Régionales : Thierry Mariani, de « simple militant » à candidat « tenace »

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
MAXIM ZMEYEV

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MAXIM ZMEYEV
Il est ce que l'on appelle un enfant du pays. Né dans le Vaucluse, Thierry Mariani n'est donc pas un énième parachuté depuis la Capitale. En Provence Alpes Côte d'Azur on n'aime pas vraiment que Paris envoie des candidats qui ne connaissant rien au local. Thierry Mariani est précisément né à Orange - on rappellera au passage que la ville est dirigée depuis 1995 par un ex-Front National, Jacques Bompard - et maire durant seize ans de la ville de Valréas, commune d'un peu plus de 9.000 habitants, connue pour avoir été le premier centre français de l'industrie du cartonnage et où il a grandi. Ses études - entre l'école supérieure catholique puis le lycée militaire, à Aix-en-Provence - ne le destinent pas vraiment à la chose politique. D'ailleurs, dit-il lui-même, « je n'ai pas décidé de me lancer en politique ». S'il y met, tout de même, un premier pied c'est pour, dit-il encore, « des personnalités que j'aimais bien ». Charles Pasqua, Philippe Seguin notamment. Et pour coller des affiches. « J'ai commencé par les travaux manuels. Si on m'avait dit, lorsque j'ai pris ma carte, que la politique serait mon activité quotidienne, j'aurais souri ».
De colleur d'affiches, Thierry Mariani va vite en délaisser les pots de colle et le terrain pour enchaîner les mandats. Maire, conseiller général, ministre, député français, député européen... C'est Charles Pasqua qui lui met le pied à l'étrier et le fait intégrer les jeunes du RPR. Où il retrouve Nicolas Sarkozy, Eric Raoult, Roger Karouchi ou encore un certain... Renaud Muselier.
Aujourd'hui député européen, passé du côté du RN en 2019, qu'elle est donc la raison qui pousse Thierry Mariani à revenir sur ses terres natales ? « Je n'y avais pas pensé », avoue-t-il, lorsqu'on lui demande pourquoi ce choix d'un scrutin régional mais il s'est laissé convaincre par Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, par Stéphane Ravier, conseiller municipal de Marseille et par David Rachline, un autre local de l'étape, maire de Fréjus, dans le Var. « Je veux montrer que l'on peut diriger une région comme on dirige une ville ». Et puis, le mandat européen « ne permet pas vraiment de peser sur les décisions du quotidien. Je n'ai pas l'impression de faire quelque chose de concret », alors que celle de président de Région... « C'est un retour aux sources », commente-t-il. Comprendre un retour aux responsabilités plus concrètes.
Laurence Bottero