Elle était officiellement la première candidate déclarée aux Régionales, multipliant déjà les rencontres sur le terrain depuis l'automne dernier, en se rendant également au chevet des dossiers économiques : Ferropem, Photowatt, etc... Et il lui fallait bien cela pour se faire un nom face à des adversaires anciens ministres, en la personne de Laurent Wauquiez (LR), ou de Najat Vallaud Belkacem (PS).
Encore inconnue du public il y a seulement quelques mois, celle qui a contribué au basculement « vert » de la commune d'Annecy, aux côtés de l'écologiste François Astorg aux dernières municipales, veut encore croire à une "surprise" à l'échelle régionale à quelques jours du premier tour.
Auxsondages qui la placent désormais 4e ou 5e à l'issue du premier tour (soit au coude à coude tout de même avec l'ex-ministre Najat Vallaud Belkacem, à près de 10% des voix), l'EELV répond : « J'aborde cette dernière ligne droite avec confiance, car les écologistes ont toujours fait mentir les sondages depuis 2019, et même aux élections de 2014. On nous crédite souvent de 8 à 14 points en dessous », affirme la candidate.
Celle qui n'a pas hésité à qualifier son adversaire Laurent Wauquiez de « machiste » lors d'un déplacement à Grenoble sur le thème de l'égalité hommes-femmes veut se battre à fond durant cette première mi-temps pour déployer une vision plus « verte » de la seconde région économique de France, après l'Ile-de-France.
Une référence à peine voilée ses homologues Najat Vallaud Belkacem (PS) dont les intentions de vote plafonnent à 10%, mais aussi à la députée LFI de la Loire, Cécile Cukierman, créditée pour l'heure de 6% pour sa liste commune avec le Parti Communiste. Soit un réservoir de gauche qui pourrait atteindre jusqu'à 27%, mais qui se traduit pour l'heure selon les sondages, à 22 à 23% au second tour (contre 39 à 40% pour leur adversaire LR Laurent Wauquiez).