Le conseil de la Métropole de Montpellier du 23 novembre examinait dans le détail la programmation pluriannuelle d’investissement 2021-2026 de la collectivité, soit une enveloppe de quelque 2,5 milliards d’euros, qualifiée par la collectivité de "choc d'investissement". Une feuille de route qui ne fait pas l’unanimité. Extraits.98 affaires dont la programmation pluriannuelle d'investissement (PPI) d'ici à 2026. Le menu du conseil de la Métropole de Montpellier du 23 novembre était chargé. Et cette première question fut inspirante... Elle est surtout stratégique puisqu'elle annonce la feuille de route des engagements d'investissement de la Métropole durant le mandat en cours.
« Une PPI n'est pas la somme des PPI communales,précise d'emblée Renaud Calvat, vice-président en charge des finances.Elle donne les grandes orientations politiques d'investissement. C'est un message fort pour le monde économique et c'est aussi le signe de la grande volonté politique pour aménager le territoire. Notre projet est d'investir 2,5 milliards d'euros : c'est sans précédent. C'est liéen partie au transfert de compétences des communes et du Département vers la Métropole sur les questions routières, mais aussi à la volonté de créer un choc d'investissement sur le territoire. »
Un milliard d'euros pour les déplacements
Le premier budget d'investissement de la Métropole concerne les déplacements, à hauteur de 1,426 milliard d'euros dont 1 milliard pour les mobilités douces alternatives : vélo, piétons, achat de nouvelles rames de tramway, extension de la ligne 1 et création de la ligne 5, etc.
«C'est un investissement fort qui permettra de faire baisser la pollution, ajoute Renaud Calvat.Nous investirons 440 millions d'euros sur les mobilités routières, dont 150 millions pour la voirie à Montpellier et 262 millions pour les autres communes, plus de 30 millions de participation aux grandes infrastructures de transport. »
En soutien au monde économique, la PPI prévoit une ligne d'investissement de 265 millions d'euros dont 140 millions pour l'innovation ou 125 millions pour les entreprises et les artisans. Sur la gestion du cycle de l'eau, l'enveloppe s'élève à 233 millions d'euros, dont 51 millions pour la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) et 182 millions sur l'assainissement), auxquels « il faut ajouter le budget d'investissement de la régie publique de l'eau sur le réseau d'eau potable, soit 143 millions d'euros », précise Renaud Calvat.
Environnement, décarbonation, solidarité
Les investissements sur le volet protection de l'environnement sont annoncés pour 151 millions d'euros, dont 51 millions pour l'agroécologie et les espaces naturels.