C'est la dernière ligne droite qu'elle préfère. Celle où « le jeu s'ouvre » selon la candidate, où les combats d'idées entre plusieurs visions apparaissent, même si elle regrette l'absence de débats sur les chaînes télévisées, et plus largement la couverture médiatique de ces élections, qu'elle juge « trop faible » au regard de la nature des enjeux. « On n'a pas assez parlé de la manière dont ces élections peuvent changer la vie quotidienne des gens », dixit Najat Vallaud Belkacem. Il faut dire que le manque d'union au sein de la gauche n'a pas aidé l'opposition à se démarquer.
Pour autant, la candidate PS ne s'avoue pas vaincue : bien que donnée désormais 5e des intentions de vote au premier tour (10%), après le candidat sortant LR Laurent Wauquiez, le RN Andrea Kotarac, mais aussi le LREM Bruno Bonnell et même l'écologiste Fabienne Grébert (à un point près, 11%), l'ex-ministre de l'Education savait que le combat était ardu.
Elle avait même œuvré durant de longues semaines au sein de la gauche pour présenter une liste commune en vue du premier tour. Mais l'union n'aura finalement pas eu lieu, au regret de la candidate, qui se pose aux commandes d'une liste regroupant le Parti Socialiste, le Parti Radical de Gauche et plusieurs mouvements de gauche.
Cependant, elle estime que le combat n'a pas été perdu : « Toute la démarche engagée avant le premier tour, consistant à chercher le rassemblement, a permis une meilleure connaissance réciproque ainsi que des liens installés de bonne tenue », résume-t-elle. En attendant, elle a choisi la voie de l'attaque face au bilan du président sortant LR Laurent Wauquiez.