Le Conseil départemental de Haute-Garonne menacé de disparition ?

Pierrick Merlet
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Est-ce un rétropédalage de la part d'Emmanuel Macron, le président de la République ? Lors de la campagne pour l'élection présidentielle en 2017, il a répété à plusieurs reprises vouloir alléger le millefeuille territorial français par soucis d'économies, mais aussi de simplification. Le candidat avait alors retenu l'option suivante :
Mais les ambitions du candidat à l'Elysée semblent différentes de celles du désormais chef d'État dans ce dossier. Lors d'une rencontre non inscrite à son agenda, il a reçu à l'Élysée le 1er août dernier cinq présidents de métropoles, à savoir Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Alain Juppé (Bordeaux), Damien Castelain (Lille), Johanna Rolland (Nantes) et Christian Estrosi (Nice-Côte d'Azur).
Une réunion informelle durant laquelle le Président de la République a exposé son nouveau projet à ces élus métropolitains.
En effet, depuis 2015, la métropole du Grand Lyon composée de 59 communes a absorbé les compétences départementales sur son territoire (avec les budgets en conséquences). Désormais, ce territoire métropolitain est entouré par un nouveau département, plus petit, le "nouveau Rhône", avec un budget moins important que par le passé.
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C'est ce modèle que le chef de l'État souhaite appliquer sur les métropoles à dimension européenne actuellement ou en capacité de le devenir. "Cela représente la moitié des 22 métropoles de notre pays", estime Jean-Luc Moudenc. En effet, cette réforme concernerait surtout des métropoles de plus de 500 000 habitants. Néanmoins, d'après le président de Toulouse Métropole, le président de la République n'a pas donné de calendrier à ses interlocuteurs pour cette réforme.
Pierrick Merlet
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