"Un nouvel outil doit être créé pour réfléchir à l'offre commerciale"
Jean-Christophe Magnenet
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La dernière enquête de l'Observatoire partenarial du commerce et de la consommation (OP2C), que vous présidez, indique "une progression continue de l'offre commerciale de grandes surfaces" sur l'aire urbaine de Toulouse. L'offre a ainsi augmenté depuis 2011 de 8% sur l'aire urbaine, atteignant 1,4 million de m2. Les consommateurs sont-ils réellement au rendez-vous ?
Tout d'abord, rappelons qu'aujourd'hui la demande des consommateurs est multiple. L'acte d'achat se fait aussi bien auprès des commerces de proximité que des grandes surfaces mais aussi sur le web. Si Amazon s'installe à Toulouse - j'ai inauguré la semaine dernière leur première agence de livraison du Sud-Ouest - c'est bien parce que les Toulousains consomment de plus en plus en ligne.
Ensuite, si un opérateur privé décide d'installer une grande surface, c'est qu'il considère qu'il existe une demande. Cependant, force est de constater que certains d'entre eux, à des fins tout autre que de répondre un besoin de marché, pourraient venir sur notre territoire, sans avoir donc la garantie de trouver en face des consommateurs. C'est pourquoi nous faisons ce travail d'observation à l'OP2C pour éclairer les élus sur les stratégies des grands investisseurs et des grands distributeurs, des petits commerçants, etc.
L'augmentation des surfaces commerciales et la concurrence accrue entre les centres commerciaux ne risque-t-elle de créer des emplacements commerciaux structurellement vides, comme les "dead malls", qui apparaissent aux Etats-Unis ?
C'est un risque en théorie. En pratique Toulouse a une telle croissance démographique et économique que je ne crois pas que ce soit une vraie menace ici. Elle existe, mais par chance nous sommes encore sur des territoires en croissance, donc à moyen terme nous pouvons être rassurés. Mais il faut rester très vigilant.
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Plaisance-du-Touch, Montrabé, Flourens... De nombreux projets significatifs sont autorisés mais n'ont pas encore vu le jour à la périphérie de Toulouse. Ces mètres carrés « en stock » atteignent tout de même les 190 000 m2 sur l'aire urbaine, selon l'OP2C, avec 13 projets d'ensembles commerciaux et 37 de nouvelles grandes surfaces. Alors que la consommation se tourne de plus en plus vers le web, certains d'entre eux ne devraient-ils pas être revus à la baisse, ou réorientés ?
Jean-Christophe Magnenet
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