Ode à la Mer : en pleine campagne des municipales, Philippe Saurel rompt le contrat avec le groupe Frey
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Saurel, maire de Montpellier
Cécile Chaigneau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Saurel, maire de Montpellier
Cécile Chaigneau
L'un des points de crispation de la campagne des municipales à Montpellier se cristallise sur l'un des plus importants projets de requalification urbaine et commerciale de France, celui d'Ode à la Mer, situé le long de l'avenue Georges Frêche qui relie le centre-ville de Montpellier au littoral. Cette restructuration s'inscrit dans le vaste programme Ecocité (250 ha) et a pour ambition de réaménager cette entrée de ville désuète et pour partie en zone inondable. Une opération de l'ordre de 300 M€, dont 250 M€ pour le groupe Frey, développeur de centres commerciaux et porteur de l'opération Shopping Promenade Ode à la Mer.
Sur le papier, l'opération, qui s'étend sur 13 ha, comptait 111 000 m2 de surfaces de plancher, dont 61 000 m2 de surfaces de vente, sur lesquels 70 % étaient prévus pour accueillir le transfert d'enseignes des zones Fenouillet, Solis et Soriech, dont certaines sont situées en zone inondable. Les 30 % restant devaient accueillir de nouvelles enseignes, soit 18 000 m2 qui avaient mis le feu aux poudres et fortement inquiétés les commerçants du centre-ville. C'est sur ces 18 000 m2 que portaient d'ailleurs les recours initiés par la Socri, qui exploite notamment le centre commercial Polygone, en plein cœur de Montpellier.
De recours en recours, le projet était toujours au point (presque) mort.
Le 12 juin, Philippe Saurel a créé la surprise. Fortement décrié durant la campagne sur ce projet, notamment par son adversaire socialiste Michaël Delafosse qui prônait d'ajourner ce projet, le maire sortant annonce qu'il met un terme au contrat qui lie la Métropole et le groupe Frey ce jour-même.
À lire également
Rappelons qu'outre le transfert des enseignes existantes, l'opération Shopping Promenade Ode à la Mer comprenait aussi une offre de loisirs (15 000 m2, dont un cinéma de 15 salles avec le transfert du multiplexe CGR de Lattes), de bureaux (15 000 m2), d'un hôtel de 102 chambres et de 24 restaurants et cafés.