La Bretagne, terre fertile pour les "ETI"

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(Crédits : Reuters)
Une centaine de chef d'entreprises bretons sont venus pêcher des conseils pour faire grandir leur PME en ETI lors d'un débat organisé par La Tribune dans le cadre du forum PME Finance, ce vendredi 19 septembre à Rennes.

Savez-vous quel est le point commun entre Galapagos, Beaumanoir, M-X ? Ces trois entreprises bretonnes, spécialisées respectivement dans la biscuiterie, la distribution textile et les systèmes de levage pour tracteurs, sont des entreprises de taille intermédiaire. Ces "ETI" qui ne sont plus des PME, mais pas encore des grands groupes, sont les entreprises qui ont le plus grand potentiel de croissance.

La Bretagne, région d'ETI

La France en compte moitié moins que le Royaume-Uni, et l'Allemagne en recense quatre fois plus. Comment peut-on aider nos PME à grandir, et à devenir des ETI ? La Tribune a ouvert le débat ce vendredi 19 septembre à Rennes, dans le cadre du forum sur le financement organisé par PME Finance. La Tribune et ses partenaires ERDF, Bpifrance et Peugeot ont évoqué les leviers à mobiliser pour permettre aux PME bretonnes de devenir des ETI. Sébastien Blot, directeur d'investissement ETI et grands groupes chez Bpifrance a souligné la densité d'ETI sur le territoire breton :

"La Bretagne est la 4e région qui compte le plus d'ETI, après l'Ile-de-France, Rhône-Alpes et les Pays-de-la-Loire. Elles se concentrent dans le bassin rennais et dans le Finistère, dans l'agroalimentaire, mais aussi dans le numérique."

Le numérique, créateur d'emplois ?

Si le numérique est devenu incontournable dans la plupart des domaines d'activité, certains doutent de sa capacité à créer autant d'emplois que l'industrie.

"Cela doit être relativisé, car les entreprises du numérique se développent en nuée. Ce sont ainsi des dizaines de PME qui grandissent au sein du cluster Image et Réseaux à Lannion, dans les Côtes d'Armor. Et il existe des ETI bretonnes dans le numérique, comme Astellia, qui emploie plus de 500 personnes."

Bernard Laurans, directeur régional d'ERDF en Bretagne, a illustré comment la mutation numérique dans la gestion des réseaux électriques impactera la création d'emplois dans la région : "Au cours des cinq prochaines années, ERDF va installer les compteurs intelligents Linky dans tous les foyers. Pour mener à bien cette mission, 200 à 300 nouvelles recrues par an vont rejoindre les 1400 salariés d'ERDF en Bretagne." Bernard Laurans a également souligné l'importance pour ERDF de pouvoir s'appuyer sur un réseau de prestataires locaux. "A Rennes, nous travaillons par exemple avec Niji et Delta Dore."

Excellentes perspectives commerciales

Conscient de la responsabilité d'un grand groupe dans l'écosystème de l'innovation, il a détaillé la vigilance d'ERDF sur le respect des délais de paiement de ses prestataires, et l'ajout de clauses de "mieux-disance" dans les appels d'offres lancés par l'opérateur national du réseau électrique, afin de les rendre accessible à de petites entreprises innovantes et implantées localement.

Yves Mignière, directeur de filiale Peugeot, a pour sa part souligné la compétence technologique de la Bretagne, en présentant la nouvelle 508, assemblée sur le site de La Janais, près de Rennes, et réalisée avec l'appui de plusieurs ETI et PME régionales. "Les excellentes perspectives commerciales de ce nouveau véhicule pourrait permettre l'ouverture d'une nouvelle plateforme sur le site de La Janais". De quoi conforter Pierrick Massiot, le président du Conseil Régional de Bretagne, qui déclarait peu avant que "la Bretagne est un territoire qui a subi des restructurations douloureuses. Mais c'est pour mieux aller de l'avant."

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