Régionales : en Occitanie, Antoine Maurice (EELV) mise sur le train pour sa politique de mobilité

Pierrick Merlet

Antoine Maurice, le candidat d'EELV aux élections régionales en Occitanie, a présenté sa stratégie pour les transports.
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Antoine Maurice, le candidat d'EELV aux élections régionales en Occitanie, a présenté sa stratégie pour les transports.
Rémi Benoit
"Le ferroviaire sera la colonne vertébrale de notre politique des transports", prévient Antoine Maurice. Malgré la participation de son parti à la majorité actuelle, la tête de liste écologiste pour les prochaines élections régionales en Occitanie estime que "la politique de transports en Occitanie n'est pas à la hauteur des enjeux".
Pour tenir ce jugement, il s'appuie tout d'abord sur le projet de LGV entre Montpellier et Perpignan. "Elle est incompatible aux enjeux climatiques actuels car elle est uniquement réservée au transport de voyageurs", juge Antoine Maurice. Par conséquent, ce dernier propose qu'elle soit "mixte (pour accueillir du fret) de bout en bout et mise en service d'un seul trait d'ici 2030". A contrario, et comme défendu lors de sa candidature aux élections municipales à Toulouse, le candidat d'Europe Écologie Les Verts n'est pas favorable au projet de LGV sur l'axe Toulouse-Bordeaux.
Cet aménagement du noeud ferroviaire sur le nord toulousain est d'ailleurs approuvé et une réunion décisive doit prochainement se tenir entre les ministères et les collectivités locales concernés. Cette entrevue doit ainsi permettre de dégager des solutions de financement pour ces travaux et plus globalement pour l'ensemble de la LGV Bordeaux-Toulouse. Avec cet aménagement, Antoine Maurice veut par la suite porter un projet de RER pour la Ville rose. Il propose en parallèle un projet de "tram-train" à Montpellier et pas que.
Enfin, tout en poursuivant les projets existants de réouverture de petites lignes en Occitanie comme Luchon-Montréjeau (promise au train à hydrogène), Antoine Maurice veut lancer la réouverture de la ligne Tarbes-Bagnères-de-Bigorre, où est installée l'entreprise CAF. Dans cette optique, la tête de liste d'Europe Écologie Les Verts compte "promouvoir" des initiatives citoyennes comme Railcoop. Cette Scop travaille notamment l'exploitation des lignes Bordeaux-Lyon pour 2022 et Toulouse-Rennes pour 2023, toutes deux abandonnées par la SNCF actuellement.
Dans sa stratégie dédiée aux mobilités, l'aménagement de ces infrastructures lourdes doit se corréler à l'émergence de ce qu'il appelle des "coeurs de mobilité", dans les petites, moyennes et grandes villes.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Afin de profiter des mobilités sous la gestion de la collectivité, le candidat aux élections régionales en Occitanie propose l'instauration "d'un ticket unique sur toute la région, incluant une tarification sociale". "Cela va nécessiter de coopérer avec les autorités régulatrices des transports sur les métropoles notamment", prévient-il. Une idée qu'il avait aussi proposé lors de sa candidature lors du scrutin des élections municipales à Toulouse.
Pierrick Merlet
Budget 2025 : Carole Delga boycotte la COP Occitanie après « un recul majeur »
Autoroute A69 : la justice rouvre l'instruction sur l'utilité du projet
Budget 2025 : Toulouse fait des arbitrages sous tension
« Notre action municipale se veut ouverte et pluraliste » (Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse)