Agroalimentaire : Maître Jacques (Coopérative Agrial) s’implante dans le Grand Est
Amandine Ibled
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Photo d'illustration
Maître Jacques
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Idéalement situé à la frontière de la Bourgogne-Franche-Comté et de la région Rhône Alpes, le site de Mowi, entreprise spécialisée dans le saumon fumé, à Cuisery, représentait une opportunité pour la coopérative agricole Agrial qui réalise six milliards d'euros de chiffre d'affaires. En décembre 2021, celle-ci fait l'acquisition du bâtiment industriel en Saône-et-Loire, pour étendre sa filiale Maître Jacques, spécialiste dans la production et la commercialisation de produits élaborés de boucherie. « Rennes est une ville qui reste excentrée. Grâce à ce rachat nous allons pouvoir nous déployer à la fois vers le Grand Est et le Sud de la France afin de conquérir de nouveaux marchés, tout en améliorant notre service de livraison », explique Laurent Saccol, directeur général de Maître Jacques. La maison bouchère connaît depuis six ans une progression rapide et constante de son chiffre d'affaires, passant de 43 millions en 2015 à 60 millions en 2021. Le site de Rennes arrivait à saturation. Maître Jacques ne commercialise que des produits ultra frais avec des dates limites de conservation courtes. « Cette nouvelle usine nous permettra d'être plus rapide, aussi bien en logistique qu'en fabrication de commande, et de livrer de manière plus adaptée », poursuit-il.
L'ouverture officielle de cette nouvelle usine - qui passera de 6.500 m2 à 7.200 m2 - est prévue pour le 1er janvier 2023. D'ici là douze mois de travaux sont nécessaires pour redimensionner les lignes de production et repenser les flux logistiques de marchandises et de personnels. « L'entreprise Mowi était spécialisée dans la production de saumon fumé avec une seule gamme tandis que nous travaillons tous les types de viandes : porc, volailles, bœuf, sous diverses formes : rôtis, paupiettes, produits de barbecues à griller, etc... », précise Laurent Saccol. « L'objectif est d'importer 2.000 tonnes en provenance de Rennes la première année pour atteindre un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros, puis de monter à 3.000 tonnes de produits par an avec un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros d'ici à 5 ans », poursuit-il.
Amandine Ibled