Et si les banques européennes retrouvaient la cote...
Thierry Bisaga
Thierry Bisaga
Après les valeurs familiales, les valeurs de rendement et l'immobilier coté, Oddo Asset Management a décidé de se pencher sur le secteur bancaire européen pour élargir sa gamme de fonds sectoriels. L'objectif affiché d'Oddo European Banks est de délivrer des performances supérieures à celle de l'indice Stoxx Europe 600 Banks Net Return, sur un horizon de placement minimum de 5 ans. L'équipe de gestion vise plus précisément le secteur financier puisque le fonds est également investis dans les groupes d'assurance à hauteur maximum de 15 % de l'actif géré.
Le gérant en titre est Alain Dupuis qui, en tant qu'analyste financier, a couvert les valeurs bancaires pendant une quinzaine d'année, dont onze ans chez Oddo Securities. Pour piloter le fonds, il s'appuie sur son expérience mais aussi sur celle de l'équipe de gestion thématique de Oddo Asset Management, dirigée par Emmanuel Chapuis et sur les travaux de l'équipe des analystes spécialisés sur le secteur financier tant pour les actions que pour les obligations. « Certes, le lancement de ce fonds intervient dans un contexte où, pour beaucoup, le secteur bancaire semble enfermé dans une quadrature du cercle : crise souveraine, crise de refinancement, changements réglementaires accélérés, dans un environnement économique déprimé en Europe. Des problématiques interconnectées qui s'alimentent mutuellement », convient la société de gestion qui note néanmoins qu'après une chute de 45 % du secteur bancaire l'an dernier et des niveaux de valorisation qui intègrent déjà des hypothèses pessimistes, « le secteur bancaire offre des opportunités d'achat dans une optique de long terme, à condition bien sûr d'être sélectif ».
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Pour le gérant Alain Dupuis, les opportunités sont là : « La valorisation actuelle des banques intègre de lourdes pertes sur les dettes souveraines, mais aussi un scénario de récession plus prononcé qu'attendu, ainsi que des recapitalisations massives. Une amélioration, même partielle, de la situation économique ou politique, aurait des conséquences positives sur la valorisation de l'ensemble du secteur, qui se traite aujourd'hui sur des niveaux de ratios historiquement faibles. »
Thierry Bisaga
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