A Lacanau, les touristes et le surf sont rois. Mais l'océan que tous chérissent menace l'urbanisme côtier qui défie de trop près les flots de la cité balnéaire. Face à l'océan Atlantique, la ville de moins de 5.000 habitants prépare pourtant la haute saison dans l'insouciance : les commerces retapent leurs devantures et les services de voirie rénovent l'espace public au centre du village océan. La houle rogne pourtant chaque année un peu plus le front de mer. En retrait, dans le cinéma municipal, les élus, eux, prennent le sujet de l'érosion très au sérieux.
« L'érosion est quelque chose d'inéluctable. Il ne s'agit pas de dire qu'on plie les gaules de tout ce qui est à moins d'un kilomètre de la côte, mais de voir ce que l'on choisit de défendre », cadre Alain Rousset, le président de la Région Nouvelle-Aquitaine. L'adaptation au phénomène d'érosion, amplifié par le dérèglement climatique, tel un impératif.
Un an après le lancement du Comité national du trait de côte (CNTC), présidé par la députée girondine Sophie Panonacle (Renaissance), les discussions sont engagées entre l'État et les collectivités afin de trouver des mécanismes de stratégie et de financement pour déployer les projets de lutte contre l'érosion ou de repli des activités. Ce 27 mars à Lacanau, le maire de la commune avec les élus du conseil régional et des collectivités du Pays basque et de Charente-Maritime échangent avec le préfet de Nouvelle-Aquitaine.