Pourquoi l'Allemagne ne paiera pas... malgré la supplique de Dominique Strauss Kahn

L'Allemagne devra payer pour les pays du sud de la zone euro, assurent certains. Or elle ne le fera pas, d'abord parce qu'elle l'a déjà suffisamment fait jusqu'à maintenant, ensuite parce qu'il est de la responsabilité de ces pays, lourdement endettés, de mener des réformes pour retrouver la croissance économique. Par Romain Perez, enseignant à Sciences Po.

5 mn

Romain Perez
Romain Perez (Crédits : DR)

À lire Dominique Strauss Kahn, l'Allemagne aurait bien changé. Celle d'avant la crise était éprise d'européanisme et de construction communautaire, portée par la culture solidaire et citoyenne d'Erasme et d'Habermas. Celle d'aujourd'hui vivrait repliée sur ses intérêts, perdue dans d'obscurs calculs d'apothicaire. Prisonnière d'un "récit trompeur et incohérent sur le fonctionnement de l'union monétaire", elle chercherait à imposer une certaine "vision ordo-libérale de la politique économique". Et pour DSK, ce revirement est manifestement au cœur du malheur européen. L'ancien directeur du FMI ne le dit pas clairement, mais entre les lignes, c'est bien la responsabilité allemande qu'il pointe du doigt dans la banqueroute grecque.

Nous défier de nos illusions sur la responsabilité allemande

Cette mise en accusation de nos riches cousins, si commune au sud de l'Europe, interpelle cependant. On est habitué à croire que l'Allemagne "paiera", étant par son histoire endettée à l'égard de l'Europe, mais cette croyance a trop servi de prétexte pour justifier de notre inconséquence collective. Il convient de nous défier de nos illusions sur la responsabilité allemande.

D'abord, parce que l'Allemagne n'est pas coupable, cette fois. Elle n'a aucune obligation morale ou légale de prendre à son compte les dettes de la Grèce. Elle a déjà largement contribué au soutien de l'économie grecque depuis son accession à l'Union européenne, y compris après les débuts de la crise financière de 2010. Et ne saurait donc accepter un discours qui la rendrait responsable de fautes qu'elle n'a pas commises. Les difficultés budgétaires de la Grèce sont la conséquence directe de l'unification monétaire et de l'incapacité d'Athènes, partagée par nombre de pays du sud de la zone euro, à mener les réformes structurelles nécessaires à la convergence macroéconomique.

Les gouvernements du sud ont compromis l'avenir de la zone euro

L'Allemagne a su au contraire anticiper les effets de l'union monétaire, et donner l'exemple au reste de l'Europe en menant des réformes courageuses pour maintenir ses équilibres économiques et financiers. On peut certes fustiger l'obsession budgétaire de Berlin - la convergence macroéconomique nécessitant une compréhension plus large de la gouvernance économique sociale - mais on ne saurait rendre l'Allemagne responsable de la crise actuelle.

Ce sont bien les gouvernements du sud de l'Europe qui ont compromis l'avenir de la zone euro, privilégiant la voie de l'attentisme et de l'endettement à celle des réformes structurelles. Malgré les avertissements de certains économistes et de hautes autorités telles que Jacques Delors, ces gouvernements ont imaginé pouvoir jouir indéfiniment de l'euro, et notamment du pouvoir d'achat qu'il conférait, sans en assumer les servitudes. Et nié le dilemme que posait depuis l'origine l'union monétaire, entre la préservation des modèles économiques et sociaux existants et cette nécessaire convergence macroéconomique.

Réveiller un sentiment d'injustice outre-Rhin

Obliger l'Allemagne aujourd'hui à assumer le renflouement grec - pour peu que cela soit possible -, c'est renverser l'ordre des responsabilités, et réveiller ainsi un sentiment d'injustice outre-Rhin, dangereux pour l'Europe. Selon différents sondages, 71% des Allemands sont favorables au Grexit si la Grèce ne respectait pas ses engagements budgétaires, et 64% estiment que leur pays ne devrait pas venir en aide à la Grèce. Alors que 51% jugent que leur économie se porterait mieux si elle n'était pas au sein de la zone euro.

De plus, l'Allemagne ne paiera pas pour la Grèce car celle-ci n'est pas un cas isolé en Europe. C'est en fait une lame de fond qui menace notre système financier. Outre le Portugal et l'Italie, dont le taux d'endettement dépasse les 130% du PIB, les pays à l'est de l'eurozone connaissent une envolée spectaculaire de leurs emprunts. La France elle-même ne semble pas parvenir à maitriser son endettement, malgré la faiblesse des taux d'intérêt. Ainsi, celui-ci a progressé de pratiquement un quart depuis 2010, et de plus de 10% ces trois dernières années, pour approcher le seuil des 100% du PIB en 2015.

Sans l'Allemagne, qui garderait confiance dans notre système financier?

Dès lors, l'effacement des dettes de la Grèce, qui équivaudrait à leur transfert au passif de l'Allemagne et des autres créanciers du pays, est une voie risquée pour l'avenir. Si l'Allemagne devait céder au chantage du sud de l'Europe, et porter à son débit les dettes de la Grèce, de l'Italie, du Portugal et bien d'autres encore, qui garderait confiance dans notre système financier? Sans la qualité de la signature allemande, sur quoi reposerait l'édifice monétaire européen?

Dans ce contexte, chacun est libre d'imaginer de vastes plans d'abandon de dettes publiques, et d'envisager, à la manière de François Hollande récemment, la constitution d'un véritable gouvernement de la zone euro assurant la péréquation des ressources nécessaire à la pérennisation de l'union monétaire. Mais il faut nous garder de nos chimères. L'Allemagne ne paiera pas. Et nous ne donnerons pas un avenir à la zone euro en institutionnalisant le principe de mendicité pour le compte des économies ne parvenant pas à tenir leurs engagements.

L'heure est venue d'accélérer la mise en place des réformes structurelles

C'est seulement par la responsabilité que l'Europe pourra sortir de l'impasse. Pour la Grèce, il semble que les jeux soient faits ou presque. Il faudrait un miracle pour que la nouvelle cure d'austérité imposée par l'Eurogroupe ne déstabilise davantage sa fragile économie. Mais pour les autres, qui ont encore du temps et quelques marges de manœuvre, l'heure est venue d'accélérer singulièrement la mise en place des réformes structurelles. De sortir du cadre étroit de la consolidation budgétaire, pour aller au fond des choses, en remettant à plat une gouvernance devenue obsolète. Rationalisation administrative et fiscale, activation des prestations sociales, baisse des charges sociales et des dépenses correspondantes, plan de relance de l'investissement industriel et du logement... les chantiers sont nombreux et difficiles. Mais nous le savons désormais, dans la difficulté, il ne faut compter que sur nous-mêmes. L'Allemagne ne paiera pas. Et c'est bien ainsi, car une nation doit assumer ses responsabilités pour demeurer indépendante.

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5 mn

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Commentaires 53
à écrit le 02/08/2015 à 13:42
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l'allemagne un exemple? la sociologie tu connais? la loi des nombres? l'éthique du salaire d'esclave? la rumeur et les conneries de l'histoire jackpot! France! libre! viens zy! on t'attend.....

à écrit le 02/08/2015 à 13:05
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""réformes structurelles" est employé ici à la place de ""dumping social!""

à écrit le 02/08/2015 à 12:05
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produit d’autres externalités, supportées par la collectivité : sources d’eau potable polluées par les résidus de pesticides, perte de biodiversité et des services associés (pollinisation, maintien de la fertilité des sols, etc.)… « Ce qu’il faut ret...

à écrit le 02/08/2015 à 11:19
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"privilégiant la voie de l'attentisme et de l'endettement à celle des réformes". Eh bien à n'en pas douter, malheureusement, la France est un pays du sud de l'Europe. Le principal coupable d'ailleurs est le gouvernement Jospin qui n'a pas su mettre à...

à écrit le 01/08/2015 à 21:57
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L'Allemagne a été très conciliante jusqu'à présent, sans doute à cause d'un sentiment de culpabilité . Le temps arrive ou les generations au pouvoir, non seulement n'auront pas connu le nazisme mais leurs parents non plus. Sans doute alors, à l'i...

à écrit le 29/07/2015 à 18:56
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Le plus gros risque (je l'ai déjà écrit) est que certains pays du nord et quelques autres petits pays qui se serrent vraiment la ceinture quittent la ZE et créent une zone Euro +. Cordialement

à écrit le 29/07/2015 à 14:19
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" L'Allemagne ne paiera PLUS..." .Cela va de soi pour moi qui ai fait une lecture à froid de l'ensemble de cet article (par ailleurs très intéressant). En effet, et sans prétention aucune, j'aurais tendance à dire qu' il n' y a rien de bien nouveau s...

à écrit le 29/07/2015 à 11:52
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Bravo à La Tribune d'avoir ouvert ses colonnes à Romain Perez! On est heureux de voir que la ligne éditoriale n'est pas forcément celle du Front de Gauche... A retenir: ''Sans la qualité de la signature allemande, sur quoi reposerait l'édifice mon...

le 31/07/2015 à 12:24
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l’édifice monétaire aurait peut être été crée avec plus d’équité car il ne sert depuis le début que son créateur : Allemagne!! Si des réformes doivent être engagées elles doivent passer en premier lieu par l'Europe !!

le 09/08/2015 à 19:24
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Réponse à : ''Réponse de @font3110" Votre commentaire est sincère mais il convient de rappeler: 1) on a dû convaincre l'Allemagne à l'idée d'abandonner le mark 2) elle et d'autres ont obtenu (démocratiquement par traité ) que certains critères é...

à écrit le 29/07/2015 à 10:03
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Merci! Votre article est le premier article censé que je lis dans la presse francaise sur la crise grecque. Les 70% d'allemands qui refusent que leur pays continue de payer n'ont ni des rêves d'hégémonie, ni des rêvers aryens. Ils ne veulent simpleme...

le 31/07/2015 à 12:26
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on reparlera de la capacité d'auto critique des allemands dans 10 ans!!!

à écrit le 28/07/2015 à 23:34
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Reforme structurelle , le mot magique , la baguette magique . Un probleme ? la solution : reforme structurelle ; trop de chomage : reforme structurelle ; on vend pas assez d'Airbus : reforme structurelle ; les éleveurs sont à la peine ? : reforme st...

le 29/07/2015 à 4:58
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Et votre solution est ... ? Si c'est vivre à crédit au rythme de 3% de déficit par an, ce n'est même pas vivre sur le dos de vos enfants ... car dans 15 ans vous serez dans la situation des pays du Sud qui demandent de l'aide aux pays à l'économie s...

le 29/07/2015 à 15:10
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Bien sûr que les réformes structurelles des pays du sud sont plus que nécessaires et bien que vous parliez de dumping social, il fait aujourd'hui mieux vivre en Allemagne ou en Scandinavie qu'en France, Portugal, Italie ou Espagne (ne parlons pas de ...

à écrit le 28/07/2015 à 15:29
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Ache l'arrogance teutonne, mise en scène par Mme Kelmer.., exaltante, absolument exaltante..

à écrit le 28/07/2015 à 14:06
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"L'Allemagne ne paiera pas. Et c'est bien ainsi, car une nation doit assumer ses responsabilités pour demeurer indépendante." Je reprends ces deux dernières phrases pour y souligner l'importance du mot "nation". Qui ne fait que souligner l'échec de ...

le 28/07/2015 à 20:46
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Un œuf dur sans coquille ! Sans l euro je ne sais pas jusqu ou monteront les taux d'intérêt pour financer notre dette. Le Général se donnait les moyens de sa politique. Que l'on veuille peser en Europe ou que l'on veuille en sortir il faut se donner ...

le 28/07/2015 à 20:48
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Un œuf dur sans coquille ! Sans l euro je ne sais pas jusqu ou monteront les taux d'intérêt pour financer notre dette. Le Général se donnait les moyens de sa politique. Que l'on veuille peser en Europe ou que l'on veuille en sortir il faut se donner ...

le 28/07/2015 à 20:48
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Un œuf dur sans coquille ! Sans l euro je ne sais pas jusqu ou monteront les taux d'intérêt pour financer notre dette. Le Général se donnait les moyens de sa politique. Que l'on veuille peser en Europe ou que l'on veuille en sortir il faut se donner ...

à écrit le 28/07/2015 à 13:25
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Le IV Reich se met en place avec la complicité tacite de nos dirigeants mous!...

le 28/07/2015 à 14:19
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Vaux mieux un 4iem reich ou un califat pur-jus ?

le 29/07/2015 à 15:19
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Elle demande juste aux pays du sud de se réformer. Votre commentaire n'est que partiellement juste. C'est le fait que nos dirigeants mous (sud dans son ensemble) qui provoque l'hégémonie de l'Allemagne, ce n'est pas elle qui en a la volonté. Quand au...

à écrit le 28/07/2015 à 11:28
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Deux solutions s'offrent au regard de l'histoire, l'Allemagne que nous avons financé refuse de mutualiser les pertes qu'elle génère au sein de la zone Euro, elle sort de celle-ci mais les américains maitre de l'Europe ne ..veulent pas, il faut rappe...

à écrit le 28/07/2015 à 9:47
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"Il faudrait un miracle pour que la nouvelle cure d'austérité imposée par l'Eurogroupe ne déstabilise davantage sa fragile économie." L'Eurogroupe fait des âneries catastrophiques mais c'est très bien... Le dogme d'abord, l'intelligence pour quoi ...

à écrit le 28/07/2015 à 9:33
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je discutais encore hier de la fin de wwII avec des amis allemands; les allemands n'avaient pas de quoi manger, et etaient bcp moins bien lotis que les grecs actuels il se trouvent qu'ils sont prets a faire des efforts... pour les gens qui le merite...

le 28/07/2015 à 14:28
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Il faut une sacrée ignorance de la réalité grecque pour affirmer que les Allemands actuels sont beaucoup moins bien lotis que les Grecs !!! Quant à leurs dettes de guerre, ils n'ont même pas entièrement payé les dettes de la 1ère guerre mondiale !

le 29/07/2015 à 5:13
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Oui entièrement d'accord sur votre analyse de l'état d'esprit des Allemands. Et j'ajouterai : "et l'amour dans tout cela" ? Quand dans un couple il n'y a plus d'amour et qu'on a un partenaire qui ne fait pas le ménage et siffle des bières sur le can...

à écrit le 28/07/2015 à 8:52
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Qui veut faire payer l Allemagne ! personne à ma connaissance . Pour remédier à la dette structurelle des pays du sud il faut leur permettre de faire des tirages spéciaux mais qui ne doivent pas dépasser le prorata de leur pib dans le pib de l Europ...

à écrit le 28/07/2015 à 8:39
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Pas d'accord, quand il est dit dans cet article: " ... que l'Allemagne n'est pas coupable, cette fois. Elle n'a aucune obligation morale ou légale de prendre à son compte les dettes de la Grèce." C'est vite oublier qu'elle a fait passe à la trappe, ...

le 29/07/2015 à 5:38
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@machprot et @mayra : Vous me faites marrer avec vos dettes de guerre. C'est comme du temps où les familles se déchiraient parce ce que la vache de la dot de mariage ne donnait pas assez de lait. Une dette de guerre c'est un impôt qu'imposait le v...

le 30/07/2015 à 22:08
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@Piotr Vous n'y êtes pas. Ce que vous dites est valable "peut-être" entre la France et l'Allemagne en 1914-18. Et encore. Mais, dans le cas qui nous concerne, l'Allemagne a attaqué la Grece, alors que ce dernier pays ne la menaçait pas et il n'y av...

à écrit le 28/07/2015 à 8:27
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Il y a deux choses à préciser. 1 - L'origine de la crise vient du fait que les banques ont joué au casino et étaient sur le point de tout perdre (crise des subprimes). Pour éviter que l'économie mondiale de s'écroule, les États ont dû venir en so...

à écrit le 28/07/2015 à 6:28
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Excellent article ! Oui les Allemands sont fatigués du manque de sérieux de leurs partenaires et des promesses non tenues. Et ils sont prêts au divorce. Et on les comprendrait encore mieux s'il y avait moins d articles téléguidés par le service com d...

à écrit le 27/07/2015 à 23:56
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Cet article nous change de Romaric Gaudin ...enfin une analyse rationnelle. Beaucoup de Français "Gaudiniste" ou de la gauche de la gauche oublient que l'Euro a été construit sur des règles : déficit public < 60%, un déficit public annuel qui ne dev...

à écrit le 27/07/2015 à 22:56
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L'Allemagne a bénéficié d'un taux de conversion à l'Euro sous-estimé et sous-investit dans ses services publics depuis des années ce qui ne va pas aller sans poser de problèmes, surtout avec une population vieillissante. Est-ce réellement le modèle d...

à écrit le 27/07/2015 à 19:52
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Quand on lit les commentaires on croirait lire des grecs...l europe oui mais pour recevoir de l argent ...mais les travailleurs allemands berkkk....Ils le ressentent et ne veulent qu une chose ...quitter l europe et à ce moment là on verra si on vit ...

le 28/07/2015 à 14:32
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Et donc ? Qu'est-ce que ceci veut dire ?! C'est plutôt curieux de supposer qu'un peuple ait pu durer autant sans travailler. Si les Allemands veulent quitter l'UE, c'est une décision démocratique qu'on en peut que respecter.

le 02/08/2015 à 12:29
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Il faut savoir balayer devant sa porte. En France, assez de laxisme, travailler davantage, abandonner les 35 h de Mme Aubry (soit disant pour procurer du travail aux chômeurs, solution miracle de la gauche, je me souviens) qui nous a coûté des dizain...

à écrit le 27/07/2015 à 19:51
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Beaucoup ont ici ont du subir une malencontreuse ablation de la mémoire ou sont d'une mauvaise fois qui ferait penser qu'ils parleraient au nom de partis politiques. Oui, l'Allemagne a payé, oui la France et les autres pays européens ont payé et ne c...

à écrit le 27/07/2015 à 19:49
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Ah, çet article dénote agréablement des élucubrations syriziennes de Romaric Godin, qui d'ailleurs semble avoir disparu de la circulation, faute de ne plus savoir ce que pense le parti qui l'inspirait. Merci La Tribune et Romain Perez pour ces infor...

le 27/07/2015 à 22:23
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100% d'accord avec le commentaire de BPJ .

à écrit le 27/07/2015 à 19:15
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Voilà un article dont le seul but est de resservir le discours habituel: l'Allemagne est un modèle, il faut faire des réformes structurelles, flexibiliser le marché du travail, réduire le poids de l’État etc...

le 28/07/2015 à 0:13
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Si les autres pays de la zone euro avaient fait en même temps ce qu'a fait l'Allemagne, cette dernière n'aurait pas autant profité de ses efforts et sacrifices. Mais voilà, ces pays n'ont même pas "osé" les faire, donc tant mieux pour l'Allemagne. ...

le 29/07/2015 à 11:03
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L'Allemagne a une situation démographique très dégradée, ce qui ne sera pas sans conséquence sur la compétitivité dans 10 ans. Peut-être faut-il rappeler que la France a une politique familiale qui a également supposé des sacrifices...

à écrit le 27/07/2015 à 19:08
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"La convergence macroéconomique..." ou plutot l'alignement sur les critères allemands ?

à écrit le 27/07/2015 à 18:26
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"Retrouvez les analyses de Romain Perez sur son blog" : pourquoi faire ? Son "analyse" n'est que la resucée idéologique habituelle. Il a bien appris sa leçon, a été récompensé par un bon poste et peut donc continuer à "transmettre" ce pour quoi on l'...

le 27/07/2015 à 19:17
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@pinidouille !Vous le critiquez, mais vous memes preteriez vous de l'argent au meilleur de vos amis sans s'assurer qu'il puisse vous rembourser ? L'hypocrisie est reine à gauche mais c'est bien connu ,c'est la vertue des parasites ...........

le 27/07/2015 à 22:35
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La question n'est pas de savoir si on prête à un "ami", mais quelle sera la situation ensuite. Au-delà du constat accablant de la faillite sociale et économique de ces politiques (doit-on encore rappeler la croissance anémique, et désormais la récess...

à écrit le 27/07/2015 à 18:22
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Tous les pays ne peuvent pas être Allemands et produire des Bmw, Audi, Mercédès... Tous les pays ne peuvent pas être Américains et avoir Google, Amazon, Apple... Tous les pays ne peuvent pas être la Chine et être l'atelier du Monde... Tous les pay...

le 27/07/2015 à 19:30
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@valbel 89!J'ai connu l'Allemagne sous le mark et le pouvoir d'achat des allemands était nettement superieur à celui des français !Les allemands ont ce qu'ils se sont gagnés et tout ce blabla sur les fonds de pensions et autres stupidités ne changera...

à écrit le 27/07/2015 à 18:08
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Toujours le meme blabla. La cigale et la fourmie. Pour ceux desirant aller au dela de la fable, il y a des perdants et des gagnants et des regles du jeu. Or, ces regles, en depit des efforts reels des gagnants qui expliquent leur success, contribuent...

le 27/07/2015 à 19:42
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Le premier lient de l'Allemagne c'est l'Europe mais qui en Europe ? Vous achetez des Mercedez ,des BMW et Audi ,du Bosh ,du Gardena ,du Miele des machines outils ext........Les gens qui achetent ça sont soit des gens aisés à gauche et une trés grand...

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