L’avis de Fisher Investments France sur les indicateurs du marché du travail
Article partenaire - Fisher Invest Fraenc

Photo d'illustration
DR
PROPOSÉ PAR
Fisher Invest France - Stratégies d’investissement à long terme
Article partenaire - Fisher Invest Fraenc

Photo d'illustration
DR
... t sans grande pertinence pour l’évolution des marchés boursiers.
Comme le montre l'Illustration 1, les points d'inflexion du marché du travail ont tendance à être en retard sur les actions. Prenons l'exemple des trois dernières récessions — contraction économique profonde et/ou prolongée — de la zone euro, telles qu'identifiées par le Centre for Economic Policy Research-Euro Area Business Cycle Network (l'arbitre officiel de la zone euro en matière de récession). Dans tous les cas, les marchés baissiers (baisse des marchés boursiers supérieure à -20 % due à des facteurs fondamentaux) qui leur sont associés ont précédé la récession et la hausse des taux de chômage.
Illustration 1 : Le chômage est en retard sur les actions et la croissance économique

Source : FactSet, au 09/09/2024. Performance de l'indice MSCI Economic and Monetary Union (EMU), dividendes nets réinvestis, et taux de chômage de la zone euro, du 31/12/1999 au 31/08/2024.
Par exemple, le pic de chômage d'avril 2013 est apparu 19 mois après le creux des marchés de la zone euro, soit toute la durée de la récession de 2011-2013, soulignant ainsi l'avance que prennent généralement les actions sur l'économie et les données relatives à l'emploi. Cela correspond à l'avis de Fisher Investments France, fondé sur son analyse des données historiques du marché, qui révèle que les actions sont tournées vers l'avenir et intègrent généralement les évolutions économiques probables avec une avance de l'ordre de 3 à 30 mois.
En revanche, les données sur l'emploi sont habituellement en retard et ne fournissent qu'un instantané rétrospectif des conditions économiques passées. Pourquoi cela ? Réfléchissez à la manière dont un responsable du recrutement pourrait évaluer ses décisions d'embauche. L'embauche des nouveaux employés nécessite souvent des ressources et des dépenses considérables de la part de l'entreprise (recrutement, entretiens, formation, etc.). De l'avis de Fisher Investments France, fondé sur son analyse des pratiques d'embauche des entreprises, celles-ci repoussent généralement l'augmentation de leur masse salariale jusqu'à ce que la demande des clients les contraigne à renforcer leurs effectifs, ce qui ne se produit que bien après l'amélioration des conditions économiques. Nous constatons que l'option de faire appel à de la main-d'œuvre supplémentaire n'est utilisée qu'en dernier recours, les entreprises préférant se contenter des salariés qu'elles ont à leur disposition jusqu'à ce qu'elles n'aient plus d'autre choix.
De même, étant donné que les sociétés valorisent généralement leur capital humain — l'un de leurs actifs les plus précieux — nous avons remarqué qu'elles sont réticentes à licencier des travailleurs, même quand les temps commencent à être durs. D'après nos observations, lorsque des baisses de coûts deviennent nécessaires durant une période économique difficile, les entreprises essaient à tout prix d'éviter les licenciements, choisissant souvent de privilégier d'autres réductions de dépenses (par exemple, au niveau des plans d'expansion, du marketing, des stocks, des projets discrétionnaires, des primes et des frais administratifs généraux). De l'avis de Fisher Investments France, fondé sur son étude du comportement des entreprises, la plupart d'entre elles ne veulent pas gaspiller les talents dans lesquels elles ont investi massivement, à moins de n'avoir d'autre choix, sachant que le temps, les efforts et les coûts nécessaires pour les remplacer plus tard pourraient représenter des inconvénients considérables par rapport à leurs concurrents.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Considérons à présent les implications de cette situation en matière d'investissement : de l'avis de Fisher Investments France, basé sur son examen des décisions globales des entreprises en matière d'emploi, les rapports sur le sujet reflètent des informations qui sont une conséquence de la croissance économique. Selon nous, les indicateurs relatifs à l'emploi sont donc à la traîne du cycle économique, tandis que les prix des actions le précèdent, devançant les tendances économiques avant qu'elles ne deviennent évidentes aux yeux de tous.
Comment les investisseurs peuvent-ils tirer parti de ce constat (retard des indicateurs du marché du travail) ? Les commentateurs financiers que nous suivons ont tendance à accorder une importance excessive non seulement à ce que les rapports sur l'emploi sont censés révéler sur l'état actuel de l'économie, mais aussi sur son avenir. Toutefois, comme le montrent nos recherches, il s'agit essentiellement de bruit et d'une information accessoire en ce qui concerne l'évolution des actions, tournées vers l'avenir. Les investisseurs peuvent faire abstraction des bavardages sur ce que les tendances de l'emploi sont censées prédire pour l'économie et les marchés.
Nous estimons toutefois que les indicateurs relatifs à l'emploi sont utiles d'un autre point de vue, celui de l'évaluation du sentiment. De l'avis de Fisher Investments France, fondé sur ses analyses des indicateurs sur l'emploi, ceux-ci ne déterminent pas l'orientation des actions, les réactions générales aux données sur la croissance de l'emploi — et les attitudes à l'égard du marché du travail en général — représentent un moyen de déterminer si c'est l'optimiste ou le pessimisme qui prévaut à l'égard de la situation économique. La mesure dans laquelle cela pèse sur — ou alimente — les attentes peut faciliter (ou compliquer) leur réalisation. À nos yeux, l'évolution des marchés résulte essentiellement de ce décalage entre la réalité et les attentes. Plus les prévisions sont moroses, notamment en ce qui concerne des facteurs tels que les rapports sur l'emploi qui n'ont que peu d'incidence sur la croissance économique future, plus il est probable que les résultats soient meilleurs que prévu, entraînant les actions à la hausse, et vice versa.
De l'avis de Fisher Investments France, sur la base des données relatives au marché du travail, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles indiquent l'évolution économique future, mais plutôt à ce qu'elles révèlent le sentiment, justifié ou non, à l'égard de l'évolution probable des perspectives économiques dans un avenir prévisible.
Ne manquez pas les dernières actualités et perspectives de marché de Fisher Investments France:
Fisher Investments France est le nom commercial utilisé par Fisher Investments Luxembourg, Sàrl en France (« Fisher Investments Europe »). Fisher Investments Luxembourg, Sàrl est une société à responsabilité limitée constituée au Luxembourg sous le numéro B228486 opérant également sous le nom Fisher Investments Europe (« Fisher Investments Europe »). Son siège social est sis à l'adresse suivante : K2 Building, Forte 1, 2a rue Albert Borschette, Troisième étage, L-1246 Luxembourg. Fisher Investments Europe est agréée en tant que société d'investissement par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (« CSSF ») et en tant qu'intermédiaire en assurance auprès du Commissariat aux Assurances (« CAA ») et de l'ORIAS (sous le numéro 2020CM004). La succursale française de Fisher Investments Europe est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 853 467 207. S'agissant de ses services de gestion de portefeuille discrétionnaire, Fisher Investments Europe externalise à ses sociétés apparentées une partie des fonctions quotidiennes de gestion de portefeuille, de conseil en investissement et de trading.
Ce document reflète les opinions générales de Fisher Investments Europe et ne doit pas être considéré comme une recommandation personnalisée ou comme un reflet de la performance obtenue par ses clients. Rien ne garantit que Fisher Investments Europe maintiendra ces opinions, qui sont susceptibles de changer à tout moment si de nouvelles informations ou analyses lui sont communiquées ou en cas de réévaluation de celles-ci. Les informations contenues dans le présent document ne constituent en aucun cas une recommandation ou une prévision quant à l'évolution des conditions de marché. Elles sont fournies à titre purement indicatif. La situation actuelle ou future des marchés peut différer considérablement de celle présentée ici. De plus, aucune garantie n'est donnée quant à l'exactitude des hypothèses formulées à des fins d'illustration dans le présent document.
Article partenaire - Fisher Invest Fraenc