Le prix de l'eau va-t-il augmenter à Toulouse Métropole ?

Florine Galéron
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Au 1er janvier 2020, tous les habitants des 37 communes de Toulouse Métropole seront soumis au même mode de gestion de l'eau. Les élus vont-ils opter pour une régie publique ou renvoyer cette mission à des entreprises privées (Veolia, Suez) dans le cadre d'une DSP (délégation de service public) ? Le choix sera réalisé en décembre prochain. Jusqu'ici, chaque commune de la métropole pouvait sélectionner le mode de gestion qui lui convenait le mieux. Par exemple, Tournefeuille, Colomiers, Brax et Pibrac ont actuellement une régie publique alors que la DSP prévaut à Toulouse (concession auprès de Veolia) et Balma (contrat d'affermage avec Suez)...
Derrière ces termes techniques, il y a un enjeu de taille puisque l'une des options choisies pourrait avoir des conséquences sur la facture d'eau des Toulousains ou le niveau d'endettement de la collectivité. À l'occasion d'une conférence organisée par le Codev (instance d'expression citoyenne de la métropole) le 14 juin dernier, Rémi Barbier, spécialiste des questions de gouvernance de l'eau, a donné des éléments pour en comprendre les implications.
L'expert explique déjà que le choix entre garder la gestion de l'eau entre les mains de la collectivité ou la donner à des acteurs privés fait débat depuis le XIXe siècle.
Face au mécontentement de la population et aussi parce que l'exploitation de l'eau s'avère un business pas si rentable pour les acteurs privés, un mouvement de "remunicipalisation" de l'eau s'opère au début du XXe siècle au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Allemagne et en France où les concessions sont rachetées. "C'est aussi la période des premières élections des conseils municipaux", note le conférencier.
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Au tournant libéral des années 80 avec l'arrivée au pouvoir de Margareth Thatcher ou Ronald Reagan, la délégation aux acteurs privés revient en force. Mais depuis les années 2000, la régie publique a la cote à nouveau. "180 cas de "remunicipalisation" dans 35 pays ont été identifiés mais il y en a sûrement plus", observe Rémi Barbier.
Florine Galéron
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