Municipales : la stratégie de Moudenc pour doper l'emploi à Toulouse

Pierrick Merlet

Le candidat aux élections municipales à Toulouse Jean-Luc Moudenc mise sur les grands projets de mobilités pour soutenir l'emploi.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Le candidat aux élections municipales à Toulouse Jean-Luc Moudenc mise sur les grands projets de mobilités pour soutenir l'emploi.
Rémi Benoit
"Notre combat majeur du prochain mandat sera l'emploi", avait-il annoncé le 3 juin lors de sa première conférence de presse, dans le cadre du second tour des élections municipales. Alors, le maire sortant de Toulouse et président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, a profité d'une visite dans le quartier de Montaudran jeudi 11 juin, pour présenter plus en détails les moyens qu'il consacrera à ce combat s'il est réélu le 28 juin.
En l'occurrence, Jean-Luc fait référence à l'un de ses principaux arguments de campagne, à savoir la réalisation de la troisième ligne de métro, un projet sur lequel il s'était initialement engagé lors de la campagne électorale de 2014. Pour mémoire, la troisième ligne de métro de Toulouse de 27 kilomètres comportera 21 stations, contre un budget de 2,7 milliards d'euros, et "elle permettra de retirer 90 000 voitures du trafic quotidien".
Une allusion à des propos tenus un peu plus tôt dans la journée par son adversaire, l'écologiste Antoine Maurice à la tête de la liste Archipel Citoyen qui, au cours d'une conférence de presse à fait savoir qu'il "gardera le projet de troisième ligne de métro", tout en affirmant que le calendrier annoncé par le maire sortant n'est "pas tenable". Pour le moment, Tisséo prévoit une livraison de cette nouvelle infrastructure fin 2025 voire début 2026. Mais en raison du contexte sanitaire, et de la chute des recettes des collectivités locales qu'elle engendre, cette projection semble désormais impossible à tenir.
Par ailleurs, pour soutenir l'emploi sur la métropole, le candidat Moudenc compte mener à bien un projet enclencher lors du mandat qui est sur le point de s'achever, à savoir le Plan d'aménagement des routes métropolitaines (PARM), pour une somme totale de 1,9 milliards d'euros d'investissements.
Surtout, ces travaux, dont "une bonne partie sera réalisée avant 2026", permettront d'assurer le maintien de 1 200 emplois chaque année selon les estimations. Tout comme la Ligne à grande vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux, dont son chantier devrait permettre la création de 5 000 emplois, d'après Jean-Louis Chauzy, le président d'EuroSud Team, qui milite pour la réalisation de celle-ci.
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Pour justifier cette position anti-LGV, Antoine Maurice explique vouloir se concentrer sur la création d'un réseau RER toulousain et surtout, le candidat dit vouloir éviter une fiscalité nouvelle et supplémentaire pour les acteurs économiques pour financer ce projet.
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