La fusion des Régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, un flop financier ?

Pierrick Merlet
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Rémi Benoit

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Créer des Régions plus puissantes à l'échelle européenne et réaliser des économies, tels étaient les deux grands objectifs de la fusion des Régions opérée au 1er janvier 2016 à travers la loi NOTRe. Les Régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ont fusionné pour ne faire plus qu'une, sous le nom Occitanie. Sans surprise, Toulouse a été désignée comme la capitale régionale, avec cependant un partage des sièges régionaux des diverses structures entre la Ville rose et Montpellier.
D'ailleurs, c'est dans cette dernière que se tiennent depuis le 15 avril 2016 les assemblées plénières de la Région Occitanie réunissant les 158 élus de l'instance. Avant cela, les deux premières assemblées plénières s'étaient tenues dans l'hémicycle toulousain. Depuis, plus aucun événement de ce genre ne s'est déroulé à Toulouse et la Région loue des salles pour effectuer ses assemblées. Ce choix a été dénoncé jeudi 31 mai par des élus de l'opposition appartement au groupe UEDC (Union des élus de la droite et du centre).
En effet, pour Carole Delga, les deux hémicycles à Toulouse et Montpellier ne sont pas adaptés pour accueillir 158 conseillers régionaux, ce qui oblige à de telles locations. Selon ces élus de l'opposition, la présidente du Conseil Régional aurait plusieurs fois expliqué oralement que les coûts de réfection des hémicycles seraient de 8 millions d'euros à Toulouse et 10 millions à Montpellier sur la base de devis. Mais d'après l'UEDC, ces documents n'existeraient finalement pas et pour obtenir ces chiffres, la Région aurait fait elle-même des estimations avec ses services.
Pierrick Merlet