Municipales à Montpellier : les candidats s’expriment sur l’urbanisme
Pauline Compan

L'académie du bâtiment et de la Cité de Demain (ACDC) a invité les candidats aux municipales de Montpellier.
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Pauline Compan

L'académie du bâtiment et de la Cité de Demain (ACDC) a invité les candidats aux municipales de Montpellier.
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L'invitation à débattre le 5 mars avait été lancée par le club de l'Académie du Bâtiment et de la Cité de Demain (ACDC), qui réunit en local la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), la Fédération française du bâtiment (FFB), l'Union nationale des aménageurs (UNAM), la CCI 34 et la FNAIM.
Des professionnels en attente de "visibilité" sur les programmes des différents candidats à la mairie de Montpellier, notamment sur l'urbanisme, alors que la construction représente 30 000 emplois sur le secteur.
Appeler à s'exprimer sur la croissance démographique importante de la métropole et de la ville de Montpellier, les candidats ont livré leurs solutions pour répondre à la forte demande de logements, mais aussi à la hausse des prix à laquelle sont confrontés les acheteurs potentiels.
Pour Coralie Mantion (EELV), il faut désormais miser sur la densification de certains quartiers et travailler avec les maires de la métropole et des communes plus éloignées : "Montpellier a 75 % de logements collectifs, dans les autres villes, c'est le contraire. Il faut inverser cette tendance et travailler avec la Région et le Département sur des solutions de mobilité".
Sur la question des prix, elle regrette l'opacité de la Serm (bras armé de la Métropole sur les questions d'urbanisme) et veut mettre en place une conférence annuelle du logement pour définir les règles avec les promoteurs.
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Répartir le poids démographique entre les villes de la métropole est une idée partagée par Michaël Delafosse (La gauche qui nous rassemble), qui propose également la création d'une agence de l'urbanisme, chargée de travailler en concertation.
Pour Serge Martin, représentant de Mohed Altrad (Le cœur et l'action) dans ce débat, il s'agit de stopper l'étalement urbain et de travailler sur le bâti existant : "Nous sommes favorables à la création d'un office foncier, qui travaillerait en concertation pour établir un plan métropolitain de l'habitat. Il faut aussi renforcer la mixité sociale dans les différents quartiers".
Pour l'accueil des nouveaux arrivants, le candidat propose de favoriser l'urbanisation sur l'ouest de la métropole, avec des zones d'activité pour éviter les mouvements pendulaires. Un établissement foncier à l'échelle de la métropole serait également créé.
Patrick Vignal (LREM) propose de revoir les missions de la Serm et d'engager un débat avec les aménageurs et les bâtisseurs.
Jean-Louis Roumégas, quant à lui, plaide pour "une métropole multipolaire", avec plusieurs lieux de vie mixtes (commerces, logements, services) pour éviter les déplacements.
Pour Patrick Vignal, Michaël Delafosse et Coralie Mantion, il convient désormais de réguler les appartements mis en location en centre-ville via la plate-forme Airbnb. Au-delà de cette considération, les candidats s'entendent sur la nécessité de rénover le centre ancien.
Un plan de rénovation des façades et d'isolation est une priorité pour l'équipe d'Alex Larue, "il faudra alors faciliter l'accès au centre pour les artisans qui travaillent". Sur sa vision globale de la ville, le candidat évoque également des états généraux de l'urbanisme, en concertation avec des professionnels, pour livrer une "nouvelle ligne de conduite".
Pour Jean-Louis Roumégas, la reconquête du centre-ville peut se faire sur modèle de la rue du Faubourg du Courreau : "Ce patrimoine est un bijou et nous devons investir et adresser les besoins en matière de sécurité et de mobilité".
Le candidat LREM évoque aussi la nécessité de "donner vie" à la ZAC Pagezy. Un constat que partage Michaël Delafosse : "Cette ZAC, ainsi que l'ancien Hôtel de ville, sont des opportunités de faire venir les entreprises en centre-ville".
Même son de cloche chez Serge Martin, qui plaide pour une politique urbaine décidée par les politiques, mais mise en œuvre par les professionnels.
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Pour Michaël Delafosse, l'emplacement idéal serait à la place du projet Ode à la mer, où les "infrastructures de tramway sont déjà présentes". Sur la Mosson, le stade pourrait être transformé en un lieu dédié aux nouvelles pratiques sportives.
Enfin, Jean-Louis Roumégas et Coralie Mantion font part de leur opposition à ce nouveau projet de stade.
Pauline Compan