L'assurance-vie : le placement privilégié des Français, mais jusqu'à quand ?

L'épargne de précaution constitue le premier motif de souscription selon l'Insee.
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La part des ménages français qui détiennent un contrat d'assurance-vie s'élève à 62 %. Soit une part égale à celle des Français propriétaires d'un bien immobilier, révèle une étude de l'Insee publiée ce jeudi et portant sur la période d'octobre 2009 à février 2010. Si les ménages français privilégient encore à 85 % les livrets d'épargne défiscalisés, l'assurance-vie arrive en deuxième position, devant l'épargne logement, les valeurs mobilières et l'épargne salariale. Le taux de détention de contrats d'assurance-vie est même en hausse de 3 points par rapport à 2004.

« instabilité fiscale »

D'où vient cet engouement ? Entre autres du besoin de se constituer une épargne de précaution ou un complément de revenu pour la retraite. « Les notions de sécurité, de stabilité et de placement de long terme, constituent aussi des facteurs importants de motivations de détention d'un contrat », précise Sonia Fendler, directrice du développement commercial et de l'innovation chez Generali. L'étude signale que le taux de détention augmente avec l'âge et atteint son maximum entre 50 et 59 ans. Mais des populations plus jeunes s'intéressent aussi de plus en plus à l'assurance-vie. « Nous avons un taux de détention de contrats par les moins de 45 ans qui s'est accru ces dernières années. Ce phénomène est lié au développement de notre business sur Internet », explique Sonia Fendler.

L'avenir n'est cependant pas tout rose pour l'assurance-vie. Seuls 15 % des Français choisiraient ce placement pour son rendement. Les ménages digèrent encore mal la baisse continue du rendement des fonds en euros. Alors que le rendement moyen s'élève à 3,40 % en 2010, et que le taux du livret A sera relevé à 2.25 % au 1er août, l'effet de vase communicant joue entre les deux placements. Et les Français font aussi payer au produit l'instabilité fiscale qui pèse sur lui. La collecte nette est aujourd'hui en chute libre à 14,1 milliards d'euros en mai 2011, en baisse de moitié par rapport à la même période en 2010, selon les chiffres de la profession. « Nos prévisions pour l'ensemble de l'année demeurent pessimistes : nous attendons une baisse de chiffre d'affaires comprise entre - 2 % et - 6 % sur l'année », estime Jean-François Lequoy, délégué général de la Fédération française des sociétés d'assurance, sur son site Internet.

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