Assurance-vie : les mutuelles ne veulent pas du contrat "Lagarde"

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Le Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema) s'est déclaré défavorable à la création du nouveau contrat d'assurance-vie en partie investi en unités de compte sur lequel la ministre de l'Economie a travaillé avec les compagnies d'assurance.

Lors de la présentation des résultats du GEMA, le secrétaire général du Gema, Jean-Luc de Boissieu n'a pas mâché ses mots : "Nous disons à Mme Lagarde : surtout, n'inventez pas un nouveau produit qui porte le nom de Mme Lagarde. La plupart des formules inventées par les gouvernements successifs pour investir en actions ont été des échecs".

Petit rappel des faits. Fin janvier, la FFSA (fédérations des assureurs) avait révélé que le Ministère de l'Economie avait travaillé avec les assureurs à ce nouveau produit d'assurance-vie, qui comporterait une part minimum de 12% en actions.

L'initiative n'est effectivement pas nouvelle : Dominique Strauss-Kahn en 1998 et Nicolas Sarkozy en 2004 avaient mis en place des contrats suivant ce même principe et offrant, en contrepartie du risque pris, une fiscalité encore plus attractive. De véritables échecs commerciaux. Aujourd'hui, seuls 2 contrats sur le marché comportent des options "NSK" (Prévi-options et Symphonis), provenant d'un seul assureur (Suravenir). Pour à peine quelques centaines de souscripteurs...

Pour Jean-Luc de Boissieu, "si le gouvernement veut favoriser les contrats investis en actions, cela implique de pénaliser les contrats en euros et de favoriser les contrats en unités de compte, sinon, les gens ne changeront pas". Ce qui pourrait, selon lui, s'avérer dangereux pour l'assurance-vie...

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