UNEP : des produits d’épargne au plus proche des besoins
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La Tribune Business Interviews - Paroles d’acteurs économiques
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L'UNEP est une société qui travaille pour une association d'épargnants. Nous collaborons avec 1400 cabinets de conseil en gestion de patrimoine indépendants pour co-construire des contrats et établir un cahier des charges, puis nous faisons des appels d'offres auprès d'institutionnels ayant des agréments pour créer des produits d'épargne.
Notre capacité à faire du volume nous permet de fabriquer des produits sur mesure. Nous essayons de créer majoritairement des produits d'assurance vie associatifs, qui sont donc des contrats de groupe à adhésion facultative. Les contrats sont souscrits par l'association, et chaque adhérent peut y souscrire en le personnalisant en fonction de sa situation. Nous représentons les cabinets de conseil en gestion de patrimoine et les adhérents d'une seule voix auprès des assureurs ou des sociétés de gestion, ce qui fait de nous une force de discussion importante.
Le métier souffre d'un défaut de notoriété, mais aussi d'une idée reçue : les gens ont tendance à penser qu'il est nécessaire d'avoir un patrimoine très important pour bénéficier des services d'un conseiller en gestion de patrimoine. En réalité, le patrimoine moyen des clients est autour de 100 000€.
La première valeur ajoutée des conseillers en gestion de patrimoine est l'indépendance : contrairement aux conseillers travaillant dans une banque, ils peuvent sélectionner les produits de leur choix, qui leur semblent les mieux placés dans leur catégorie. Ils travaillent souvent dans des contrats en architecture ouverte, qui regroupent des fonds de différentes banques, ce qui leur permet de faire des arbitrages en fonction de leurs performances.
Pour que les épargnants fassent appel aux conseillers en gestion de patrimoine, ils ont l'obligation d'avoir une plus-value aussi bien en termes de compétence technique que d'indépendance, par rapport au secteur bancaire. Ils sont également contrôlés par les autorités de tutelles.
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Enfin, leur troisième valeur ajoutée est leur proximité. Un conseiller en gestion de patrimoine se doit de connaître ses clients, car il les suit sur la durée et cela lui permet de déterminer exactement ce qu'il leur faut. Ce n'est pas seulement de l'argent qui lui est confié, mais l'histoire de cet argent.
Nous n'assistons pas à une crise de l'immobilier, mais à une crise du financement immobilier. Le secteur a connu une montée des taux, ainsi qu'une diminution du nombre d'acquéreurs.
Cependant, dans l'immobilier d'investissement, le taux d'occupation est bon et la moyenne de rentabilité des fonds de type SCPI est à la hausse. Depuis le début de l'année, toutes les SCPI récentes ou avec de la trésorerie sont en collecte positive, et font des acquisitions dans de biens meilleures conditions qu'il y a deux ans.
C'est une crise de ressenti : comme dans de nombreux secteurs, il y a des bons élèves et de moins bons élèves. Certaines sociétés n'ont pas bien géré leurs flux de collecte et leur patrimoine, ce qui les a conduits à décoter leurs parts. Cela a créé un effet domino : les propriétaires de biens immobiliers au travers de SCPI ont voulu vendre, inquiets de cette baisse. Comme ce sont des produits non-côtés, cela a créé une crise de liquidités pour toutes les SCPI.
En France, la durée de détention moyenne en parts de SCPI est de 22 ans. Cela signifie qu'environ 5% des porteurs de parts vendent leurs parts tous les ans, en général du fait d'un projet ou d'un évènement de vie. Cette proportion est passée à plus de 15%, ce qui démontre que les gens vendent par peur.
Quand on est propriétaire d'un appartement, si sa valeur baisse mais que les loyers continuent d'être payés, et augmentent car ils sont indexés sur l'inflation, il n'y a pas de raison logique de vendre. L'investissement en immobilier, même au travers de parts de SCPI, est de minimum 8 ans. C'est généralement ceux qui ont des contrats d'assurance vie, où ils ne perçoivent pas de loyers mensuels, qui s'inquiètent s'ils voient une SCPI baisser.
Auparavant, les gens avaient des réticences à souscrire des produits de retraite, car ils se demandaient combien de temps ils allaient en profiter. Avec le changement de législation et la promotion politique qui a été faite autour de ces produits, ils sont plus lisibles et abordables en termes d'épargne, et connaissent donc une forte poussée. On peut notamment transférer d'anciens contrats retraite sur les nouveaux produits.
La tendance est nettement sur le plan d'épargne retraite individuel (PERIN). C'est un produit qui donne des avantages fiscaux immédiats, notamment sur l'imposition, et qui n'amène pas d'aliénation du capital, contrairement à d'autres produits retraite.
Malgré tout, le meilleur produit retraite, quand on en a les moyens, est d'être propriétaire de son logement. Il ne faut donc pas hypothéquer cette possibilité pour souscrire un produit retraite. En outre, il est toujours mieux de commencer sa réflexion d'épargne retraite à 20 ans, en épargnant 50€ par mois, plutôt que commencer à 50 ans, où il faudra épargner peut-être plus de 500€ pour obtenir le même résultat.

La consultation du présent article est notamment soumise aux CGU de Scribeo
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Comment la conjoncture actuelle impacte-t-elle l'investissement immobilier ?