Le budget 2023 du Département de la Gironde calé à 2,2 milliards d'euros
Jean-Philippe Déjean

Jean-Luc Gleyze à Hostens (Gironde) après les terribles incendies de cet été dans les Landes de Gascogne.
Agence Appa
Jean-Philippe Déjean

Jean-Luc Gleyze à Hostens (Gironde) après les terribles incendies de cet été dans les Landes de Gascogne.
Agence Appa
Le conseil départemental de la Gironde, présidé par Jean-Luc Gleyze (PS), vient d'adopter son budget primitif 2023, à hauteur de 2,2 milliards d'euros. On peut observer, de façon très schématique, que cette mouture du projet de budget 2023 est en hausse de +6,2 % par rapport à celle de 2022 (2,07 milliards d'euros).
Les recettes de fonctionnement devraient ainsi s'élever à 1.853,5 millions d'euros, soit +1,8 % par rapport au budget voté en 2022. Elles devraient être notamment alimentées à hauteur de 528,5 millions d'euros par la TVA, de 520 millions d'euros par les droits de mutation à titre onéreux. Sans oublier 186 millions d'euros de dotations de l'Etat, non indexées sur l'inflation, qui restent stables.
Le Département joue un rôle central dans l'attribution des aides sociales et consacre plus d'un milliard d'euros en dépenses de fonctionnement aux solidarités : allocations, actions d'insertion, protection de l'enfance, etc. Ce qui représente 62 % des dépenses de fonctionnement.
Avant de donner quelques exemples de dépenses engagées, soit 530,5 millions d'euros ciblée sur les allocations individuelles de solidarité, comme le RSA (revenu de solidarité active) ou l'APA (allocation personnalisée d'autonomie), 270 millions d'euros au titre de l'aide sociale à l'enfance ou encore 286,8 millions d'euros pour les dépenses de personnel, qui ont augmenté en particulier avec la création de postes pour renforcer les services aux usagers du secteur social et l'impact de la revalorisation du point d'indice.
Le Département a ensuite décidé de consacrer 286 millions d'euros à l'investissement « grâce à une stratégie financière rigoureuse lui permettant de dégager une épargne de 104,2 millions d'euros ». Des investissements qui vont avoir des effets directs sur l'activité économique de la Gironde, avec 111,1 millions d'euros au titre des collèges, 40,6 millions d'euros pour les infrastructures routières (dont 4,4 millions d'euros pour les mobilités alternatives), 28 millions d'euros pour le logement social ou encore deux millions d'euros pour le Service départemental d'incendie et de secours de la Gironde (SDIS 33).
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Le budget primitif 2023 attribue 15,1 millions d'euros au titre du développement social. Cette ligne budgétaire alimente des actions de lutte contre l'exclusion « pour compléter l'action directe réalisées par ses équipes sociales de terrain ». Le Département finance ainsi des initiatives locales de développement social, soutient les centres sociaux, les acteurs de l'inclusion sociale et ceux de la solidarité alimentaire.
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Le Département mène par ailleurs depuis 2015 une politique active de soutien aux artistes et acteurs de la culture via la Plateforme de coopération de l'emploi culturel (Place), appuyée par le FSE (fonds social européen) et mène par ce biais des actions d'insertion auprès des allocataires du RSA ou demandeurs d'emploi « des champs de l'art et de la culture ». En 2021, l'Assemblée départementale a débloqué huit millions d'euros de RSA attribués à des personnes des secteurs de l'art et de la création. En plus notamment du dispositif Place, qui soutient les projets d'artistes au RSA, le Département coopère avec l'Etat et la Région avec lesquels il travaille à la création d'une filière dont les premières briques porteront en particulier sur la reconnaissance du travail artistique, sa juste rémunération et la consolidation des parcours professionnels.
Jean-Philippe Déjean