Dans un contexte de confinement, Bordeaux Métropole a également activé son plan de continuité pour assurer ses missions essentielles de service public en mode dégradé. Faute d'équipements de protection, les éboueurs et agents de propreté sont particulièrement exposés au Covid-19. La collectivité précise aussi les décisions prises en matière de chantiers de voirie et marchés publics. A Bordeaux, l'accès aux quais est désormais interdit.[Article mis à jour le 24/03/20 avec la commande de masques par Bordeaux Métropole]
Ce devait être une semaine aussi ensoleillée que riche en tractations et annonces politiques en vue du 2nd tour des élections municipales. C'est finalement une métropole et une région à l'arrêt mais encore relativement épargnées par l'épidémie de Covid-19,qui se préparent à affronter le tsunami sanitaire à venir et à fonctionner en mode dégradé pendant plusieurs semaines. Bordeaux Métropole a ainsi activé son plan de continuité des services pour assurer l'essentiel "tout en protégeant ses agents et ses citoyens".
Après des tâtonnements dans plusieurs services de la Métropole lundi, les tâches non essentielles ont été supprimées et les agents indispensables sont confinés chez eux depuis mardi 17 mars jusqu'à nouvel ordre avec un système d'astreinte à la semaine en cas d'urgence. Bordeaux Métropole précise ainsi que tous les bâtiments de Bordeaux Métropole (Laure Gatet, Hôtel de Bordeaux Métropole et Cité Municipale) restent fermés au public tandis que l'accueil téléphonique reste ouvert. "Une cellule de veille renforcée se réunit quotidiennement afin de garantir la bonne mise en application du plan de continuité d'activité", précise la Métropole.
Pas de protections pour les éboueurs
S'agissant des déchets, la collectivité assure que 90 % du service de collecte est assuré et que les jours de collecte ne sont pas modifiés. Les usagers sont invités à sortir leurs bacs noirs et verts comme d'habitude. Les déchetteries sont, elles, fermés. Mais du côté des agents chargés de la collecte et de la propreté, la réalité est beaucoup plus alarmante.
"Ces collègues sont dans une situation très compliquée. Ils sont bien conscients de leur mission de service public et des enjeux sanitaires et d'hygiène mais ils ne sont absolument pas équipés pour faire face au risque de contamination : pas de gel hydro-alcoolique, pas de masques et pas de lunettes alors qu'ils sont à trois par benne !", témoigne Sylvain Verney, secrétaire général Force ouvrière à Bordeaux Métropole.