Plusieurs questions ont émaillé les discussions entre Emmanuel Macron et Alpha Condé lors de leur rencontre, ce mercredi 22 novembre. Les deux présidents ont notamment évoqué les relations bilatérales entre la France et la Guinée, le prochain sommet UA-UE d'Abidjan, mais aussi les crises qui traversent certains pays africains. Les questions de l'esclavage en Libye et de la crise politique au Togo ont fait l'objet des échanges entre le président en exercice de l'Union africaine (UA) et le président français.
Le président guinéen n'a pas caché son indignation face à la situation qui prévaut aujourd'hui en Libye où des hommes «noirs» sont vendus contre de l'argent. «Ce qui s'est passé [en Libye] est scandaleux ... inacceptable ! », a déclaré Alpha Condé, en accusant au passage l'Occident d'avoir une responsabilité dans cette situation.
De son côté, le président Macron a vertement condamné la vente des migrants africains comme esclave en Libye. Il a annoncé avoir initié une démarche au sein du Conseil de sécurité des Nations unies devant conduire à des résolutions concrètes.
Outre la question de l'esclavage en Libye, la crise politique togolaise a été aussi un des sujets phares abordés par les deux chefs d'Etat. Le président français, qui s'est déjà prononcé en faveur d'un dialogue entre le pouvoir et l'opposition pour mettre fin à la crise, a échangé avec son homologue guinéen sur les possibilités pour y arriver. Le président guinéen a surtout insisté sur la souveraineté du Togo.
Le président en exercice de l'UA avait rencontré mardi dernier à Paris certains leaders de l'opposition togolaise, notamment la secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) et coordinatrice de la coalition de l'opposition, Brigitte Adjamagbo Johnson ; le président du Parti national panafricain (PNP), Me Tikpi Atchadam et le président de l'Alliance nationale pour le changement (ANC) et chef de file de l'opposition, Jean-Pierre Fabre.
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Suite aux discussions avec ces derniers, le président guinéen avait indiqué avoir reçu un mémorandum de l'opposition contenant ses exigences pour aller au dialogue. Il s'agirait entre autres de mettre fin à «l'état de siège» des villes de Sokodé, Mango et Bafilo ; la libération des détenus politiques et la levée des poursuites judiciaires qui pèsent sur certains acteurs politiques. «Tout ce que nous voulons c'est que le problème soit résolu par un dialogue togolais... Toutes les demandes qui se situent dans le cadre d'une situation apaisée et d'un dialogue apaisé sont à prendre en compte», a ajouté Alpha Condé.
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