Malheureusement pour l'avocat du Toulouse université club (TUC), il a eu raison. Ce jeudi 22 octobre, le tribunal administratif de Toulouse a rejeté les demandes formulées par l'association sportive. L'arrêté préfectoral du 18 octobre, qui soumet les salles de 37 communes de Haute-Garonne à la fermeture, est donc toujours d'actualité.
Devant ce constat, la juridiction renvoie les plaignants devant le Conseil d'État. C'est donc un échec pour le TUC alors que les salles de sport et les gymnases avaient réussi une première fois à contrer les décrets de la préfecture durant la crise sanitaire due à la pandémie de la Covid-19. Une mauvaise nouvelle pour le secteur qui arrive au moment où celui-ci enregistre le plus d'inscriptions. Pour le conseiller technique du Toulouse université club, Benoît Maury, les pertes d'adhérents engendrées par ces fermetures forcées commencent à être nombreuses.
"La situation actuelle est surtout problématique pour les sports d'intérieur. Les gymnases étant fermés, impossible de pratiquer le handball, le basket ou encore l'athlétisme car on arrive en période hivernale. Pour les sports extérieurs, le souci actuel est de réussir à programmer les entraînements avant 21 heures et le couvre-feupour les adultes. Par rapport à l'an dernier, nous avons constaté une perte de licenciés représentant 20 à 30 % de l'effectif total. Dans certaines pratiques, nous allons même jusqu'à 100 % d'adhérents en moins. En 2019, à la même période, nous avions environ 6 200 licenciés tous sports confondus".