Départementales : pas de consignes de vote de la droite pour le second tour en Haute-Garonne
Sophie Arutunian et Alexandre Léoty
Sophie Arutunian et Alexandre Léoty
Un communiqué de presse signé de l'Union de la droite aurait dû être adressé à la presse ce matin. Il était prévu qu'il contienne les consignes de vote pour le second tour des départementales, notamment dans les cantons où la droite a été disqualifiée. Pourtant, en fin de journée ce lundi 24 mars, la coalition UMP-UDI-Modem impulsée par Jean-Luc Moudenc n'avait toujours pas communiqué officiellement.
À 19h15, le chef de file de la droite a finalement pris la parole sur son profil Facebook, se contentant d'affirmer :
Jean-Luc Moudenc ne donne donc aucune consignes de vote pour le second tour des départementales.
Plus tôt dans la journée, le silence du maire de Toulouse avait fait réagir François Briançon, élu PS d'opposition à la Mairie de Toulouse, sur son compte twitter :
Mais l'absence de consignes de vote officielles dans les cantons qui verront s'affronter le PS et le FN avait aussi fait réagir Xavier Spanghero, secrétaire départemental adjoint de l'UMP 31. Il affirmait dans l'après-midi qu'il "ne savait pas où en étaient les discussions" au sein de l'alliance UMP /Modem /UDI.
Cela signifie-t-il qu'il ne faudra pas voter pour le FN? À cette question, pas de réponse claire. "Nous ne rajouterons pas une consigne à la consigne" rajoute Xavier Spanghero.
Pour rappel, le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, a clairement annoncé dès hier soir qu'il n'y aurait pas de front républicain anti-FN :
"Dans les cantons dans lesquels nos candidats ne seront pas présents au second tour, cas peu fréquents, l'UMP n'appellera à voter ni pour le Front national, avec lequel nous n'avons rien en commun, ni pour les candidats de gauche, dont nous combattons la politique."
De son côté, Arnaud Lafon, candidat Modem aux élections départementales dans le canton de Castanet-Tolosan, apporte une réponse indirecte. Celui qui est arrivé en première position au 1er tour dans son canton avec 34,09 % des suffrages, estime ne pas être le mieux placé pour donner une quelconque consigne de vote.
Une morale à tirer de la situation ? "On ne gagne pas, quand on est de droite, à faire des politiques de gauche", glisse Arnaud Lafon. Et d'ajouter : "Quand on fait comprendre que droite et gauche, ce n'est pas la même chose, les électeurs ne sont pas tentés, dans les urnes, de faire un autre choix".
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Pour rappel, la droite et le centre sont absents du second tour du scrutin dans 7 cantons sur 27 en Haute-Garonne. À l'issue du premier tour, l'union de la droite se place seulement en troisième position avec 17,85% des voix. Le PS est en tête avec 26,39% des suffrages et le Front national a recueilli 22,32% des voix.
"On ne s'attendait tellement pas à des triangulaires que nous n'avions pas de stratégie pour cela" confie Xavier Spanghero. Nous pouvons remporter des cantons à Toulouse mais nous avons un vrai problème dans le rural. Les triangulaires ne nous sont pas favorables."
L'UMP sera présent au second tour dans 5 triangulaires : dans les cantons de Castelginest, Cazère, Pechbonnieu, Villemur-sur-Tarn et Revel.
Sophie Arutunian et Alexandre Léoty