Emploi, quelles sont les régions perdantes... et gagnantes

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L'Ile-de-France  a représenté en 2013 plus de 45% des créations totales d'emplois en France
L'Ile-de-France a représenté en 2013 plus de 45% des créations totales d'emplois en France (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Selon l'étude annuelle réalisée par les cabinets conseils Kurt Salmon et FIE, plus de 68.000 emplois ont été perdus en 2013, contre 53.000 créés. Outre l'Ile de-France, c'est la région Midi Pyrénées qui a créé le plus d'emplois.

Et les régions gagnantes en termes de créations d'emplois en 2013 sont : l'Ile-de-France, Midi-Pyrénées, Pays-de-la-Loire, Rhône-Alpes et Bretagne.

La très instructive et très complète cinquième édition de l'étude réalisée annuellement par les cabinets conseils Kurt Salmon et France Industrie & Emploi (voir ci-dessous) permet de dresser une véritable carte de France de la création et de la destruction d'emplois. Petite précision méthodologique cependant, l'étude ne porte que sur les établissements de plus de 10 salariés dans les secteurs de l'industrie et des services. Ainsi, les TPE et le secteur du commerce en sont exclues.

68.458 emplois perdus en 2013

Une relative bonne nouvelle d'abord, entre 2012 et 2013, le nombre des projets ayant entraîné des destructions d'emplois a diminué de 13% (1.290 projets). Et le nombre des postes détruits a chuté de 31% pour s'élever à 68.458 emplois. C'est en Ile-de-France que l'on a trouvé le plus grand nombre de projets destructeurs d'emplois (149), devant les Pays de la Loire (123). Mais la région qui subit la plus forte hausse de projets destructeurs est la région Centre qui passe de la 15éme à la 6ème place en un an, notamment en raison de pertes d'emplois dans la sous-traitance industrielle (Michelin, Hutchinson, etc.).

Inversement, Rhône-Alpes, grâce à son dynamisme et à la forte tertiairisation de son économie, passe de la 2nde à la 8éme place. L'Alsace, souligne l'étude, est l'une des régions qui se sort le mieux de la crise. Certes, entre 2008 et 2012, elle a fortement subit les conséquences de restructurations des armées et les projets de fermetures d'entreprises industrielles, notamment à capitaux allemands, qui ont préféré délocalisé ailleurs en Europe ou en Asie. Mais, selon l'étude, « l'économie alsacienne est structurellement compétitive et dynamique, ce qui lui permet de maintenir un haut niveau de développement ».

Si, cette fois, on se concentre sur les départements c'est Paris qui a perdu le plus d'emplois en 2013 (3.496) devant la Seine-Maritime (2.852), le Finistère (2.727), les Hauts-de-Seine (2.072) et le Nord (2070). A noter que le Finistère a été particulièrement touché en raison des restructurations dans la filière agro-alimentaire (Gad, Marine Harvest).

 53.614 postes créés et Midi-Pyrénées en plein boum

Si, maintenant, on se concentre sur les créations d'emplois, ce n'est pas très brillant. Les projets créateurs d'emplois ont diminué de 14% sur un an (1.096) et le nombre des créations d'emplois (53.614) a chuté de 18%. C'est principalement dans le secteur industriel que la diminution est la plus forte avec seulement 16.643 nouveaux emplois (-39,5%).

Au niveau des régions, Hors Ile-de-France qui arrive en tête mais elle bénéficie d'une surreprésentation en raison de la présence de nombreux sièges sociaux (15.400 emplois créés), c'est la région Midi-Pyrénées qui frappe le plus. Elle passe de la huitième à la seconde place s'agissant des créations de postes, notamment en raison du dynamisme de l'industrie aéronautique. Idem pour les Pays-de-la-Loire qui passe de la quatrième à la troisième place également en raison de l'industrie aéronautique mais aussi grâce à… l'Education nationale.

A l'autre bout de l'échelle, les régions les moins créatrices d'emploi demeurent la Franche-Comté, le Languedoc Roussillon, Champagne-Ardenne ou l'Auvergne qui ne parviennent « pas à créer une dynamique créatrices de richesses ».

Au niveau des départements, comme pour les destructions, c'est Paris qui arrive en tête pour le nombre d'emplois créés ou programmés (16.288), devant les Hauts-de-Seine (5.655), la Haute-Garonne (2.476) et la Loire-Atlantique (2.097).

 

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Commentaires
a écrit le 01/06/2014 à 18:46 :
Voila un titre qui temoigne pourquoi la France a du mal a avancer: Il faut toujours qu'il y ai un gagant et un perdant. La n'est pa la question. La question est de savoir qu'est ce qu'on peut faire pour avancer globalement. On ne peut pas realiser de grand projet si l'on se pose constament la question "Qu'es ce que j'y gagne moi?". Les Francais ont prouve dans le passe qu'iles pouvaient surmonter leurs differences; ils faut une presse qui nous rappele comment on a fait, non pas pointer les gagants et les perdants.
a écrit le 21/05/2014 à 12:42 :
Etant donné la masse d'argent public qui est engloutie dans la région parisienne au détriment du reste du pays, il serait étonnant qu'elle ne "crée" pas d'emplois tous subventionnés à des degré divers. C'est un monstre créé par la centralisation de notre système depuis le moyen age
a écrit le 20/05/2014 à 20:48 :
Tout ceci n'est que des chiffres bruts, quid des pourcentages par rapport aux emplois existants ?
Bref on continue à écrire des rapports pour ne rien dire !!!
a écrit le 20/05/2014 à 19:07 :
En France les fameuses Chambres de Commerce consomment chaque année près de 4 milliards d'euros d'argent public, 163 CCI en France qui comptent 26.000 fonctionnaires ! Divisons leur budget par 2 plutôt qu’à faire des doublons avec les agences locales, cela ne changera rien pour les entreprises, par contre cette économie de 2 milliards servira à réduire la dette plutôt qu'à faire des cocktails remplis de petits fours pour une minorité de petits chefs locaux ! Le saviez vous qu’en moyenne seulement 15% des chefs d'entreprise votent aux élections des CCI, 15% seulement de votants !!! Presque 80% des chefs d'entreprise ne votent même pas car ils savent que cet organisme ne leur sert pas à grand chose ! On peut diviser par 2 ou 3 leur budget (surtout certains CCI de campagne) sans que cela change quoi que ce soit à la vie économique des entreprises.
Les élections aux CCI et des Délégués consulaires grands électeurs des Membres des Tribunaux de commerce ont eu lieu du 25 novembre au 8 décembre 2010 ; le taux d’abstentions dans les catégories commerce, industrie ou services était comparable: 83% .
Aux élections de 2009 des Chambres de métiers et de l’artisanat, on constate le même record d’abstentions : 80% contre 74,6% aux élections précédentes soit 6,4% de plus.
Plutôt que de fermer des maternités, gendarmeries, tribunaux, commissariats de Police, casernes de l’Armée, on ferait mieux de couper les dépenses dans les endroits où elles sont surtout somptuaires .
Un des anciens Directeurs Général de la CCI de Lyon (statut assimilé fonctionnaire) a touché comme indemnités statutaires, la modique somme de 490 242,03 €. (Rapport de la Cour Régionale des Comptes) et il y a d'autres spécificités dans biens d'autres CCI, des DG et directeurs de service classés Hors Catégorie qui palpent 6000 euros net par mois !
CCI Grenoble vient d'ouvrir un campus à Paris dans le quartier du 16eme entre Passy et la Maison de la Radio dans un immeuble dont le loyer annuel ( d'HLM?) de 895 760 € HT +charges + surloyer est payé avec son colocataire l'EM Normandie : le local est "très modeste" et nécessite encore des investissements pour le rendre attrayant. CCI Grenoble a fait l'acquisition de l'immeuble Polytec à Grenoble (de 5133 m2 avec 151 places de parking) pour 10 700 000 € payés sur fonds de réserves. Les CCI qui utilisent l'argent ponctionné aux entreprises pour réaliser des projets immobiliers dignes de petits Seigneurs de Province ! Ces CCI qui sont assises sur des pactoles d'argent public et qui par leur statut sont censées représentées et aider bien sûr les entreprises ...

Le siège de CCI France à Paris, un magnifique immense et opulent immeuble de très haut standing sur l’avenue « bon marché » de la Grande Armée dans le « populaire » 17ème arrondissement !
a écrit le 20/05/2014 à 17:53 :
Attention Midi-Pyrénées se résume en grande partie à l'agglomération Toulousaine. Les endroits ou les emplois progressent ou se maintiennent sont celles ou les entreprises payent le mieux, et avec les mêmes charges qu’ailleurs en France.
a écrit le 20/05/2014 à 15:52 :
C'est un mal quotidien qui ronge la France. Une vision du positif / négatif, le bien / le mal, les français / les étrangers, l'argent / les pauvres, le bien commun / les avantages de chacun, bref à force d'etre bousculés sur tous les sujets la vision est négative car les gens ne savent plus sr quek pied danser. Vive les referendum Suisse ! Mais le français n'a plus son libre arbitre avec ces visions bianaire
a écrit le 20/05/2014 à 15:40 :
sympathque ce serait un Etat qui s'occupe du futur de la France.pour que nous n'ayons pas à débattre de ce type de sujet gagnats ou perdants, mais comment toujours gagner.
Personne n'enlèvera aux français ces visions sans cesse pessimiste qui les rongent en permanence. Politiciens et journalistes jouant avec cela tous les jours
a écrit le 20/05/2014 à 15:35 :
Attention en région Midi-Pyrénées avec la fin des développements des grands programmes (A400M, A350, A320 NEO...), Airbus n'aura plus autant besoin de matière grise. Il risque d'avoir de la casse au niveau des ingénieurs même si une partie sera relocalisée au suivi de production. Aujourd'hui, Airbus embauchent et surtout pour la production d'avion.
Réponse de le 21/05/2014 à 10:06 :
La France - et la région de Toulouse - ont surfe depuis 20 ans sur le cycle de croissance de l'aviation civile au niveau mondiale et la situation de duopole Airbus/Boeing. Ce cycle et les années de croissance forte est largement derrière nous. Par ailleurs Airbus change de dispositif industriel : nouvelles usines d'assemblages en Chine et aux US. Donc une partie de la croissance future bénéficiera moins a la Franc.e. Nous sommes vulnérables car trop dépendant des exportations d'Airbus

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