La Haute-Garonne se mobilise pour ses territoires ruraux "délaissés"

Pierrick Merlet

georges méric
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

georges méric
Rémi Benoit
"Travailler où l'on habite", voilà ce à quoi tend Georges Méric, le président PS du département de la Haute-Garonne, et ce notamment grâce à la société publique locale (SPL) Haute-Garonne Développement. Présentée officiellement jeudi 1er juin par le Conseil départemental, celle-ci "doit permettre, au sein des territoires ruraux, la création d'emplois in-situ et la coordination des politiques territoriales", selon Georges Méric.
Avec cette SPL, le CD 31 veut ainsi instaurer un développement économique harmonieux et équitable de tous les territoires du département. L'institution espère effacer les disparités économiques entre une métropole toulousaine attractive et des territoires périurbains, ruraux et de montage qui se sentent relégués.
Haute-Garonne Développement proposera trois types de prestations :
Pour réaliser de telles prestations, la SPL disposera d'une équipe de neuf personnes composée de commerciaux, d'ingénieurs, de sociologues et d'urbanistes dont le recrutement est en cours. Haute-Garonne Développement ne devrait entrer en service qu'en septembre prochain.
Avant cela, le Conseil départemental doit officiellement acter la création de Haute-Garonne Développement lors de sa session du 27 juin 2017. Ensuite, chacune des 13 EPCI (ou communauté de communes, NDLR) devra délibérer sur son entrée ou non dans l'actionnariat de la SPL. Ce dernier sera détenu à hauteur de 83,7 % par le CD 31, qui va investir 200 000 euros dans l'opération. Le reste du capital sera réparti entre les EPCI actionnaires, qui devront y investir 3 000 euros chacune. Haute-Garonne Développement disposera donc d'un capital de 239 000 €, entièrement public. Cependant, "Toulouse Métropole, le Sicoval et la Cam, ne peuvent intégrer le capital de cette SPL car la loi ne le permet pas", tient à signaler Georges Méric.
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Lors de cette présentation, plusieurs présidents de communautés de communes étaient présents, heureux de voir ce dossier aboutir, mais inquiet pour l'avenir du CD 31.
Il a également tenu à souligner l'importance de l'action du CD 31.
Pour rappel, Emmanuel Macron, le nouveau président de la République, veut supprimer au moins un quart des départements existants en les rapprochant des grandes métropoles comme Toulouse.
Pierrick Merlet