Vidéosurveillance "intelligente" à Toulouse : une technologie contreproductive ?

Florine Galéron
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"Imaginons une nuit place Saint-Pierre, une personne se met à courir. C'est peut-être à cause d'une rixe. Le logiciel d'intelligence artificielle sera capable de le repérer et d'alerter l'opérateur du PC vidéo", décrit Olivier Arsac, adjoint à la Mairie de Toulouse en charge de la sécurité. L'élu défend ardemment le projet de vidéosurveillance intelligente qui doit être lancé d'ici le mois de juin à Toulouse. La municipalité est en négociation avec le géant américain de l'informatique IBM afin d'acquérir un logiciel de vision artificielle pour analyser les images de videosurveillance sur une cinquantaine de caméras. Cet investissement de 150 000 euros vise à épauler le service de vidéosurveillance de Toulouse. Actuellement, ce dernier est composé de 35 opérateurs qui se relaient à raison d'un effectif de 4 à 8 personnes en permanence pour gérer à terme 350 caméras.
Quels types de "problèmes" cette technologie est-elle censée détecter ? Ce sera à la Mairie de paramétrer le programme. "Le logiciel est capable de détecter un corps immobile à terre. Autre exemple, si un colis reste plusieurs minutes à un même endroit ou si une voiture heurte un bloc de béton qui ouvre une zone piétonne, une alerte peut se déclencher. Des tests ont été menés à Toulouse à l'automne et ils ont été bons, même si parfois des alertes se déclenchent alors qu'il ne se passe rien", décrit Olivier Arsac.
Florine Galéron