Le 13 décembre le Conseil départemental de la Gironde a adopté son budget primitif 2022. Etabli à 2,07 milliards d'euros, il intègre des recettes de 1,76 milliard d'euros en baisse de -2,5 % par rapport à la réalisation prévisionnelle de 2021. Comme il s'agit d'un budget prévisionnel cette baisse ne témoigne pour le moment que d'une analyse prudente d'un contexte marqué par l'incertitude.
"La difficulté c'est que nous manquons de visibilité sur l'avenir. A chaque nouveau budget nous avons désormais de l'inquiétude quant à l'évolution des droits de mutation à titre onéreux (DTMO : charge fiscale imputée sur les frais de notaire lors de la vente d'un bien immobilier -Ndlr), qui dépendent du dynamisme du marché immobilier. Ce marché se porte bien le plus souvent, ce qui génère aussi de l'euphorie, mais forcément de l'incertitude. Les droits de mutation sont élevés en Gironde mais les demandes de prestations ne cessent d'augmenter dans la partie fonctionnement du budget. Nous sommes sous l'influence du marché immobilier, ce qui rend notre budget volatile : les droits de mutation représentent à eux seuls 550 millions d'euros, soit 25 % du budget" éclaire en substance pour La Tribune Jean-Luc Gleyze.
Cette situation est, pour le patron de la Gironde, le résultat d'une politique qui met les assemblées départementales sous perfusion budgétaire de l'Etat, en amenuisant leurs ressources fiscales propres. Jean-Luc Gleyze souligne que ce budget primitif 2022 est le premier de la mandature et qu'il va donner l'impulsion de ce que va être sa politique. Celle-ci sera déclinée en quatre axes sur lesquels ont longuement travaillé les vice-présidents depuis cet été, soit "une Gironde solidaire et fraternelle" ; "une Gironde équitable" ; "une Gironde responsable", et "une Gironde citoyenne".