Transport aérien Français : réanimation indispensable
Alain Falque
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Gonzalo Fuentes
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Les aides massives apportées par les États aux compagnies aériennes Major leur permettant de poursuivre une restructuration fortement compromise par la crise sanitaire, n'a pas créé d'aides similaires aux autres compagnies. Dépendants du trafic low cost qui alimente l'économie touristique locale, les aéroports, petits et moyens, font face à des demandes financières des transporteurs à bas coûts, afin de maintenir les dessertes existantes et développer le trafic.
Les lignes directrices européennes prohibant les aides d'État ont été largement abandonnées du fait de la crise sanitaire au profit des Majors. En soutenant Air France, l'Etat français a fait son devoir d'actionnaire de référence, mais a méconnu son rôle d'aménageur du territoire en ne recherchant pas une modification des règles qui accompagnent un transport aérien fortement chamboulé. On peut objecter que la loi de décentralisation a remis aux autorités régionales et locales la gestion des petits et moyens aéroports, mais il demeure que le cadre général reste fortement centralisé et régulé dans le contexte de la réglementation européenne.
Fixées sur la problématique de concurrence entre compagnies majors basées sur des aéroports moyens, ces règles européennes ne sont plus aujourd'hui adaptées au contexte concurrentiel préexistant du fait du retrait d'Air France notamment, les low cost demeurant seules sur le marché. Les impacts sur l'économie locale, devraient être désormais, les éléments déterminants de la régulation. Le contexte concurrentiel dans lequel se situaient les lignes directrices n'existe plus aujourd'hui. La plupart des plaintes ont été initiées par la compagnie nationale. La concurrence se fait entre compagnies low cost qui ont toutes les mêmes principes de fonctionnement à quelques variantes près.
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Le principe d'une subvention d'État aux aéroports pour pallier le déficit lié à la pandémie, ne représente pas une solution pérenne. Elle peut résoudre un problème temporaire de trésorerie, mais ne peut en aucun cas permettre d'établir une politique de long terme dans lequel les économies locales ont besoin de s'inscrire.
Alain Falque