Législatives : à Marseille, Sabrina Agresti-Roubache créera-t-elle la surprise ?
Laurence Bottero
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Photo d'illustration
LTD / Thomas SAMSON / POOL / AFP
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Un sourire indéfectible aux lèvres, une présence sur le terrain quasi non-stop entre tractage et visites de sa circonscription (la 1ère des Bouches-du-Rhône) comme des entreprises qui y sont implantées, accompagnée de ministres : Catherine Vautrin, Nicole Belloubet... et même Gabriel Attal, le Premier ministre venu mouiller la chemise en terre marseillaise.
Dès l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale, Sabrina Agresti-Roubache prend la direction du Sud. Pour ne - quasiment - plus le quitter. Depuis quinze jours, elle est omniprésente. Non pas qu'elle ait besoin de se faire connaître : ici tout le monde connaît celle que l'on surnomme « la ministre de Marseille », quand on ne l'appelle pas simplement par son prénom.
Si elle arpente sa circonscription, avec son suppléant, Didier Parakian, c'est que pour elle, le combat, avant les urnes, se tient sur le terrain. Car évidemment, c'est sur ce terrain que s'exprime l'exaspération par rapport à un Emmanuel Macron qui - malgré tout son amour pour la Cité phocéenne - ne convainc pas. Ce ras-le-bol, Sabrina Agresti-Roubache l'entend tous les jours. Mais le travail sur le terrain, c'est aussi pour faire la démonstration que voter pour les Européennes, ce n'est pas la même chose que voter pour un député national. Les Législatives, en quelque sorte, sont un scrutin où la personnalité, l'implication du candidat surpassa sans doute celle de son parti.
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Et c'est bien sur cela qu'elle compte, Sabrina Agresti-Roubache. Sur sa connaissance des problématiques des quartiers difficiles - elle le rappelle souvent, elle est née au cœur du quartier "le plus pauvre d'Europe", Felix-Pyat - sur ce qui fait la spécificité de Marseille, sur ce qu'elle a déjà écouté et entendu depuis qu'elle a intégré le gouvernement. Car, on ne l'appelle pas la ministre de Marseille pour rien. Outre le fait d'être née dans la cité phocéenne, c'est l'aide qu'elle a pu apporter dans des dossiers, des problématiques ici et là qui lui vaut aussi ce surnom.
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