Régionales : comment Aurélien Pradié (LR) veut s'imposer à droite...et en Occitanie

Pierrick Merlet

Aurélien Pradié
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Aurélien Pradié
Rémi Benoit
"J'adore les défis impossibles", lâche avec un grand sourire le secrétaire national du parti Les Républicains. La nouvelle tête de liste LR pour les élections régionales en Occitanie, Aurélien Pradié, sait à quoi s'attendre s'il veut obtenir la présidence de cette région qui penche plutôt à gauche : réaliser une remontada. Celui que tous les sondages donnent en troisième position, avec 13 à 14% des intentions de votes, est assez loin du duo dominant, représenté par la présidente socialiste sortante Carole Delga et le candidat du Rassemblement National, l'eurodéputé Jean-Paul Garraud. Tous deux sont crédités, en moyenne, d'au moins une douzaine de points supplémentaires en comparaison au candidat LR.
Mais pour ce dernier, ce premier tour en Occitanie s'apparente avant tout à une primaire des droites qui ne dit pas son nom. Pour prendre le statut de "seule alternative crédible à Carole Delga" qu'il revendique, Aurélien Pradié devra se défaire de la liste du candidat Vincent Terrail-Novès, soutenu par La République En Marche (10 à 11% des intentions de votes), et surtout affaiblir celle du candidat RN.
Une élection dans l'élection que le maire (LR) de Toulouse et soutien au candidat de sa famille politique, Jean-Luc Moudenc, regrette "à titre personnel". "J'aurais préféré qu'il y ait une grande union comme nous l'avons fait lors des élections municipales à Toulouse. Mais dès l'été dernier, les deux formations m'ont partagé une volonté différente", ajoute Jean-Luc Moudenc. Une fois ce choix arrêté, la stratégie de l'entre-deux tours l'est également.

Jean-Luc Moudenc et Aurélien Pradié ont affiché leur union, lundi 15 mars, à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit).
Cette gauche qu'il sous-entend sans la nommer, il l'attaque aussi quand il s'agit de la gestion de la nouvelle grande région opérée en 2016. "Dans sa gestion, cette fusion a été ratée", lance Aurélien Pradié. Et pour cela, celui qui est aussi député du Lot s'appuie notamment sur un rapport de la Cour des comptes à ce sujet.
Parmi ces propositions à venir, l'une d'entre-elles concerna l'aménagement "d'un des deux hôtels de région à Toulouse et Montpellier, voire les deux", pour accueillir les assemblées plénières de la région Occitanie. Aujourd'hui, chaque rassemblement des élus régionaux coûte plusieurs centaines de milliers d'euros chaque année à la collectivité en raison de la location d'une salle adaptée.
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"Mais les économies générées n'ont d'intérêt que pour investir utilement par la suite", ajoute Aurélien Pradié. Le candidat à la présidence de l'Occitanie veut ainsi ériger "trois grandes causes régionales qui mobiliseront toutes les forces du territoire". La première d'entre elles sera le handicap. Pour cette raison, le premier déplacement de campagne officiel du candidat aux élections régionales en Occitanie s'est déroulé à l'Institut des Jeunes Aveugles de Toulouse. Les deux autres grandes causes seront connues au fil de la campagne.
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