Quand le local nourrit la transition énergétique
Hélène Lerivrain

Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, à l'occasion d'une plénière des Assises européennes de la transition énergétique à Bordeaux ce 28 janvier.
HL
Hélène Lerivrain

Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, à l'occasion d'une plénière des Assises européennes de la transition énergétique à Bordeaux ce 28 janvier.
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Pas de Greta Thunberg dans l'hémicycle du Palais des Congrès à Bordeaux, mais son homologue en Ouganda, Hilda Flavia Nakabuye, 22 ans, était présente. C'est bien la jeunesse qui a ouvert les 21èmes Assises européennes de la transition énergique, ce mardi 28 janvier, dans la capitale girondine. Installée aux côtés de représentants de la communauté urbaine (CU) de Dunkerque, de Bordeaux Métropole, du Grand Genève et de l'Ademe, organisateurs de l'événement, la jeune Ougandaise est la première à avoir pris la parole pour témoigner.
"Il y a une société à transformer", ajoute le jeune Hugo Viel, membre du collectif pacte Finance-Climat en France.
De quoi entrer d'emblée dans le vif du sujet de ces Assises dont l'objectif consiste à mettre en lumière des expériences menées sur les territoires, d'échanger, "et même de copier", assure Patrick Bobet, président de Bordeaux Métropole. Ainsi, Charles Fournier, vice-président à la Région Centre-Val de Loire, reconnait s'être inspiré, lors d'une précédente édition, de la COP créée à Rouen pour lancer à son tour, en 2019, la première COP régionale.
200 COPérateurs sont ainsi associés, notamment la MGEN qui relaie auprès de ses adhérents, et au cœur du processus, le conseil scientifique, composé de 20 chercheurs et universitaires de la région, aura notamment pour mission de garantir la pertinence des engagements.
La donnée scientifique restera aussi comme le point de départ de la réflexion lancée en 2011 en Nouvelle-Aquitaine où a été constitué le Comité scientifique régional sur le changement climatique, AcclimaTerra. L'idée : apporter aux acteurs du territoire les connaissances nécessaires à leur stratégie d'adaptation au changement climatique. Depuis, deux rapports ont été présentés et, en juillet 2019, la Nouvelle-Aquitaine a défini sa feuille de route, Néo Terra, avec 80 engagements.
Sur le cas de la filière hydrogène considérée comme stratégique par la Région, Patrick Bobet, annonce d'ailleurs la tenue d'un déjeuner de travail pendant ces Assises. Le président de la métropole, confiant, s'attend à des prises de décisions.
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D'autres exemples n'ont pas manqué d'être rappelés par les territoires.
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Le Giec avait d'ailleurs précisé dans un rapport que 50 à 70 % des leviers d'action contre le dérèglement climatique se trouvaient au niveau local. Pour autant, des freins persistent. Des freins financiers, certes mais aussi d'acceptabilité. "Sur ce point, on bute encore", reconnait Arnaud Leroy, président de l'Ademe.
Hélène Lerivrain