Politique : qui sont ces conseillers qui gravitent dans l’ombre du pouvoir ?

Béatrice Girard
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Qui n'a pas entendu parler, vu à la télé, ou aperçu ces derniers mois, une couverture de newsmag mettant en scène le jeune Gaspard Gantzer... Jeune espoir du cinéma français ? Non, en 2014, cet énarque a été nommé à 35 ans conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication à l'Élysée.
Avant lui, un certain Emmanuel Macron (nommé en 2012 et à 35 ans secrétaire général adjoint de l'Élysée) avait déjà contribué à propulser en pleine lumière des fonctions où l'on cultivait jusqu'alors traditionnellement la discrétion.
La montée en puissance et l'influence grandissante des cabinets ministériels remonte en effet à quelques années et cette évolution n'a pas échappé aux juristes Xavier Bioy et Stéphane Mouton et au politologue Jean-Michel Eymeri-Douzans, de l'université Toulouse 1 Capitole.
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D'autant que ce goût pour la mise en avant des collaborateurs touche aussi l'exécutif local. Fraîchement élue en début d'année, Carole Delga, la nouvelle présidente de la Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées présentait sa garde rapprochée avec force détail par voie de communiqué. Laurent Blondiau, ancien journaliste et proche de Georges Frêche disparu en 2010 choisi comme directeur de cabinet, assisté de Clément Prunières et Ugo Barrière. De même, en juillet dernier, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc communiquait sur le remaniement au sein de son cabinet et la promotion accordée à Arnaud Mounier. Plus récemment enfin, Jacques Oberti, président du Sicoval, se félicitait de la mise en place d'un cabinet pour rendre sa collectivité plus attractive.
Ena, Polytechnique, HEC, Sciences-Po... Voilà le parcours classique et largement répandu parmi les membres des cabinets ministériels au sein desquels on comptabiliserait 70 à 80 % d'hommes.
Béatrice Girard