La LGV Bordeaux-Toulouse confirmée par l'État mais le calendrier reste incertain

Florine Galéron

Une étude indépendante devra juger de la « pertinence économique » des LGV en projet
RFF / Christophe Recoura

Florine Galéron

Une étude indépendante devra juger de la « pertinence économique » des LGV en projet
RFF / Christophe Recoura
Le gouvernement a enfin tranché. Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan font partie des cinq lignes à grande vitesse prioritaires en France. La ministre des Transports Élisabeth Borne l'a annoncé mardi 11 septembre lors de la présentation au Conseil d'orientation des infrastructures (COI) de la programmation des investissements en matière de transports sur les 10 prochaines années. Autrement dit, c'est un chapitre important de la future loi d'orientation des mobilités (LOM) qui sera présentée en conseil des ministres fin octobre. Ce plan d'investissement prévoit 13,4 milliards d'euros d'investissements ferroviaires et routiers d'ici la fin du quinquennat. "Cela représente une augmentation de +40% des investissements de l'État par rapport à la période 2013-2017", indique le ministère.
Toutefois, Élisabeth Borne le martèle, "l'entretien des réseaux existants est la première des priorités pour la décennie à venir". Avant de préciser : "Le gouvernement s'inscrit dans l'approche nouvelle proposée par le Conseil d'orientation des infrastructures, reposant sur une réalisation phasée des projets commençant en priorité par les opérations concourant d'abord à l'amélioration des déplacements du quotidien".
Autrement dit, le gouvernement reprend la philosophie du rapport Duron réalisé en février dernier par le COI qui suggérait d'échelonner en plusieurs phases la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse. Le scénario privilégié par cette institution préconisait la mise en place d'aménagements ferroviaires au Nord de Toulouse dès 2018-2022 dans l'optique de limiter la saturation ferroviaire.
La construction de la ligne nouvelle serait elle réalisée en plusieurs étapes : la ligne nouvelle Toulouse-Agen sur la période 2028-2032 et la ligne nouvelle Bordeaux-Agen sur 2033-2037 selon le scénario 2.
Le gouvernement va-t-il reprendre ce calendrier proposé par le COI ? La réponse sera connue dans quelques semaines. Élisabeth Borne doit rencontrer dans les prochaines semaines les présidents de chaque région "pour finaliser le phasage et les modalités de chaque projet". Un rendez-vous avec Carole Delga est prévu le 25 septembre prochain.
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De son côté, Jean-Louis Chauzy, président d'Eurosud Team et du Ceser Occitanie demande à ce que "pour les lignes nouvelles le Premier ministre fasse inscrire dans la loi d'orientation des mobilités les montages financiers et les calendriers de réalisation qui en découlent et qui aujourd'hui ne sont pas arrêtés. Il en va de même du phasage de ces projets". "On ne va pas tout remettre en cause à chaque changement de gouvernement", argue-t-il à La Tribune Toulouse.
Florine Galéron