et autres stupidités ne changera en rien la verité qui est que eux vivent au niveau de leur économie et que les états du sud (exeptée l'Espagne ) parasitent l'€!Les gres doivent 40 milliards à la France ,pas aux banques ,à l'état français qui a emprunté pour leur preter au taux le plus bas augmentant du coup notre propre dette .Ca fait 700 € par personne ,2800 € pour une famille avec 2 enfants !Ils veulent pas rembourser au paiera de notre poche comme le veut le FDG .En attendant ,des milliers de familles françaises pauvres et endettées saisies expulsées et au chomage auraient bien aimées que leurs dettes soient effacées mais là,evidemment ,à gauche on entend personne ...........
a écrit le 27/07/2015 à 18:08 :
Toujours le meme blabla. La cigale et la fourmie. Pour ceux desirant aller au dela de la fable, il y a des perdants et des gagnants et des regles du jeu. Or, ces regles, en depit des efforts reels des gagnants qui expliquent leur success, contribuent au desequilibre. Il ne s'agit donc pas de faire payer l'allemagne pour ce qui lui revient, mais simplement sur la partie du profit indu qu'elle tire du systeme. Pour memoire, si le premier client de l'allemagne c'est l'europe et pas le Japon ou les US, peut etre y a t il des raisons a cela?
Réponse de le 27/07/2015 à 19:42 :
Le premier lient de l'Allemagne c'est l'Europe mais qui en Europe ? Vous achetez des Mercedez ,des BMW et Audi ,du Bosh ,du Gardena ,du Miele des machines outils ext........Les gens qui achetent ça sont soit des gens aisés à gauche et une trés grande majorité de gens de droite et ces gens là n'ont que faire des états d'ames qui soutiennent des états parasites !L'assurance vie fond en € est principalement placée en obligation d'état surtout de l'état français !On attend de voir la gauche ,surtout son extreme dire comme Melenchon que la France ne remboursera pas ,parce que des gens de gauche et d'extreme gauche et j'en connais et tout leur élus aussi ONT DE L ASSURANCE VIE !Si leur argent placé en assurance vie n'est pas en fond d'état il est dont en unité de compte ,SOIT EN ACTION !!!!!!!!! l'HYPOCRISIE CA COMMENCE A BIEN FAIRE

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