Législatives : Marseille en Grand, sacrifié sur l’autel politique ?
Laurence Bottero
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Annoncé en grande pompe par Emmanuel Macron lui-même en septembre 2021, objet de moult déplacements présidentiels depuis et d'annonces conséquentes, devenu une référence dans les discours des acteurs économiques locaux, Marseille en Grand, transformé en un Plan ambitieux - par l'objectif et par le financement, 1,5 milliard d'euros - va-t-il être abandonné sine die ?
Car pas de Plan dans les discours politiques des candidats aux Législatives des Bouches-du-Rhône. Hormis, assez logiquement Sabrina Agresti-Roubache, la ministre de la Citoyenneté et de la Ville, qui en avait le pilotage depuis l'automne dernier, aucun député sortant ou désireux de le devenir ne s'est emparé du sujet.
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Pourtant, le Plan multisectoriel était présenté comme une chance unique, voire inespérée, pour Marseille. Une chance à ne pas laisser passer. D'autant moins qu'étaient concernés les écoles - 188 devaient être rénovées ou construites -, la mobilité - vrai handicap de la ville, avec l'automatisation du métro, 5 nouvelles lignes de tramway et 5 lignes de Bus à Haut-Niveau de service - le logement - qui bénéficiait d'une enveloppe de l'ANRU de 60 millions d'euros... Premier volet à avoir créé l'engouement, l'entreprenariat prévoyait l'accès à la création d'entreprises aux jeunes en recherche d'insertion professionnelle, avec des Carrefours dédiés, répartis dans les quartiers Nord et le centre-ville, le curseur étant placé haut avec la volonté d'ouvrir des horizons à 12.000 jeunes.
Concerné aussi, le secteur de la santé prévoyait la rénovation de l'APHM et une offre mieux structurée dans les quartiers Nord.
Laurence Bottero
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