Le sénateur Claude Raynal intéressé par la présidence de Toulouse Métropole en 2020

Gael Cérez

Gael Cérez
Depuis la fenêtre du bureau de sa nouvelle permanence, rue du Poids de l'huile à Toulouse, le sénateur socialiste Claude Raynal a une vue sans pareille sur le Capitole."J'ai dit à Jean-Luc Moudenc que j'allais installer une longue-vue", plaisante-t-il à l'occasion de ses vœux à la presse. Rien de symbolique, cependant, je voulais seulement être près des lignes A et B du métro."
Bien qu'il s'en défende, le jeune sénateur a déjà un œil sur 2020, date des prochaines élections municipales. Maire de Tournefeuille, Claude Raynal avait annoncé qu'il quitterait ses fonctions après son élection au palais du Luxembourg en septembre. "Je le ferai autour de l'été prochain, avant octobre, assure-t-il aujourd'hui. Mais, je reste à la Métropole." La présidence de la collectivité toulousaine l'intéresse-t-il ?
D'ici "cet horizon lointain", le chef de file de la gauche toulousaine compte se consacrer au Sénat. Une tâche qui lui procure un plaisir non dissimulé.
Nommé à la "prestigieuse" commission des finances du Sénat, rapporteur spécial sur la mission "Sport, jeunesse et vie associative", membre de la commission d'enquête sur "l'organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe", Claude Raynal est également l'un des secrétaires de la commission spéciale chargée d'examiner la loi Macron.
Alors que le Sénat termine ses discussions sur la loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République) ce mardi 27 janvier, Claude Raynal se pose en défenseur du département par rapport à la métropole. "Les compétences du Conseil général sont bien exercées. Il n'y a aucune plus-value à les faire faire par la métropole, affirme-t-il. Les enjeux pour celle-ci sont le rayonnement, l'innovation et l'économie. Des sujets qui dépendent de la Région."
Dans l'optique des élections départementales des 22 et 29 mars, la question est importante selon le socialiste.
Pour appliquer le "modèle Lyonnais", il faudrait que, comme à Lyon, les exécutifs métropolitains et départementaux soient à l'unisson. "Si le département bascule à droite, on peut se retrouver dans ce genre d'accord, prévient Claude Raynal. Mais, je suis extrêmement confiant sur le fait que nous conserverons le département, même si la droite devait gagner plus de sièges que d'habitude". Verdict le 29 mars prochain.
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