Vins de Bourgogne : 50% de la récolte perdue à cause du gel
Amandine Ibled
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Photo d'illustration
Philippe Hiest
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Derrière le spectacle magnifique des vignes illuminées par les bougies se cache une triste réalité... Le travail de toute une année, réduit à néant. « Je suis abasourdi ! En trente ans d'exploitation, je n'ai jamais connu cela ! », avoue Thiébault Huber, président de la Confédération des Appellations et des Vignerons de Bourgogne (CAVB). En 2016, la Côte Chalonnaise et le Mâconnais avaient été épargnés et les températures n'étaient pas tombées aussi bas que cette année, avec parfois des -7 ou -8 degrés. Cette fois, toute la Bourgogne a été touchée par le gel : du Chablis au Grand Auxerrois jusqu'au Mâconnais.
Les Chardonnay et Aligoté, plus en avance, semblent avoir été beaucoup plus touchés que les Pinot Noir. « La destruction à l'intérieur des parcelles peut aller de 20 % à 80 % des bourgeons, voire même 100 % dans quelques secteurs », remarque le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). Ce constat est assez grave et certaines situations risquent d'être compliquées à titre personnel.
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« Souvent, ce sont les bas coteaux qui sont le plus sensibles au gel et où on met les moyens techniques pour éviter les dégâts. Or cette année, le gel a pris la totalité de nos parcelles. On ne pouvait pas lutter partout. Mettre des bougies a un coût. Cela représente 3.500 euros par nuit, sans la main d'œuvre ! », confie Pierre Arcelain, viticulteur à Pommard (Domaine Michel Arcelain).
Amandine Ibled