Issue des travaux de trois chercheurs chimistes de l’Université de Bourgogne, la startup bourguignonne propose une technologie innovante de nanoparticules bifonctionnelles. En médecine, la présence de deux fonctions chimiques à la surface permet par exemple de greffer une molécule thérapeutique et une molécule qui cible l'organe. Cette pépite qui s'adresse tant aux entreprises pharmaceutiques qu'à celles de la chimie fine, est accompagnée par Sayens (une Satt, ou société d'accélération de transfert de technologie) qui l'aide à transformer leurs recherches en technologies commercialisables.« Des chercheurs qui cherchent, on en trouve. Des chercheurs qui trouvent, on en cherche. » On se souvient de la mémorable boutade attribuée au général de Gaulle à propos du CNRS en 1965... Et justement, détecter les recherches prometteuses et les transformer en innovations technologiques commercialisables, c'est exactement la mission de Sayens, société d'accélération de transfert de technologie (Satt). Dernière trouvaille en date réalisée par cette filiale de l'Université de Bourgogne : Synthesis Of Nanohybrids (SON), créée par trois chercheurs chimistes de cet établissement.
La jeune pousse dijonnaise a été créée fin 2020, mais Sayens avait détecté le projet dès 2018. Au vu des résultats prometteurs et de la volonté des chercheurs de transformer leurs recherches jusqu'au stade de la commercialisation et de la création d'entreprise, elle s'est investie dans un programme de maturation pour lever les verrous technologiques et réglementaires, en développant une solution protégée par un brevet. La Satt Sayens est ensuite devenue actionnaire en apportant ce brevet au capital.
« C'est une modalité courante dans les Satt. Cela permet aux startups de démarrer sans avoir à décaisser de la trésorerie pour pouvoir exploiter un brevet. Leur démarrage est ainsi facilité car elles bénéficient de fonds propres qui lui permettent ensuite de lever des fonds auprès des investisseurs », explique Catherine Guillemin, présidente de Sayens.
Après avoir participé au capital de SinterMat (décembre 2018), Wittym (mars 2020) et EpiLAB (février 2021), SON est la quatrième startup issue de résultats de recherche de l'Université de Bourgogne à laquelle Sayens prend part, avec une participation à hauteur de 400.000 euros pour renforcer son développement.
Catherine Guillemin explique que son intérêt pour cette pépite nanotechnologique et son engagement à ses côtés s'inscrit dans le long terme:
« La startup SON est l'exemple type de valorisation de technologie réussie pour tout chercheur souhaitant devenir entrepreneur. La participation de Sayens au capital de la startup souligne notre investissement à long terme pour faire émerger, aux côtés de notre actionnaire l'Université de Bourgogne, les pépites de la recherche publique de notre territoire. L'innovation technologique proposée par SON répond à un réel besoin sur le marché et nous restons à ses côtés pour soutenir son ancrage scientifique, ainsi que son développement. »